Impôt à la source: un choix « politique », pas un problème technique, selon Eckert
L'ancien secrétaire d'Etat en charge du Budget, Christian Eckert, estime samedi dans une interview à Libération que les...

Impôt à la source: un choix « politique », pas un problème technique, selon Eckert

L'ancien secrétaire d'Etat en charge du Budget, Christian Eckert, estime samedi dans une interview à Libération que les...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancien secrétaire d'Etat en charge du Budget, Christian Eckert, estime samedi dans une interview à Libération que les hésitations de l'exécutif sur le prélèvement à la source s'expliquent avant tout pour des raisons "politiques".

"Il y aurait maintenant des problèmes techniques ? Je n'y crois pas une seconde (...) Sinon la DGFIP (Direction générale des finances publiques, NDLR) aurait, depuis longtemps, alerté sur d’éventuelles difficultés (...) Toute cette histoire n'est donc qu'une affaire politique", estime l'ancien ministre de François Hollande.

Pour M. Eckert "la majorité craint de payer dans les urnes aux prochaines européennes des fiches de paie et des bulletins de pensions avec des montants en baisse". Il relève aussi que le Medef a "toujours été contre" la réforme.

M. Eckert s'étonne par ailleurs que l'exécutif remette en cause aujourd'hui la réforme, alors qu'elle est depuis deux ans sur le métier.

"Permettez-moi de me montrer perplexe sur ce sujet... Emmanuel Macron était ministre de l'Economie lorsque nous avons décidé de lancer le prélèvement à la source. Donc on ne peut pas dire qu'il découvre le sujet !".

Interrogé vendredi par la presse en marge d'un déplacement à Cherbourg (Manche), l'ancien président de la République, François Hollande, a aussi pointé en premier lieu un choix politique.

"Je ne veux pas compliquer la tâche de ceux qui hésitent encore, mais cette réforme était prête... Les fonctionnaires du ministère à Bercy ont fait tout le travail, après c'est une affaire de choix politique", a-t-il taclé.

A un moment "il faut sauter le pas, il faut le faire", a-t-il ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Impôt à la source: un choix « politique », pas un problème technique, selon Eckert
4min

Politique

« Dans le monde politique et de l’entreprise, le pouvoir dénature les gens », observe Elisabeth Moreno

Si devenir ministre lui a permis de faire avancer la cause des femmes, elle a aussi, pendant deux ans, découvert l’envers du monde politique. Entre « carriérisme », environnement masculin et manque de soutien pour faire avancer le féminisme, Elisabeth Moreno revient sur ses combats, son expérience gouvernementale et les travers du pouvoir au micro de Rebecca Fitoussi, dans l’émission Un monde, un regard.

Le

Heat Wave in the North
5min

Politique

La justice ordonne le démantèlement de « mégabassines » en Charente-Maritime : les agriculteurs condamnés invoquent la loi d’urgence agricole et font appel

Neuf agriculteurs ont été condamnés par la justice, jeudi 23 juillet, à démanteler quatre retenues d’eau qu’ils utilisent illégalement depuis dix-sept ans. Ils ont annoncé faire appel et se fondent sur le prétendu « décalage » entre cette décision et la loi d’urgence agricole tout juste adoptée, très favorable au développement de ces « bassines ».

Le

PARIS, Conseil constitutionnel, Constitutional Council, Palais Royal
7min

Politique

Le Conseil constitutionnel est-il devenu un arbitre sursollicité ?

Longtemps perçu comme le gardien discret de la Constitution, le Conseil constitutionnel s’impose aujourd’hui comme l’un des acteurs incontournables de la vie politique. Jamais autant saisi sur les lois votées par le Parlement depuis une quinzaine d’années, il est devenu le passage obligé des textes les plus sensibles. Loin d'un dysfonctionnement, cette hyper-activité traduit les nouvelles dynamiques du pouvoir sous l'ère de la « majorité relative ».

Le

France Wildfires
2min

Politique

La France a demandé l’activation du mécanisme de protection civile de l’UE : en quoi consiste ce dispositif ?

Face à la multiplication des feux en France, en particulier en Gironde et dans les Landes, le président de la République Emmanuel Macron a demandé l’activation du mécanisme de protection civile européen hier soir. Déjà utilisé par le passé à Mayotte ou en Ukraine, ce dispositif permet « de proposer une réponse d’urgence » face aux incendies sur le sol européen.

Le