Hamon veut un plan de lutte contre les déserts médicaux
Benoît Hamon, candidat à la primaire de la gauche, a exposé lundi ses propositions en matière de santé, plaidant pour une ...

Hamon veut un plan de lutte contre les déserts médicaux

Benoît Hamon, candidat à la primaire de la gauche, a exposé lundi ses propositions en matière de santé, plaidant pour une ...
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Benoît Hamon, candidat à la primaire de la gauche, a exposé lundi ses propositions en matière de santé, plaidant pour une "mission nationale d'accès aux soins" afin de lutter contre les déserts médicaux et insistant sur la prévention via un "plan national sport et santé".

Constatant les "fortes inégalités territoriales" et donc la nécessité de "repenser la couverture médicale" en France, Benoît Hamon a proposé "la création d'une mission nationale d'accès aux soins, intégrée aux agences régionales de santé (ARS) et disposant d'un budget spécifique et de personnels dédiés".

"Son objectif : informer, coordonner, et faciliter l'installation de médecins dans les zones où la demande est forte", a expliqué M. Hamon lors d'une conférence de presse dans son QG de campagne à Paris.

Cette mission établirait donc "un diagnostic précis des besoins" dans chaque région, "centraliserait les offres (...) sur une page internet" et promouvrait le modèle "des maisons de santé pluridisciplinaires où les médecins exerceraient en libéral avec l'appui d'une société de service qui supporterait les fonctions support de comptabilité, de gestion et de secrétariat".

"Enfin elle apporterait une aide aux médecins qui s'installent dans les déserts médicaux : aide à trouver un travail pour le conjoint, aide au logement, école pour les enfants et mise en relation avec une banque pour l'obtention d'un prêt à taux zéro pour l'achat de matériel médical", a précisé M. Hamon.

Dans la même perspective, le député des Yvelines propose qu'un médecin "qui s'installe en zone surdotée ne pourrait plus être conventionné".

L'ancien ministre de l'Education veut également "encourager les comportements bénéfiques" pour la santé. Parmi ses mesures, la "mise en place d'un grand plan national sport et santé" qui passerait par le "remboursement par la sécurité sociale de la pratique sportive quand elle est prescrite par les médecins et adaptée pour les maladies chroniques".

"Il faut inciter les complémentaires santé à s'investir" dans le domaine, a-t-il ajouté.

En ce sens, M. Hamon s'est prononcé pour "le développement des centres certifiés sport et santé qui sécuriseront la pratique efficace et encadrée d'une activité physique régulière chez les patients".

"Nous soutiendrons entreprises et administrations qui installent des salles de sport pour les employés et nous engagerons un grand plan dans les services publics et les administrations afin que les fonctionnaires soient concernés par ce programme", a encore assuré M. Hamon.

Par ailleurs, l'ancien ministre de l'Economie sociale et solidaire souhaite que "l'on repense l'organisation du travail" au sein des hôpitaux "pour lutter contre les journées interminables, qu'on reconnaisse les temps de transition entre les équipes comme du temps de travail, que l'on réfléchisse sur la prise en compte des demi-journées".

Il a également évoqué la "création du médecin généraliste ville/hôpital" qui "assurerait les consultations au sein d'un hôpital et au sein d'un cabinet dans une zone sous-dotée" en médecins.

Enfin, M. Hamon a estimé que la Sécurité sociale devait "davantage rembourser, notamment en matière de soins dentaires". A l'inverse, il demande une "approche rigoureuse sur les médicaments de confort (...) là où le bénéfice de santé est marginal".

Concernant le financement de la Sécurité sociale, M. Hamon s'est dit "contre indexer les politiques de santé sur l'équilibre des comptes". Voulant "sécuriser" le budget de la Sécu, il a ainsi appelé à mettre "fin aux politiques inutiles d'allègement de cotisations sociales qui ne sont jamais intégralement compensées par l'Etat".

Partager cet article

Dans la même thématique

Hamon veut un plan de lutte contre les déserts médicaux
6min

Politique

Breturn : « La porte est ouverte, ils n'ont qu'à revenir ! » lance cet eurodéputé espagnol

Alors que la présidente de la Commission a annoncé vouloir faire du Canada le premier « membre associé » de l’UE, les 27 s’interrogent : faut-il créer un nouveau statut ? Cette piste est aussi explorée dans le cas de la Grande-Bretagne qui exprime ses regrets et son envie de se rapprocher de l’Union, dix ans après le référendum sur le Brexit. Alors faut-il que l’Europe s’ouvre et jusqu’où ? On en débat dans Ici l’Europe avec les eurodéputés Nicolas Bay (France, ECR) et Javier Moreno Sanchez (Espagne, S&D).

Le

FRA – VOEUX DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL
11min

Politique

Marine Le Pen demande la démission de Richard Ferrand : le président du Conseil constitutionnel est-il vraiment sorti de sa réserve ?

Les parlementaires du RN et de l’UDR ont saisi le Conseil constitutionnel pour demander la « démission d'office » de son président, Richard Ferrand. Celui-ci a estimé publiquement que la révision de la Constitution proposée par Marine Le Pen n’était pas faisable. Interrogés par Public Sénat, plusieurs constitutionnalistes considèrent qu’il a pris parti sur une question de droit toujours en suspens depuis plus de soixante ans. D’autres, comme Dominique Rousseau et Benjamin Morel, dénoncent une tentative de déstabilisation de la part de l’extrême droite, contre une institution susceptible de jouer les garde-fous face à l’application du programme du RN.

Le

France, Perpignan, October 13, 2026: High school and university students demonstrate with trade union support
7min

Politique

Vote à 16 ans : la jeunesse doit-elle avoir son mot à dire dans les urnes ?

Comme d’autres avant lui, Jean-Luc Mélenchon veut ouvrir les urnes aux lycéens, alors que les mobilisations de la jeunesse se multiplient. Raphaël Glucksmann et Marine Tondelier défendent aussi la mesure. Pourtant, malgré des retours réguliers dans le débat présidentiel, le vote à 16 ans reste lettre morte. Plusieurs universitaires analysent les résistances à cette réforme et ses effets possibles sur la participation politique.

Le

Hamon veut un plan de lutte contre les déserts médicaux
3min

Politique

« Méthode détestable », « colère » : l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France tend les élus

Alors que le gouvernement a prévu de ponctionner 1,8 milliard d’euros du budget des départements dans le projet de loi de finances pour 2027, l’absence de Sébastien Lecornu aux Assises des départements de France a fortement déplu. Le Premier ministre a néanmoins invité les départements à le rencontrer le 16 novembre à Matignon, un report qui va « exacerber les tensions », a prévenu le président (centriste) des Départements de France, François Sauvadet. Une grande partie des élus ont quitté la salle quand la ministre des Collectivités s’est exprimée.

Le