Hollande: « La stratégie de la séduction ne pouvait marcher sur Donald Trump »
"La stratégie de la séduction ne pouvait marcher sur Donald Trump, puisque le cynisme, la vulgarité et l’égocentrisme sont les...

Hollande: « La stratégie de la séduction ne pouvait marcher sur Donald Trump »

"La stratégie de la séduction ne pouvait marcher sur Donald Trump, puisque le cynisme, la vulgarité et l’égocentrisme sont les...
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"La stratégie de la séduction ne pouvait marcher sur Donald Trump, puisque le cynisme, la vulgarité et l’égocentrisme sont les ressorts de sa personnalité", a estimé mercredi François Hollande, au lendemain du retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien.

"Il ne comprend que le rapport de force", ajoute l'ancien président français dans un entretien mis en ligne par le quotidien régional breton Le Télégramme.

Interrogé sur l'idée d'Emmanuel Macron d'élargir l'accord aux missiles balistiques, François Hollande dit "constater que Donald Trump n'en avait que faire et qu'elle a donc été inopérante". "Le chef de la Maison Blanche ne voulait pas améliorer l'accord, ni le compléter, mais le déchirer", observe-t-il encore.

"Ce qui est insupportable c'est que par cette décision unilatérale (de retrait de l'accord, ndlr), les entreprises continuant à commercer avec l'Iran ne pourront plus le faire en dollars aux États-Unis. Comment accepter un tel déséquilibre dans les échanges mondiaux?", interroge François Hollade, selon qui "il faut élever le niveau de notre opposition à cette asymétrie et notre refus des conséquences du rétablissement des sanctions en affirmant un principe de réciprocité par rapport aux intérêts américains en Europe".

L'ancien chef de l'État socialiste considère par ailleurs que le retrait des États-Unis de l'accord constitue "un acte unilatéral d'une extrême gravité", qui "peut conduire l'Iran à se délier de ses obligations en matière d'enrichissement d'uranium et provoquer ainsi une riposte israélienne".

Alors que l'accord sur le nucléaire iranien avait été signé en 2015 sous sa présidence, François Hollande rappelle que sa négociation "(avait) pris 12 ans" et que la France en avait été "partie prenante de façon extrêmement exigeante".

"La France, ses alliés européens et les autres signataires doivent préserver l'intégralité de l'accord et tel doit être maintenant notre premier objectif", exhorte encore M. Hollande, en appelant à "convaincre l'Iran que l'accord n'est pas mort au prétexte du retrait américain".

"Incontestablement, il y aura un avant et un après la décision du 8 mai. Les yeux se sont ouverts sur l'unilatéralisme absolu de Donald Trump depuis qu'il a rompu les accords sur le climat et désormais sur le nucléaire iranien", considère en outre celui qui a quitté l'Élysée il y a un an.

"Les Européens doivent en tirer les conclusions, notamment en renforçant l'Europe de la Défense et en rééquilibrant la relation transatlantique dans le cadre de l’Otan, dès lors que le président américain ne respecte aucun traité", poursuit-il, en notant qu'"il y a un défi à relever".

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