Hollande à Blois : « Je n’aurais pas dû dire +président normal+ »
François Hollande a estimé dimanche lors des Rendez-vous de l'Histoire de Blois qu'il n'aurait pas dû se définir comme un ...

Hollande à Blois : « Je n’aurais pas dû dire +président normal+ »

François Hollande a estimé dimanche lors des Rendez-vous de l'Histoire de Blois qu'il n'aurait pas dû se définir comme un ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

François Hollande a estimé dimanche lors des Rendez-vous de l'Histoire de Blois qu'il n'aurait pas dû se définir comme un "président normal" mais plutôt comme un "président humain" c'est-à-dire qui ne soit "pas hautain".

"La conception de la présidence de la République qui a été la mienne était la présidence +normale+. Ce concept a été formulé durant la campagne de 2012, ensuite, il a été regardé de manière critique", a déclaré l'ancien président.

"Je n'aurais pas dû dire +président normal+", a-t-il ajouté, en marge d'un débat organisé dans le cadre des 21ème Rendez-vous de l'Histoire de Blois.

"Par rapport à la concentration des pouvoirs, au rôle qui est attendu du président de la République (...) il y a besoin d’une présidence qui se définisse comme +normale+. Mais (...) je ne le dirais plus d'ailleurs de la même façon. Aujourd’hui, je dirais humaine", a expliqué celui qui se rêvait proche du peuple avant de quitter l'Elysée sur des records d'impopularité.

"Une présidence humaine, ça veut dire à la hauteur nécessaire mais pas hautaine, et qui est proche sans être pour autant familière", a-t-il poursuivi. "On a besoin d'une présidence qui mette de l’humain au cœur de l’Etat", a résumé François Hollande, en écho aux critiques sur l'attitude de l'actuel président Emmanuel Macron, jugée hautaine.

François Hollande participait à une discussion sur le thème des crises culturelles et politiques sous la Ve République. En 2012, le premier président socialiste depuis François Mitterrand se voulait l'exact contraire du sortant Nicolas Sarkozy, souvent décrit comme "bling bling", hyperactif, vibrionnant. Au terme de son quinquennat, la fonction présidentielle était cependant apparue plus affaiblie que jamais.

Le festival des Rendez-vous de l'Histoire, fondé en 1998 par Jack Lang, alors maire de Blois, est une manifestation scientifique dédiée à l’Histoire. Entamée le 10 octobre pour s'achever ce dimanche, elle aura proposé plus de 400 débats et conférences réunissant 1.148 intellectuels et intervenants, un salon du livre d’histoire et un cycle de cinéma. Plus de 40.000 festivaliers ont fait le déplacement à Blois.

Partager cet article

Dans la même thématique

Rally at Place de la Republique for the release of activists from the Global Sumud Flotilla
7min

Politique

Garde à vue de Rima Hassan : comment fonctionne l’immunité parlementaire des eurodéputés ?

L’eurodéputée Rima Hassan a été placée en garde à vue jeudi. Ressortie libre dans la soirée, elle, sera jugée le 7 juillet prochain devant le tribunal correctionnel pour « apologie de terrorisme », en raison d’un post publié le 26 mars 2026 sur son compte X. La procédure a entraîné de nombreuses questions au regard de l’immunité parlementaire qui protège les députés européens.

Le

Session of questions to the government at the Senate
3min

Politique

Un nouveau projet de loi contre le séparatisme pour renforcer l’arsenal de 2021

Le gouvernement prépare un nouveau texte législatif visant à renforcer la lutte contre le séparatisme, dans la continuité de la loi adoptée en 2021. Présenté fin avril en Conseil des ministres, ce projet entend combler certaines limites identifiées par l’exécutif, notamment en matière de contrôle des structures et de protection des mineurs.

Le

Paris: Gerard Larcher elu President du Senat
9min

Politique

Sénatoriales : le groupe PS s’attend à une stabilité ou à un léger recul

Après les municipales, le PS espère conserver sa place de second groupe de la Haute assemblée, à l’issue des sénatoriales de septembre. « Je parie sur la stabilité », affirme Patrick Kanner, patron des sénateurs socialistes. Le sénateur du Nord n’exclut cependant pas le scénario du pire, qui serait « une perte sensible » de « 5 sièges ». Le groupe compte aujourd’hui 65 membres.

Le