Hulot, Darmanin: « Le gouvernement n’a pas à faire de commentaires », dit Autain
La députée de La France Insoumise Clémentine Autain a estimé dimanche que "le gouvernement n'a pas à faire de commentaire pour...

Hulot, Darmanin: « Le gouvernement n’a pas à faire de commentaires », dit Autain

La députée de La France Insoumise Clémentine Autain a estimé dimanche que "le gouvernement n'a pas à faire de commentaire pour...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

La députée de La France Insoumise Clémentine Autain a estimé dimanche que "le gouvernement n'a pas à faire de commentaire pour dire qu'il a confiance" en ses membres visés par des dénonciations, en appelant à "la séparation des pouvoirs".

Interrogée dans l'émission "Et en même temps", sur BFMTV, à propos les dénonciations dont font l'objet le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin - pour lesquelles le parquet a rouvert une enquête, en cours -, et le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot - visé par une plainte finalement classée sans suite en 2008 -, la cheffe de file insoumise a indiqué qu'elle "(n'acceptait) pas que ce gouvernement commente ces affaires en disant: +J'apporte, ou je renouvelle toute ma confiance vis-à-vis de Gérald Darmanin ou vis-à-vis de Nicolas Hulot+".

"Si vous dites que la justice doit faire son travail, alors le gouvernement n'a pas à faire de commentaire pour dire qu'il a confiance", a répété la députée de Seine-Saint-Denis, pour qui, "si on veut qu'il y ait une séparation des pouvoirs dans notre pays et que cela soit respecté, le Premier ministre et les ministres n'ont pas à prendre part dans cette affaire-là".

Mme Autain a par ailleurs dénoncé "le deux poids, deux mesures du gouvernement", en rappelant que "quand il y a eu des soupçons d'emplois fictifs mais même pas d'enquête ouverte",à propos des assistants des europarlementaires du MoDem, en juin, "il y a trois ministres qui ont pris la porte du gouvernement", en l'espèce François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard.

"Je pense que l'attitude n'est pas cohérente", a déploré la députée LFI.

Interrogée sur l'opportunité de relayer des accusations de victimes présumées par voie de presse, Mme Autain a considéré que "les médias ont un rôle à jouer pour permettre à cette parole d'émerger". "Après, bien entendu que c'est aux tribunaux à faire leur travail", a-t-elle ajouté.

A propos de la réaction de la secrétaire d'État à l'Égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa, qui avait considéré que l'article du magazine Ebdo sur des accusations de violences sexuelles visant Nicolas Hulot était "irresponsable", Clémentine Autain n'a pas partagé cette même position: "Écoutez, non, moi je pense que si la presse a des éléments à des moments donnés, voilà..."

"Voilà, maintenant, le mieux, c'est que les femmes aient le courage d'aller porter plainte, ça c'est le plus important", a-t-elle ajouté, en précisant qu'elle était favorable à ce que le délai de prescription des viols passe de 10 à 20 années après la majorité du plaignant.

Partager cet article

Dans la même thématique

Hulot, Darmanin: « Le gouvernement n’a pas à faire de commentaires », dit Autain
5min

Politique

Ingérences étrangères : « Depuis les années 2010, aucun rendez-vous électoral n’a été épargné »

A l’heure de la manipulation des algorithmes et du recours croissant à l’intelligence artificielle sur les plateformes numériques, des experts alertent le Sénat sur la multiplication d’ingérences d’origine étrangères en Europe. Avec pour objectif de déstabiliser les périodes électorales, à coups de désinformation et d‘altération de la confiance envers les institutions.

Le

Hulot, Darmanin: « Le gouvernement n’a pas à faire de commentaires », dit Autain
3min

Politique

« Ce sont des centaines de milliers de patients qui sont aujourd’hui en train de mourir », alerte ce médecin généraliste installé en Haute-Vienne

En France, neuf millions de personnes vivent dans un désert médical. L’augmentation de ce chiffre ne cesse d’inquiéter les professionnels de santé qui appellent le personnel politique à agir au plus vite, car derrière les statistiques se cache un véritable enjeu sanitaire. Raccourcir les parcours de formation des médecins ? Aller aux devants des patients avec des bus médicalisés ? Axel De Tarlé reçoit la sénatrice Corinne Imbert et le médecin généraliste Martial Jardel pour en débattre dans l’émission Et la Santé ça va ?.

Le