Hamon dénonce « la confusion » qui entoure la campagne électorale
Le candidat socialiste Benoît Hamon a dénoncé lundi à Bastia "la confusion" dans laquelle se déroule la campagne pour l'élection...

Hamon dénonce « la confusion » qui entoure la campagne électorale

Le candidat socialiste Benoît Hamon a dénoncé lundi à Bastia "la confusion" dans laquelle se déroule la campagne pour l'élection...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le candidat socialiste Benoît Hamon a dénoncé lundi à Bastia "la confusion" dans laquelle se déroule la campagne pour l'élection présidentielle, renvoyant dos à dos François Fillon, Marine Le Pen et Emmanuel Macron.

"Je suis très marqué par la confusion de cette campagne, à droite, à l'extrême droite et au centre", a déclaré M. Hamon lors d'une réunion publique.

Déplorant que les grands sujets "soient laissés de côté, il a d'abord critiqué "la droite qui veut restaurer l'autorité de l'Etat et passe son temps à la saper".

Il a notamment dénoncé les projets de réduire le nombre des fonctionnaires et de diminuer le budget de l'Etat.

Ironisant sur la campagne de François Fillon, "qui nécessite de se tenir au courant heure par heure", M. Hamon a jugé "incroyablement régressif pour une démocratie que de ne faire campagne que sur les déboires de François Fillon".

Devant quelque 400 personnes réunies à la salle polyvalente du quartier populaire de Lupino, il a estimé que cette situation "préparera, tôt ou tard, l'arrivée de Marine Le Pen au pouvoir".

"Celui qui peut dire que Marine Le Pen ne gagnera pas, je lui dis de s'instruire de l'expérience récente", a-t-il dit après avoir évoqué la victoire de Donald Trump aux Etats-Unis.

Estimant que "le risque est très grand", il a dénoncé "cette forme d'isolement qui nous mettrait seuls face aux autres pays d'Europe".

Traitant ensuite Emmanuel Macron de "candidat chimère qui contribue aussi à la confusion de la campagne", le candidat socialiste a notamment stigmatisé les proposition du dirigeant de "En marche" pour l'école.

"Emmanuel Macron ne croit pas dans l'école de la République et il démissionne", a-t-il déclaré.

Il a particulièrement dénoncé "le futur incertain" que propose M. Macron en voulant permettre aux écoles de recruter elles-mêmes leurs enseignants ou de fixer les rythmes scolaires.

"Cela rompt le principe fondamental d'égalité des enfants et les grands principes de la République", a souligné l'ancien ministre de l'Education de François Hollande.

Rappelant sa proposition de recruter 20.000 enseignants supplémentaires, M. Hamon a ajouté que "l'éducation est la grande question des années à venir et l'idée de placer le libéralisme au cœur de l'école de la République n'a pas sa place".

Partager cet article

Dans la même thématique

Hamon dénonce « la confusion » qui entoure la campagne électorale
6min

Politique

Grande distribution : les syndicats agricoles appellent à « une rémunération digne de ce nom »

Lors d’une table ronde menée par la commission d’enquête sénatoriale sur les marges dans la grande distribution, des syndicats agricoles ont alerté sur le niveau de rémunération des agriculteurs. Au centre des griefs : les négociations menées avec la grande distribution et les industriels, ainsi que la politique des marges qui pénalise les produits français.

Le

[Document] Imposition des plus fortunés : la commission des finances du Sénat exige « une clarification »
6min

Politique

[Document] Imposition des plus fortunés : la commission des finances du Sénat exige « une clarification »

Dans une lettre au ministère de l’Économie, le président de la commission et le rapporteur général de la commission des finances demandent des éléments chiffrés précis, après les déclarations d’Éric Lombard sur les cas de non-imposition sur le revenu chez les plus fortunés. Ils veulent également s’entretenir avec la direction générale des finances publiques.

Le

Paris: Meeting E. Gregoire elections municipales Mairie de Paris
5min

Politique

Municipales à Paris : À la Bellevilloise, la gauche se rassemble sous la bannière « Tout sauf Dati »

Pour son premier grand meeting de campagne, mercredi à la Bellevilloise, le candidat socialiste de la gauche unie (hors LFI) a cherché à s’imposer comme le visage du rassemblement progressiste à Paris. Emmanuel Grégoire a attaqué frontalement la droite et l’extrême droite, tout en admettant que la majorité sortante devait « faire mieux » sur la propreté et la sécurité, un aveu destiné à marquer une inflexion, sans renier l’héritage d’Anne Hidalgo. REPORTAGE

Le