Harcèlement sexuel au MJS : Stéphane Troussel veut « des poursuites judiciaires »
Invité de Territoires d’Infos ce mercredi, le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis a réagi aux révélations de Libération sur des cas de harcèlement sexuel au sein du MJS. Thierry Marchal-Beck, ancien président du MJS, est accusé par huit femmes.

Harcèlement sexuel au MJS : Stéphane Troussel veut « des poursuites judiciaires »

Invité de Territoires d’Infos ce mercredi, le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis a réagi aux révélations de Libération sur des cas de harcèlement sexuel au sein du MJS. Thierry Marchal-Beck, ancien président du MJS, est accusé par huit femmes.
Public Sénat

Par Héléna Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

8 femmes accusent l’ancien président du mouvement des jeunes de socialistes (MJS), Thierry Marchal-Beck, de harcèlement sexuel. Révélée dans Libération, cette affaire s’inscrit dans la libération de la parole des femmes victimes de violence sexuelle qui s’est déclenchée suite à au scandale Weinstein. Invité de Territoires d’Infos ce mercredi, Stéphane Troussel, qui a participé à la campagne de Benoît Hamon aux côtés de Thierry Marchal-Beck, « condamne sans réserve » les comportements attribués à l’ancien président du MJS. « Ces témoignages sont d’une extrême gravité » ajoute-t-il.

Stéphane Troussel « souhaiterait qu’il puisse y avoir des poursuites judiciaires pour qu’il y ait des condamnations lourdes face à de tels comportements. »

Stéphane Troussel « souhaiterait qu’il puisse y avoir des poursuites judiciaires pour qu’il y ait des condamnations lourdes face à de tels comportements. » Le président du conseil départemental de Seine-Saint-Denis souhaiterait également qu’il « y ait aussi des suites » au sein « des instances du parti socialiste. » Pour lui, une exclusion du parti socialiste  serait « un minimum. »  Stéphane Troussel assure qu’il « n’avait de contact personnel avec » Thierry Marchal-Beck, qu’il ne le connaissait pas personnellement. Ces faits se seraient produits entre 2011 et 2014, Libération affirme « que beaucoup de cadres connaissaient » ces agissements.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Harcèlement sexuel au MJS : Stéphane Troussel veut « des poursuites judiciaires »
5min

Politique

Elections provinciales en Nouvelle-Calédonie : Naïma Moutchou propose l’entrée de 1 500 à 1800 personnes dans le corps électoral en tant que conjoints de natifs 

Alors que se tiendra le 28 juin, les élections provinciales en Nouvelle-Calédonie, le gouvernement s’appuie sur une proposition de loi du Sénat pour parvenir à un consensus sur l’élargissement du corps électoral aux natifs de l’Archipel. Mais l’exécutif compte aller plus loin en y intégrant également leurs conjoints. Auditionnée mercredi par la commission des lois du Sénat, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou s’est vu opposer une fin de recevoir par les élus. 

Le

Paris: Examens projets de loi Senat
8min

Politique

Gérald Darmanin recule sur le plaider-coupable : « Un mauvais service rendu aux victimes », dénonce la rapporteure du texte au Sénat

Le garde des Sceaux, Gérald Darmanin a, largement, revu à la baisse la portée du dispositif de plaider-coupable, la réforme phare et controversée de son projet de loi sur la justice criminelle, adopté au Sénat le mois dernier. Face à la pression des avocats, le ministre propose désormais d’exclure du dispositif tous les crimes sexuels et l’ensemble des crimes passibles de la cour d’assises. « Certains se servent des victimes contre l’intérêt », dénonce Dominique Vérien, présidente de la délégation aux droits des femmes du Sénat et co-rapporteure du texte.

Le

Hearing of French billionaire and majority shareholder of the Canal+ media group Vincent Bollore at National Assembly
7min

Politique

L’offensive de Vincent Bolloré sur le septième art

À la veille de l’ouverture du Festival de Cannes, une tribune signée par près de 600 professionnels du cinéma dénonce l’extension de l’influence de Vincent Bolloré dans le septième art. L’entrée de Canal+ au capital d’UGC ravive les craintes autour de la concentration des médias et d’une possible emprise idéologique sur la création culturelle française.

Le