Hamon inaugure dans le métro une série de déplacements nocturnes
Benoît Hamon, candidat socialiste à l'élection présidentielle, s'est rendu dans la nuit de mardi à mercredi sur un chantier du...

Hamon inaugure dans le métro une série de déplacements nocturnes

Benoît Hamon, candidat socialiste à l'élection présidentielle, s'est rendu dans la nuit de mardi à mercredi sur un chantier du...
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Benoît Hamon, candidat socialiste à l'élection présidentielle, s'est rendu dans la nuit de mardi à mercredi sur un chantier du métro parisien afin de "vanter la qualité de service public" en France et mettre en lumière les difficiles "conditions de travail".

M. Hamon, investi dimanche par son camp, a prévenu qu'il effectuerait "beaucoup de déplacements de nuit" durant la campagne présidentielle et jusqu'au premier tour le 23 avril.

"La France ne s'arrête pas de vivre entre 21H00 et 07H00, notamment dans les services publics qui assurent une continuité", a souligné le député des Yvelines, en visite de 02H00 à 03H00 du matin à la station Raspail sur la ligne 4.

"Ca m'intéresse de voir comment on peut améliorer les conditions de ceux qui travaillent la nuit, surtout quand ce sont des situations extrêmement exposées à des tâches répétitives, à des cadences qui sont dures, au travail en extérieur", a-t-il poursuivi.

"Il y a des métiers qui abîment les organismes et le compte pénibilité mis en oeuvre sous le précédent quinquennat et qui doit se déployer maintenant, doit à mes yeux être renforcé afin que ceux qui ont eu un métier pénible puissent partir plus tôt à la retraite", a précisé M. Hamon, en exprimant sa volonté de parler "positivement" de "la France des invisibles".

- 'Une qualité de service public' -

L'actuel compte de prévention pénibilité, qui fait partie du compte personnel d'activité mis en place par la loi Travail votée en 2016, permet d'accumuler des points et de bénéficier en échange de formation, d'un temps partiel ou d'un départ anticipé à la retraite.

Casque de chantier sur la tête et gilet fluo orange sur les épaules, M. Hamon s'est rendu sur les quais en réfection de la station, où s'affairaient une grosse vingtaine d'ouvriers de la RATP.

"On a une grosse machine comme la RATP qui travaille 24 heures sur 24. Comme usager on n'en est pas toujours 100% satisfait (...) mais il y a quand même là une qualité de service public qu'on nous envie dans le monde entier", a estimé M. Hamon.

L'ancien ministre de l'Education a également réaffirmé son souhait de placer "la question sociale au coeur de l'élection présidentielle", en répondant à des problématiques concrètes du "quotidien des Français"

Il a aussi décoché une flèche à ceux qui attaquent sa proposition de revenu universel en lui reprochant de ne pas être le candidat du travail.

"Ce sont les paresseux de la pensée qui disent ça. Pour le coup, revenu universel c'est travail universel car si on donne les moyens à chacun de disposer d'instruments pour pouvoir s'il le veut réduire son temps de travail, cela libère du travail, créé de l'emploi", a répondu M. Hamon.

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