Immigration: « Il est temps d’en finir avec la lepénisation des esprits », pour Faure (PS)
Le patron des députés PS, Olivier Faure, appelle, à quelques jours de la présentation du projet de loi asile-immigration, à "en...

Immigration: « Il est temps d’en finir avec la lepénisation des esprits », pour Faure (PS)

Le patron des députés PS, Olivier Faure, appelle, à quelques jours de la présentation du projet de loi asile-immigration, à "en...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le patron des députés PS, Olivier Faure, appelle, à quelques jours de la présentation du projet de loi asile-immigration, à "en finir avec la lepénisation des esprits" et la "logique du soupçon qui consiste à imaginer derrière chaque réfugié un délinquant ou un terroriste".

"Il est temps d'en finir avec la lepénisation des esprits. Cela fait trop longtemps que la peur l'emporte sur la raison. La vérité c'est que nous n'accueillons même pas +notre part de la misère du monde+", écrit M. Faure dans une tribune publiée sur Facebook.

"Nous devons rompre avec cette logique du soupçon qui consiste à imaginer derrière chaque réfugié un délinquant ou un terroriste", poursuit-il.

"Il est un moment où les consciences muettes deviennent des lâchetés", affirme le candidat au poste de premier secrétaire du PS. "La politique exige de la clarté. Du courage aussi. Je ne pensais pas qu'un jour être simplement humain exigerait du courage".

Olivier Faure indique avoir rencontré, à la Croix Rouge de Bobigny (Seine-Saint-Denis), des personnels qui prennent en charge les mineurs non accompagnés (MNA), ainsi que les personnels du Centre d'hébergement d'Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne).

"Derrière les sigles impersonnels, derrière le qualificatif de +migrants+, on finirait par oublier que ce sont des êtres humains dont on parle; que s'agissant des +MNA+ ce sont encore des enfants attendant leur mise à l'abri", souligne-il.

Il juge "urgent que l'Etat vienne relayer financièrement les conseils départementaux", qui "supportent pratiquement seuls le poids financier" de la prise en charge de ces mineurs.

Le député de Seine-et-Marne affirme encore que "la distinction habile du gouvernement entre +migrants relevant du droit d'asile+ et +migrants économiques+ est une ineptie". "Ce sont des corps identiquement brisés, humiliés et vulnérables qu'il faut relever".

Il dénonce "cette vision comptable de court terme qui ignore à la fois tout humanisme et rend impraticable toute intégration". "Il y a parmi ces exilés des médecins, des ingénieurs, des boulangers, des agriculteurs qui pourraient faire notre richesse et nous les considérons comme un +stock+ dont il faudrait se limiter à gérer les flux d'entrants et de sortants !", dénonce-t-il.

Le texte "pour une immigration maîtrisée et un droit d'asile effectif" sera présenté mercredi en Conseil des ministres et débattu à l'Assemblée en avril.

Partager cet article

Dans la même thématique

Prix du carburant jusqu a 2,74 euros sur l autoroute entre Nice et Cannes
8min

Politique

Carburants : la France se dirige-t-elle vers une « ère de pénurie énergétique » ?

Ce week-end, le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a estimé que la France allait entrer « dans une ère de pénurie énergétique » si le blocage du détroit d’Ormuz se prolongeait encore deux mois. Un diagnostic que le chef de l’Etat a fermement contesté. Pour les experts, le risque de pénurie n’est pourtant pas à écarter et pourrait surtout se traduire par une hausse des prix.

Le

Immigration: « Il est temps d’en finir avec la lepénisation des esprits », pour Faure (PS)
3min

Politique

« On est en droit de se poser des questions sur l’état mental de Donald Trump », pour Michel Cymes

Doit-on connaitre l’état de santé de ceux qui nous dirigent ? Doit-on évaluer leur santé mentale ? À l’affiche d’une pièce de théâtre, Michel Cymes interroge sur scène la question du secret médical des présidents élus et des candidats à la fonction suprême. Comment s’assurer de leurs capacités mentales et physiques sans trahir le secret médical ? À quelques mois de la prochaine élection présidentielle, il répond aux questions de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.

Le