« Il y aura des discussions avec Vinci », assure Griveaux
Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a assuré mercredi qu'il y aurait "des discussions" avec le groupe de BTP Vinci,...

« Il y aura des discussions avec Vinci », assure Griveaux

Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a assuré mercredi qu'il y aurait "des discussions" avec le groupe de BTP Vinci,...
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Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a assuré mercredi qu'il y aurait "des discussions" avec le groupe de BTP Vinci, qui avait été choisi pour construire l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes dont le gouvernement a annoncé l'abandon.

"Il y aura notamment des discussions avec Vinci qui d'ailleurs, suite à la décision qui a été annoncée par le Premier ministre, a dit se tenir à la disposition du gouvernement pour discuter", a déclaré M. Griveaux à RTL.

"Dans l'hypothèse où effectivement il y a une discussion qui peut s'engager, la question de l'indemnisation peut venir sur la table", a précisé le représentant du gouvernement.

Le Premier ministre Edouard Philippe a confirmé sur TF1 qu'il y aurait "une discussion entre l'Etat et son concessionnaire, qui portera sur les conditions dans lesquelles il peut y avoir ou non indemnisation".

Cette discussion, qui "va commencer sans délai", portera aussi sur "les conditions dans lesquelles on va exploiter à l'avenir Nantes-Atlantique, y compris en finançant un certain nombre de travaux qui permettront plus de fluidité et un meilleur accueil des passagers", a ajouté le chef du gouvernement.

La discussion avec Vinci "sera menée avec le souci de respecter le droit et le souci de préserver les intérêts de l'Etat, et j'ai bon espoir que la solution, qui sera publique, (...) sera conforme aux intérêts de l'Etat", a ajouté Edouard Philippe.

Benjamin Griveaux a pour sa part contesté le chiffre de 350 millions d'euros que pourrait devoir rembourser l'Etat au groupe de BTP. "Ce montant est parfaitement contestable", a déclaré le porte-parole du gouvernement.

Les rapporteurs de la médiation avaient estimé qu'un abandon du projet pourrait contraindre l'État à indemniser Vinci jusqu'à 350 millions d'euros.

Cofinancé par le groupe à hauteur de 56,1%, ainsi que par l'État et six collectivités territoriales, le coût de Notre-Dame-des-Landes avait été évalué en 2010 à 561 millions d'euros, pour accueillir environ 5 millions de passagers par an.

Le contrat de concession attribué à Vinci intégrait, outre l'exploitation de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes pour 55 ans, les aéroports de Nantes Atlantique (actuel aéroport nantais) et Saint-Nazaire-Montoir, qui étaient exploités précédemment par la Chambre de commerce et d'industrie de Nantes-Saint-Nazaire.

Une option évoquée par les anti-"NDDL" est d'entamer une négociation avec le groupe, qui exploite l'actuel aéroport de Nantes et se place en vue d'une possible privatisation d'Aéroports de Paris (ADP).

"Comme nous l'avons toujours dit, aujourd'hui plus que jamais Vinci se tient à la disposition de l'Etat", a déclaré mercredi un porte-parole de Vinci.

Interrogé sur l'éventuelle volonté de l'Etat, évoquée dans la presse la semaine dernière, de ne pas indemniser le groupe en cas d'abandon, le PDG de Vinci Xavier Huillard avait martelé mardi: "Il y a eu 169 décisions de justice, le contrat est +béton+".

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