Homosexualité: la justice donne tort au maire d’Aulnay, qui avait interdit des affiches
Le maire LR d'Aulnay-sous-Bois avait créé la polémique en novembre 2016 en interdisant la diffusion d'une campagne de prévention...

Homosexualité: la justice donne tort au maire d’Aulnay, qui avait interdit des affiches

Le maire LR d'Aulnay-sous-Bois avait créé la polémique en novembre 2016 en interdisant la diffusion d'une campagne de prévention...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le maire LR d'Aulnay-sous-Bois avait créé la polémique en novembre 2016 en interdisant la diffusion d'une campagne de prévention contre le sida montrant des couples homosexuels : vendredi, la justice administrative lui a donné tort en annulant son arrêté.

Lancée par le ministère des Affaires sociales et de la Santé, la campagne mettait en avant des couples d'hommes ou de femmes avec des messages tels que "Aimer, s'éclater, s'oublier. Les situations varient. Les modes de protection aussi".

Dans son arrêté, le maire de cette commune populaire de Seine-Saint-Denis, Bruno Beschizza, arguait que les affiches étaient "contraires aux bonnes mœurs et à la moralité" et portaient "atteinte à la dignité au risque de heurter la sensibilité de l'enfance et de la jeunesse".

La ministre des Affaires sociales de l'époque, Marisol Touraine, avait décidé de "saisir la justice" après la "censure" par "certains maires" de cette campagne, "pour la santé publique et contre l'homophobie".

Un an plus tard, le tribunal administratif de Montreuil, saisi par le préfet de Seine-Saint-Denis ainsi que la Ligue des droits de l'homme, a annulé l'arrêté municipal contesté. Il avait été finalement abrogé par le maire lui-même.

La justice a estimé "qu'il n'était pas démontré que la campagne d'affichage, qui obéissait à un objectif de protection de la santé publique, était de nature à provoquer dans la commune des troubles à l'ordre public".

Elle a aussi considéré que "le caractère immoral de ces affiches et le danger qu'elles étaient susceptibles de présenter pour les mineurs, à les supposer établis, ne pouvaient justifier légalement l'interdiction totale de tout affichage sur le territoire de la commune".

Bruno Beschizza a "pris acte" de cette décision dans un communiqué vendredi, dénonçant une "procédure parfaitement inutile puisque l'arrêté avait été abrogé".

Il a rappelé avoir pris l'arrêté à la suite de "la dégradation d'un panneau avec une inscription +Efface on brûle+" et après "plusieurs remontées d'information quant à des risques de troubles à l'ordre public".

A Angers, également dirigé par un maire Les Républicains (LR), les affiches de la même campagne avaient aussi été retirées.

Une source proche de JC Decaux avait expliqué à l'AFP qu'une dizaine de villes sur les 130 où la campagne avait été diffusée avaient écrit à la société d'affichage pour demander de retirer les affiches.

Partager cet article

Dans la même thématique

Bapteme du grand amphitheatre du ministere des Armees du nom de Pierre Messmer.
4min

Politique

Mort d’Édouard Balladur : « Serviteur exigeant de la France » pour Emmanuel Macron, « un mentor », salue Nicolas Sarkozy

L’ancien Premier ministre Édouard Balladur, rival honni de Jacques Chirac lors de la campagne présidentielle de 1995, est décédé, lundi soir, à l’âge de 97 ans. « Un serviteur exigeant » pour la France », a salué Emmanuel Macron. « Un exemple, un mentor et un ami », pour Nicolas Sarkozy. De nombreux hommages lui ont été rendus de la part des responsables politiques.

Le

EdouardBalladur
6min

Politique

L’ancien Premier ministre Édouard Balladur est mort à l’âge de 97 ans 

Edouard Balladur, Premier ministre de mars 1993 à mai 1995, est décédé lundi à Paris à l'âge de 97 ans. Secrétaire général de l’Elysée sous Pompidou, député, ministre de l’Economie et des finances, c’est surtout son passage à Matignon lors de la deuxième cohabitation qu’Édouard Balladur affirmera son statut d’homme d’Etat. Après son échec au premier tour de la présidentielle de 1995 sur fond de division de la droite, il ne parviendra jamais à revenir au premier plan du paysage politique, mais demeurera une personnalité incontournable de la Vème République.

Le

Heatwave canicule, ecole elementaire, Paris
10min

Politique

Présidentielle 2027 : que proposent les candidats pour l’école ?

À quelques heures de la rentrée scolaire, l’éducation s’impose déjà comme l’un des thèmes de la campagne présidentielle. Salaires des enseignants, autorité, réduction des effectifs, autonomie des établissements, lutte contre les inégalités : de la droite à la gauche, les candidats avancent des réponses très différentes à une même préoccupation, celle d’une école jugée en difficulté.

Le

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
7min

Politique

Violences sexuelles dans le périscolaire : Anne Hidalgo auditionnée le 15 septembre par la commission d'enquête du Sénat

Avec 203 enquêtes pénales actuellement ouvertes pour des soupçons de violences dans les établissements scolaires parisiens, l'inquiétude des parents n'est pas près de faiblir à la veille de la rentrée. Au Sénat, la commission d'enquête consacrée à la prévention et au traitement des violences dans le périscolaire va reprendre ses travaux avec notamment l’audition d’Anne Hidalgo prévue le 15 septembre et celle d'Emmanuel Grégoire le 16 septembre. Sa rapporteure, Agnès Evren (LR), regrette « la solitude institutionnelle » qui pèse sur les familles victimes.

Le