Hamon veut un plan de lutte contre les déserts médicaux
Benoît Hamon, candidat à la primaire de la gauche, a exposé lundi ses propositions en matière de santé, plaidant pour une ...

Hamon veut un plan de lutte contre les déserts médicaux

Benoît Hamon, candidat à la primaire de la gauche, a exposé lundi ses propositions en matière de santé, plaidant pour une ...
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Benoît Hamon, candidat à la primaire de la gauche, a exposé lundi ses propositions en matière de santé, plaidant pour une "mission nationale d'accès aux soins" afin de lutter contre les déserts médicaux et insistant sur la prévention via un "plan national sport et santé".

Constatant les "fortes inégalités territoriales" et donc la nécessité de "repenser la couverture médicale" en France, Benoît Hamon a proposé "la création d'une mission nationale d'accès aux soins, intégrée aux agences régionales de santé (ARS) et disposant d'un budget spécifique et de personnels dédiés".

"Son objectif : informer, coordonner, et faciliter l'installation de médecins dans les zones où la demande est forte", a expliqué M. Hamon lors d'une conférence de presse dans son QG de campagne à Paris.

Cette mission établirait donc "un diagnostic précis des besoins" dans chaque région, "centraliserait les offres (...) sur une page internet" et promouvrait le modèle "des maisons de santé pluridisciplinaires où les médecins exerceraient en libéral avec l'appui d'une société de service qui supporterait les fonctions support de comptabilité, de gestion et de secrétariat".

"Enfin elle apporterait une aide aux médecins qui s'installent dans les déserts médicaux : aide à trouver un travail pour le conjoint, aide au logement, école pour les enfants et mise en relation avec une banque pour l'obtention d'un prêt à taux zéro pour l'achat de matériel médical", a précisé M. Hamon.

Dans la même perspective, le député des Yvelines propose qu'un médecin "qui s'installe en zone surdotée ne pourrait plus être conventionné".

L'ancien ministre de l'Education veut également "encourager les comportements bénéfiques" pour la santé. Parmi ses mesures, la "mise en place d'un grand plan national sport et santé" qui passerait par le "remboursement par la sécurité sociale de la pratique sportive quand elle est prescrite par les médecins et adaptée pour les maladies chroniques".

"Il faut inciter les complémentaires santé à s'investir" dans le domaine, a-t-il ajouté.

En ce sens, M. Hamon s'est prononcé pour "le développement des centres certifiés sport et santé qui sécuriseront la pratique efficace et encadrée d'une activité physique régulière chez les patients".

"Nous soutiendrons entreprises et administrations qui installent des salles de sport pour les employés et nous engagerons un grand plan dans les services publics et les administrations afin que les fonctionnaires soient concernés par ce programme", a encore assuré M. Hamon.

Par ailleurs, l'ancien ministre de l'Economie sociale et solidaire souhaite que "l'on repense l'organisation du travail" au sein des hôpitaux "pour lutter contre les journées interminables, qu'on reconnaisse les temps de transition entre les équipes comme du temps de travail, que l'on réfléchisse sur la prise en compte des demi-journées".

Il a également évoqué la "création du médecin généraliste ville/hôpital" qui "assurerait les consultations au sein d'un hôpital et au sein d'un cabinet dans une zone sous-dotée" en médecins.

Enfin, M. Hamon a estimé que la Sécurité sociale devait "davantage rembourser, notamment en matière de soins dentaires". A l'inverse, il demande une "approche rigoureuse sur les médicaments de confort (...) là où le bénéfice de santé est marginal".

Concernant le financement de la Sécurité sociale, M. Hamon s'est dit "contre indexer les politiques de santé sur l'équilibre des comptes". Voulant "sécuriser" le budget de la Sécu, il a ainsi appelé à mettre "fin aux politiques inutiles d'allègement de cotisations sociales qui ne sont jamais intégralement compensées par l'Etat".

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