Benoît Hamon, candidat PS à l'élection présidentielle, a dévoilé dimanche un nouvel organigramme de campagne, avec les nominations notamment d'Arnaud Montebourg, "haut représentant, chargé des relations internationales", et Vincent Peillon, "conseiller politique".
Ce que l'entourage du candidat présente comme une nouvelle "gouvernance politique" compte une soixantaine de membres, selon le document transmis à la presse.
M. Montebourg, arrivé troisième en janvier à la primaire initiée par le PS, est nommé "haut représentant, chargé des relations internationales". Le quatrième homme de la primaire, M. Peillon, est lui "conseiller politique".
Mathias Fekl, secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, est chargé d'une "mission Agenda 2017". Philippe Martin, ancien ministre de l'Environnement, se voit lui confier une "mission Energies 2025". Quant à Axelle Lemaire, secrétaire d'Etat au Numérique, elle est chargée d'une "mission Innovation 2025".
Eric de Mongolfier nouveau conseiller à la justice de Benoît Hamon
AFP
M. Hamon, qui a conclu un accord avec l'écologiste Yannick Jadot aboutissant au retrait de la candidature de ce dernier, a aussi désigné des responsables thématiques, dont le "frondeur" Christian Paul (Défense), l'ancien syndicaliste Edouard Martin (emploi industriel, reconversion) ou encore la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann (services publics).
Sont nommés conseillers auprès du candidat l'économiste Thomas Piketty (traité budgétaire européen), la sociologue Dominique Méda (travail) ou l'ancien magistrat Eric de Montgolfier (justice).
Après les municipales, les partis politiques regardent déjà en direction des élections sénatoriales, qui se tiennent en septembre 2026. Comme tous les trois ans, la moitié du Sénat sera renouvelé, avec un mode de scrutin très différent selon la taille du département.
Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.
Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.
En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».