Sourires, décorations, poignées de mains et inaugurations: François Hollande s'est offert un véritable bol d'air ce week-end sur ses anciennes...
Hollande s’offre un bol d’air sur ses terres d’adoption en Corrèze
Sourires, décorations, poignées de mains et inaugurations: François Hollande s'est offert un véritable bol d'air ce week-end sur ses anciennes...
Par Baptiste PACE
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Sourires, décorations, poignées de mains et inaugurations: François Hollande s'est offert un véritable bol d'air ce week-end sur ses anciennes terres électorales de Corrèze à l'occasion de ses "vœux aux territoires", les derniers avant son départ de l’Élysée.
"Comment ça va?" Large sourire aux lèvres, le chef de l’État multiplie les poignées de mains, doublées de cette interpellation sonore répétée à satiété. Pour ce déplacement dans son ancien fief électoral, François Hollande a l'air exceptionnellement détendu. Son service de sécurité s'autorise même ça et là quelques sourires, la besogne assurée.
Le président François Hollande, le 7 janvier 2017
AFP
Ce déplacement en Corrèze a beau être le 28e depuis son accession à l’Élysée en 2012, il n'en revêt pas moins une saveur particulière pour le chef de l’État. Un rien nostalgique. Cinq semaines après avoir annoncé qu'il ne briguerait pas un second mandat, François Hollande n'est donc pas en campagne. Difficile, cependant, de chasser complètement le naturel.
"Je ne suis pas né en Corrèze, vous m'avez adopté." "Je connais ce département, j'allais dire commune par commune, presque habitant par habitant." "Quelles que soient vos sensibilités, vous m'avez accompagné pour me permettre d'être ce que je suis aujourd'hui, de faire en sorte que je puisse être le président de tous", a déclaré François Hollande, samedi, lors de ses vœux aux territoires. Un ultime bain de foule a conclu l'exercice.
La Corrèze, expliquait le président vendredi, "c'est trente-cinq ans de ma vie". Et des souvenirs dans chaque recoin. L'inauguration du Centre d'incendie et de secours d'Ussel? "Un voyage vers le passé, puisqu'en 1983 j'étais, ici, conseiller municipal." La pose de la première pierre d'un futur établissement pour personnes âgées (Ephad) à Corrèze, village sur les hauteurs de Tulle? "Une commune qui m'avait accueilli lors de ma première réunion publique dans ce département. C'était en juin 1981."
Le président François Hollande, le 7 janvier 2017 à Tulle (Corrèze)
AFP
À l'époque, le jeune énarque (27 ans), disciple de Jacques Delors et chargé de mission à l’Élysée, connaît son baptême du feu électoral face à Jacques Chirac qui, bien que maire de Paris, règne sur "ses" terres corréziennes qui furent également celles de son épouse Bernadette. François Hollande? "Moins connu que le labrador de Mitterrand", cingle alors le dirigeant de la droite qui, trois décennies plus tard, lui donnera un singulier coup de pouce dans son duel face à Nicolas Sarkozy.
- Une 'tournée de retrouvailles' -
Dans ces terres rurales, François Hollande a gravi les échelons de l'engagement politique local: député (1988-1993, 1997-2012), maire de Tulle (2001-2008), président du Conseil général (2008-2012). Le département, où il avait déclaré sa candidature en 2011, l'a élu président à plus de 65%.
Mais, comme dans le reste de l'Hexagone, le reflux a fait son œuvre. Le Front national s'est hissé à près de 20% en Corrèze lors des élections européennes de 2014. Le département a basculé à droite en avril 2015.
Quatre mois avant de rendre les clés de l’Élysée, le chef de l’État l'assure: ce déplacement en Corrèze "n'est pas une tournée d'adieux mais de retrouvailles". Mais, même hors de la course à l'élection présidentielle, la politique nationale n'est jamais très loin.
Sur l'estrade, le président échange à fleurets mouchetés avec le président (Les Républicains) du département Pascal Coste, membre de l'organigramme de campagne du candidat LR, François Fillon, sur la politique de santé. Multiplie, comme dans tous ses récents discours de vœux, les hommages au "service public" garant de "l'intérêt général" et de la "solidarité" entre territoires. "Que deviendrait un département comme celui-ci sans services publics?" s'interroge-t-il.
Le président François Hollande, le 7 janvier 2017 à Tulle (Corrèze)
AFP
Quid de son avenir politique? Le président répond par une boutade: "Merci de m'avoir accueilli au Paradis", lance-t-il près du chantier du futur Ephad de Corrèze, en construction au lieu-dit Paradis. "Beaucoup s'interrogent sur ce que je vais faire après, se demandent où je vais aller. Vous avez la réponse. Non pas à l'Ehpad de Corrèze, mais au Paradis."
En point final de ses vœux, "une confidence": "Je ne serai pas toujours président de la République, mais je serai toujours avec vous et parmi vous."
Invité de notre matinale, Pierre Jouvet a critiqué les prises de position récentes de Jean-Luc Mélenchon et a appelé les militants et élus Insoumis à se désolidariser des propos de leur leader politique. A l’approche des municipales, le PS exclut des alliances avec des Insoumis « qui ne condamnent pas les propos de Jean-Luc Mélenchon. »
Pour les élections municipales, les deux tiers des communes connaissent déjà le nom de leur maire, car une seule liste a été déposée en préfecture. « C’est à cause de la transformation du mode de scrutin », qui généralise les listes paritaires pour les communes de moins de 1000 habitants, explique le sénateur PS Eric Kerrouche. Ne pas avoir le choix « n’est pas bon pour la démocratie », pointe le sénateur Horizons Franck Dhersin. Mais pour le socialiste, « ça systématise quelque chose qui était là auparavant ».
Les huit principaux candidats à l’élection municipale de Brest ont débattu sur Public Sénat, en partenariat avec Tébéo et Le Télégramme. Du débat sur la création d’une police municipale, jusqu’à l’enclavement de la ville en passant par la crise du logement que connaît Brest, retrouvez les échanges entre les candidats.
Après un week-end de tâtonnements, l’administration américaine et Donald Trump a finalement employé le terme de « guerre » pour qualifier l’intervention américaine en Iran. Une loi de 1973, permet certes au Président américain de déclencher une intervention militaire limitée, mais selon la Constitution, seul le Congrès a le pouvoir de déclarer la guerre. Deux résolutions vont être examinées au Congrès cette semaine pour tenter de limiter les pouvoirs de l’exécutif. Sans chances de succès, pour le moment. Explications.