Après une année de couacs, la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo repart à l'offensive en donnant des gages à gauche et en multipliant les...
Hidalgo repart à l’offensive à Paris après un an de couacs
Après une année de couacs, la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo repart à l'offensive en donnant des gages à gauche et en multipliant les...
Par Ambre TOSUNOGLU
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
Après une année de couacs, la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo repart à l'offensive en donnant des gages à gauche et en multipliant les annonces dans la dernière ligne droite de son mandat avec, déjà, un oeil sur les municipales de 2020.
Les dossiers épineux ont été nombreux en 2018 entre les problèmes techniques de Vélib, la disparition d'Autolib et les départs de plusieurs membres de son équipe, dont la démission spectaculaire de son premier adjoint Bruno Julliard.
En 2018, la mairie a connu "des problèmes et là, tout rentre dans l'ordre. On peut recommencer à faire des choses positives (...) maintenant que les mauvaises ondes ont disparu", assure l'entourage d'Anne Hidalgo. Qui fait remarquer que les vélos reviennent progressivement, que de nouveaux moyens de transport (trottinettes, scooters) ont été mis à disposition et que la mairie de Paris a remporté en justice son deuxième recours pour la piétonnisation des quais de Seine.
Des cyclistes à une borne de Vélib' à Paris, le 1er janvier 2018
AFP
"Nous avons remporté des batailles", s'est réjouie jeudi la maire socialiste en présentant ses voeux à l'Hôtel de Ville, avant de promettre: "A l'aube de cette année 2019, nous ne renoncerons à aucun des défis qui nous attendent pour ce Paris que nous souhaitons", en l'occurrence, "la gratuité partielle ou totale des transports, la sécurité ou la propreté".
Anne Hidalgo veut ainsi s'attaquer aux "sujets auxquels les Parisiens sont confrontés et résoudre les problèmes: mobilité, gardes d'enfants, logements".
Son équipe communiquera sur "les projets livrés en 2019" tels que les 1.000 km de pistes cyclables, la rénovation de grandes places, le retour de Vélib, en attendant une officialisation de sa candidature aux municipales de 2020, probablement à l'automne.
"Elle rentrera dans le champ de bataille quand le champ de bataille sera clairement dessiné: qui est candidat ? Quelles sont les forces en présence ?", suggère un proche.
Pour le responsable de la fédération parisienne socialiste, Rémi Féraud, "elle a réussi à garder le cap; elle a les éléments pour se représenter".
- Gages -
Pour ce faire, la maire de Paris s'emploie à se réconcilier avec d'anciens soutiens. Ainsi, Anne Hidalgo et son prédécesseur Bertrand Delanoë "se sont revus récemment, après s'être reparlés au téléphone", confiait récemment un proche.
La maire de Paris Anne Hidalgo et son premier adjoint Bruno Julliard arrivent pour assister à la cérémonie des Césars, le 2 mars 2018 à Paris
AFP/Archives
En novembre, c'est aux côtés de Martine Aubry, avec qui elle s'était brouillée en 2012, que la maire de Paris s'est montrée à Lille. Puis elle a reçu François Hollande à déjeuner à l'Hôtel de Ville, mi-novembre, comme l'a révélé Le Monde.
L'édile donne également des gages aux élus de sa majorité. "Les mesures que la maire de Paris met en place sur les transports en commun sont des marqueurs à gauche très importants", s'enthousiasme Nicolas Bonnet-Oulaldj, président du groupe PCF - Front de gauche.
L'élu est ainsi persuadé que "maintenant qu'il n'y a plus de marcheurs dans l'exécutif, on avance plus vite sur les idées de gauche" comme "le pouvoir d'achat des Parisiens, les plus démunis, l'égalité et les services publics".
Mais pour l'écologiste David Belliard, il faut aller plus loin et "arrêter les partenariats avec Total, une des entreprises les plus polluantes au monde", qui "va financer à hauteur de plusieurs dizaines de millions d'euros la rénovation du théâtre du Châtelet".
Son opposition est, elle, plus cinglante. "Les Parisiens sont exclus de tous les sujets importants: la question des JO, la construction des tours de grande hauteur comme celle de Bercy-Charenton, du recours au privé pour Vélib ou pour la verbalisation des places de stationnement", s'étrangle l'élue de La France insoumise Danielle Simonnet. Et d'ajouter: "si elle continue à pipoter, sa réélection est mal barrée!"
"A un an des élections, la maire fait des voeux où elle aborde de grands sujets, (mais) on se demande bien pourquoi elle ne l'a pas fait avant ?", s'étonne le président du groupe PPCI (macronistes de droite), Pierre Auriacombe.
La présidente du groupe Les Républicains, Florence Berthout, dénonce elle "une gabegie" et "un doublement de la dette depuis 2014". M. Auriacombe abonde: "Le bilan de Mme Hidalgo restera des milliards d'euros de dette!".
Pour les élections municipales, les deux tiers des communes connaissent déjà le nom de leur maire, car une seule liste a été déposée en préfecture. « C’est à cause de la transformation du mode de scrutin », qui généralise les listes paritaires pour les communes de moins de 1000 habitants, explique le sénateur PS Eric Kerrouche. Ne pas avoir le choix « n’est pas bon pour la démocratie », pointe le sénateur Horizons Franck Dhersin. Mais pour le socialiste, « ça systématise quelque chose qui était là auparavant ».
Les huit principaux candidats à l’élection municipale de Brest ont débattu sur Public Sénat, en partenariat avec Tébéo et Le Télégramme. Du débat sur la création d’une police municipale, jusqu’à l’enclavement de la ville en passant par la crise du logement que connaît Brest, retrouvez les échanges entre les candidats.
Après un week-end de tâtonnements, l’administration américaine et Donald Trump a finalement employé le terme de « guerre » pour qualifier l’intervention américaine en Iran. Une loi de 1973, permet certes au Président américain de déclencher une intervention militaire limitée, mais selon la Constitution, seul le Congrès a le pouvoir de déclarer la guerre. Deux résolutions vont être examinées au Congrès cette semaine pour tenter de limiter les pouvoirs de l’exécutif. Sans chances de succès, pour le moment. Explications.
Le président de la République prononcera une allocution sur la guerre en Iran et ses répercussions au Proche et Moyen-Orient ce mardi à 20H00, a annoncé l'Elysée.