Hamon répond à Gattaz: « il y a quelque chose de pourri à la tête du Medef »
Le candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon a répondu sans ménagement lundi aux propos du président du Medef Pierre Gattaz à...

Hamon répond à Gattaz: « il y a quelque chose de pourri à la tête du Medef »

Le candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon a répondu sans ménagement lundi aux propos du président du Medef Pierre Gattaz à...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon a répondu sans ménagement lundi aux propos du président du Medef Pierre Gattaz à son encontre la veille, estimant qu'il y a "quelque chose de pourri à la tête du Medef".

Le président du Medef a estimé dans Le Parisien dimanche que M. Hamon était "dans un scénario destructeur pour l'économie française". "Voter Mélenchon, Le Pen, Hamon, c'est ruine, désespoir et désolation, pauvreté généralisée", a-t-il affirmé.

"M'associer au projet de Marine Le Pen c'est bien la preuve qu'il y a quelque chose de pourri à la tête du Medef", a fustigé M. Hamon, revenant à l'occasion d'une conférence de presse sur "l'insulte" que constitue à ses yeux l'interview donnée dimanche par M. Gattaz au Parisien.

"Si on en est arrivé à faire un signe +égal+ entre le projet de Mme Le Pen et le projet de Benoît Hamon c'est franchement qu'il y a quelque chose qui ne tourne plus rond dans la tête d'un certain nombre de dirigeants de ce pays", a insisté le socialiste, réclamant des "excuses" de M. Gattaz.

"Qui ne voit que toutes les politiques encouragées par le Medef, de recul des services publics, de suppression des postes de fonctionnaires, de démantèlement du modèle social français, ont conduit à la prospérité du Front national ? Qu'il s'interroge sur sa propre responsabilité", a encore attaqué le candidat.

"Je n'accepte pas que le candidat que je suis de la gauche, issu d'un scrutin populaire, soit associé à Marine Le Pen, c'est inadmissible", a tonné M. Hamon, jugeant que M. Gattaz était "durablement disqualifié" pour être au nom du patronat un partenaire de la négociation sociale.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le

Voting session on the assisted dying bill at the National Assembly
10min

Politique

François Hollande, le pari du retour : peut-il redevenir président, 10 ans après ?

Après avoir renoncé à briguer un second mandat en 2017 puis écarté une candidature en 2022, François Hollande prépare méthodiquement son possible retour dans la course à l’Élysée. À huit mois de la présidentielle de 2027, l’ancien chef de l’État sort un livre avec 80 propositions, multiplie les apparitions et mise sur une gauche sociale-démocrate sans candidat naturel. Mais dans une Ve République où les anciens présidents ont rarement réussi leur retour, son pari consiste à transformer une popularité retrouvée en véritable désir de candidature.

Le