« Il y aura d’autres mesures pour améliorer les conditions des agriculteurs », assure Julien Denormandie
Invité de l’émission Bonjour chez vous, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation est revenu sur la situation des agriculteurs, qu’il qualifie de « premiers écologistes » assurant que de nouvelles mesures de soutien seraient mises en place pour les aider à faire face à la crise.

« Il y aura d’autres mesures pour améliorer les conditions des agriculteurs », assure Julien Denormandie

Invité de l’émission Bonjour chez vous, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation est revenu sur la situation des agriculteurs, qu’il qualifie de « premiers écologistes » assurant que de nouvelles mesures de soutien seraient mises en place pour les aider à faire face à la crise.
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Le référendum sur l’environnement aura bien lieu. Emmanuel Macron l’a confirmé, ce lundi, un référendum sera organisé, sous réserve du vote du Parlement, pour inscrire la préservation de l’environnement dans la Constitution. Une annonce décriée par l’opposition, qui dénonce une « manœuvre politique » et un coup de communication. « Il serait malhonnête d’essayer de faire croire que ce référendum cache une volonté de ne pas mettre en avant ce qui est fait », réagit le ministre de l’Agriculture et de l’alimentation Julien Denormandie, invité de l’émission Bonjour chez vous. « Nous avons fait un bilan sans concession de toutes les interrogations des citoyens. Parfois les décisions sont compliquées à prendre mais le gouvernement avance avec les propositions qui sont faites. »

« Le sens de cette action est de se demander comment notre action a des conséquences sur l’environnement et comment on peut dès le début penser nos actions pour protéger l’environnement » insiste Julien Denormandie. Interrogé sur la faisabilité d’une réintroduction des néonicotinoïdes avec l’inscription d’un tel principe dans la Constitution, le ministre botte en touche, pointant du doigt « l’écologie de l’incantation ». « Je fais partie de ceux qui s’opposent à l’écologie de l’incantation, celle qui répète « il faut ». Je crois à l’écologie de la raison, où l’on met la science, la faisabilité et les acteurs sur le territoire, on considère alors que l’écologie est une transition et qu’elle doit être solidaire. Elle doit être une vision politique qui doit être attachée au réel, au terrain, sinon on en vient à des oppositions ».

Des accords signés avec les commerces de proximité pour encourager la consommation locale

Julien Denormandie : "Je m'oppose à l'écologie de l'incantation"
01:26

 

Revenant sur la situation des agriculteurs, qu’il considère d’ailleurs comme « les premiers des écologistes », Julien Denormandie fait le point les mesures de soutien que le gouvernement a mis en place pour les aider à affronter la crise sanitaire. « Nous avons créé une catégorie : ceux qui dépendent des secteurs fermés, comme les restaurants, et à qui il faut donner un coup de pouce, c’est la liste S1bis. Ils peuvent bénéficier, comme les secteurs les plus impactés, du fonds de solidarité, et d’exonération de charges. Et pour aider les agriculteurs à faire face, le ministre en appelle au « patriotisme de consommation ». « Il faut, tant que l’on peut, consommer local et des produits frais. C’est extrêmement important, car dans tout acte de consommation il y a un acte citoyen », assure-t-il. Ce mercredi, le ministère de l’Agriculture signera d’ailleurs, avec les fédérations des commerces de proximité, des engagements pour inciter à la consommation de produits locaux et frais, comme cela a été le cas avec les réseaux de grandes surfaces.

Une mesure de soutien pour les agriculteurs français, dont la situation se détériore et la détresse s’amplifie. Une plateforme a ainsi été mise en ligne par le Sénat pour recueillir la parole des proches, alors qu’un agriculteur se donne la mort chaque jour. Une initiative saluée par Julien Denormandie, qui assure que de nouvelles mesures seront prises pour améliorer les conditions des agriculteurs. « On y travaille ardemment, nous avons missionné Serge Papin, ancien président de Système U, qui doit nous remettre ses recommandations avant la fin du premier trimestre. Nous devons continuer le travail suite à la loi Egalim, car nous ne sommes pas allés assez loin : il faut arrêter la concurrence des prix et passer à la transparence des marges », assure le ministre de l’Agriculture.

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