« Il faut que la grande distribution et les entreprises respectent les agriculteurs et achètent le prix qui correspond » déclare Didier Guillaume
Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture s’est défendu de ne pas suffisamment agir en faveur des agriculteurs. Il a renvoyé la responsabilité à « la grande distribution et aux entreprises » dans le non-respect des coûts de production des agriculteurs.

« Il faut que la grande distribution et les entreprises respectent les agriculteurs et achètent le prix qui correspond » déclare Didier Guillaume

Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture s’est défendu de ne pas suffisamment agir en faveur des agriculteurs. Il a renvoyé la responsabilité à « la grande distribution et aux entreprises » dans le non-respect des coûts de production des agriculteurs.
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Lors des questions d’actualité au gouvernement, le ministre de l’Agriculture et de l’alimentation a été interpellé par Daniel Gremillet sur la loi Egalim censée améliorer la situation dramatique des agriculteurs et qui pour le sénateur (LR) n’a fait naître que des espoirs.

Didier Guillaume s’est défendu en estimant que les États généraux s’étaient conclus « par une décision unanime, de l’ensemble du monde agricole, des industries agroalimentaires, des entreprises de transformation, des coopératives et des responsables politiques, pour dire qu’il fallait changer la façon de faire. Et la première chose qu’il fallait changer c’était le prix payé aux agriculteurs. »

Le ministre de l’Agriculture renvoie la balle à la grande distribution et aux entreprises : « Toutes les filières sont dans les mêmes conditions. [Elles] veulent [toutes] que le coût de production qu’[elles] ont elles-mêmes fixé soit respecté. Ce n’est pas le gouvernement qui le fait respecter, c’est le marché (…) Ce sont les coopératives qui achètent le lait, ce n’est pas le gouvernement. C’est la grande distribution qui achète les produits, ce n’est pas le gouvernement et c’est la raison pour laquelle nous en sommes à plus de 3000 contrôles de la DGCCRF [la direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes - NDLR]. Il en reste 2000 à faire. Nous prendrons encore plus de sanctions s’il le faut. Il faut que la grande distribution et les entreprises respectent les agriculteurs et achètent le prix [qui]correspond ».

Mardi 22 octobre, des agriculteurs se sont mobilisés et se sont rassemblés devant les préfectures, exprimant leur ras-le-bol devant l’agribashing, la guerre des prix  et en ont appelé au Président de la République.

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. 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