« Il est urgent que la République en marche désigne une tête de liste »
Invité de l’émission « On va plus loin », le spécialiste des questions européennes, Patrick Martin-Genier, analyse le lancement de la campagne des élections européennes par Emmanuel Macron, alors que le chef de l’État vient de publier en début de semaine, une tribune dans toute l’UE.

« Il est urgent que la République en marche désigne une tête de liste »

Invité de l’émission « On va plus loin », le spécialiste des questions européennes, Patrick Martin-Genier, analyse le lancement de la campagne des élections européennes par Emmanuel Macron, alors que le chef de l’État vient de publier en début de semaine, une tribune dans toute l’UE.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

C’est parti ! Emmanuel Macron lance sa campagne pour les élections européennes, avec une tribune publiée dans chacun des pays de l’Union européenne. Le chef de l’État a également donné une interview dimanche à la RAI 1, alors que les relations franco-italiennes sont très tendues.

« Dans les faits, ce sera lui » la vraie tête de liste, estime Patrick Martin-Genier, spécialiste des questions européennes. Et il ajoute : « Ce qui est un peu regrettable c’est qu’on mette du temps à choisir la tête de liste pour cette élection, alors que les autres partis, et surtout beaucoup de partis antieuropéens ont choisi la leur. Il est urgent que la République en marche entre en campagne et désigne une tête de liste. »

Interrogé sur le choix d’Emmanuel Macron d’être intervenu sur la RAI ce dimanche, Patrick Martin-Genier répond : « Il a voulu apaiser les tensions entre les deux pays. Il a d’ailleurs annoncé une visite du président de la République, M. Mattarella, en France, au mois de mai. »

Alors qu’Emmanuel Macron, se présente souvent comme l’incarnation du camp progressiste face aux nationalistes, le spécialiste des questions européennes met en garde : « Le risque c’est de dire, « le seul progressiste c’est moi ». Il y en a d’autres dans la droite modérée, dans la gauche modérée. Il y a, bien sûr, d’autres progressistes, d’autres personnes qui veulent une Europe intégrée, qui veulent une Europe politique, qui veulent le renforcement de l’Europe. Il n’y a pas qu’Emmanuel Macron. »

 

Vous pouvez voir et revoir cet entretien, en intégralité :

OVPL. Entretien sur l'Europe, avec le spécialiste des questions européennes, Patrick Martin-Genier (en intégralité)
08:21

Partager cet article

Dans la même thématique

Legislatives 2024:  Bureau de vote
8min

Politique

« A quoi bon aller voter car nous avons une seule liste cette fois ? » : les petites communes face au risque de hausse de l’abstention aux municipales

Les deux tiers des communes, essentiellement celles de petite taille, n’ont qu’une seule liste pour les élections municipales. C’est la conséquence directe de la réforme du mode de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants. Il en découle un autre effet : le risque de voir l’abstention progresser dans ces territoires souvent ruraux. C’est la crainte des élus et des sénateurs.

Le

NUPES : Lancement du Parlement
9min

Politique

Municipales : rupture consommée officiellement entre le PS et LFI… au moins jusqu’au second tour

A l’issue d’un Bureau national, les socialistes ont qualifié les propos récents de Jean-Luc Mélenchon « d’antisémites » et rejettent toute possibilité d’un accord national au premier et au second tour des municipales avec LFI. Les Insoumis dénoncent, eux, l’irresponsabilité de la direction du PS, qui selon eux, fait le jeu de l’extrême droite. Mais au soir du premier tour, LFI et le PS devront faire face à la pression de leurs militants respectifs pour trouver un accord dans les cas où la désunion à gauche conduirait à la victoire de la droite ou l’extrême droite.

Le

« Il est urgent que la République en marche désigne une tête de liste »
4min

Politique

LFI : « Jean-Luc Mélenchon donne l’impression que la gauche est plus dangereuse que le RN », déplore Pierre Jouvet (PS)

Invité de notre matinale, Pierre Jouvet a critiqué les prises de position récentes de Jean-Luc Mélenchon et a appelé les militants et élus Insoumis à se désolidariser des propos de leur leader politique. A l’approche des municipales, le PS exclut des alliances avec des Insoumis « qui ne condamnent pas les propos de Jean-Luc Mélenchon. »

Le