Harcèlement scolaire : « Il faut une unité nationale contre ce fléau », assure Jean-Michel Blanquer

Harcèlement scolaire : « Il faut une unité nationale contre ce fléau », assure Jean-Michel Blanquer

Interpellé au Sénat la veille de la journée « Non au harcèlement », qui a lieu jeudi 18 novembre, le ministre de l’Education nationale a défendu l’action du gouvernement concernant la lutte contre le harcèlement scolaire, notant toutefois qu’il « faut en faire davantage ». Jean-Michel Blanquer doit rencontrer, dans l’après-midi, les responsables de grandes plateformes numériques pour aborder la question du cyberharcèlement.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« Entre 700 000 et un million d’enfants sont victimes [du harcèlement scolaire] chaque année. Derrières, ces chiffres, des enfants et des adolescents font face à des insultes, menaces, coups, à un stress permanent qui mène au pire. » Après ce triste rappel des faits concernant le harcèlement scolaire en France, la sénatrice de Seine-et-Marne Colette Mélot (Les Indépendants) a interpellé le ministre de l’Education nationale à l’occasion des questions au gouvernement, mercredi 17 novembre, la veille de la journée « Non au harcèlement ». Rapporteure, en septembre, d’une mission d’information sur le harcèlement scolaire et le cyberharcèlement, dans laquelle elle propose « des mesures concrètes », Colette Mélot a interrogé Jean-Michel Blanquer sur la possibilité de faire du harcèlement scolaire une grande cause nationale pour 2022 […]. Nous devons ériger des remparts plus efficaces, développer une culture de la bienveillance, du courage et de la protection dans chaque établissement scolaire ».

« Grand succès » du programme pHARe, selon Jean-Michel Blanquer

« Chaque année, nous nous mobilisons sur le sujet. Beaucoup a été fait, mais il faut faire davantage. Je suis favorable à l’idée d’en faire une grande cause nationale, même si quoi qu’il en soit du statut, il est important que ce soit de toute façon une grande cause nationale », répond le ministre. Il rappelle le « grand succès » du programme pHARe, expérimenté l’an dernier et généralisé à la rentrée 2021. Selon Jean-Michel Blanquer, près de 40 % des collèges sont concernés par le programme (2066) et 6 561 écoles : « L’objectif est que ce soit à 100 % d’ici à la rentrée prochaine ».

Concernant le cyberharcèlement, Colette Mélot sollicite une meilleure mutualisation européenne afin d’obliger les grandes plateformes numériques à « protéger leurs utilisateurs en investissant dans la sécurité et la modération des contenus ». Le ministre de l’Education nationale explique qu’il doit rencontrer, dans l’après-midi, les responsables de ces plateformes « pour aller plus loin dans [cette] lutte, dans le sens que vous préconisez dans votre rapport. Il faut qu’il y ait une unité nationale pour lutter contre ce fléau ».

Dans la même thématique

SIPA_01112686_000045
4min

Politique

Pourquoi commémore-t-on l’abolition de l’esclavage le 10 mai en Métropole ?

Depuis 2006, le 10 mai est la date de la journée nationale officielle de commémoration des mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions. Une cérémonie à laquelle participe le président de la République ou le Premier ministre. Dans les territoires d’Outre-mer, les commémorations ont lieu à d’autres dates. Explications.

Le

Harcèlement scolaire : « Il faut une unité nationale contre ce fléau », assure Jean-Michel Blanquer
6min

Politique

Agences de l’état : Laurent Marcangeli ne veut pas fixer d’objectif chiffré pour éviter la « formation d’anticorps »

Auditionné par la commission d’enquête du Sénat sur les agences de l’Etat, Laurent Marcangeli est revenu sur la méthode du gouvernement pour « simplifier » l’écosystème des agences et opérateurs de l’Etat. Les plans ministériels devraient être finalisés à la mi-juin et ce travail pourrait donner lieu à un projet de loi, voire une proposition de loi, a annoncé le ministre de la Fonction publique.

Le

Harcèlement scolaire : « Il faut une unité nationale contre ce fléau », assure Jean-Michel Blanquer
7min

Politique

Présidence des LR : Laurent Wauquiez cible le « en même temps » de Bruno Retailleau

A 10 jours de l’élection du président des Républicains, Laurent Wauquiez laboure les terres de la droite pour aller chercher une victoire face au favori, Bruno Retailleau. Ce mercredi, dans un restaurant du XVe arrondissement de Paris, le chef de file des députés de droite a présenté sa candidature « de rupture » avec le pouvoir en place. Membre du gouvernement, l’élection de Bruno Retailleau à la tête des LR ferait prendre le risque, selon lui, d’une dilution de la droite dans le macronisme.

Le