Industrie : « Il faut une loi immédiate pour stopper les délocalisations », réclame Fabien Roussel
Le secrétaire national du parti communiste, invité de la matinale de Public Sénat, est revenu sur les conditions d’attribution des aides aux entreprises et a défendu l’idée d’une candidature communiste au détriment d’une candidature d’union à la présidentielle, alors que sa candidature à l’élection présidentielle doit être validée, ce week-end par les militants.

Industrie : « Il faut une loi immédiate pour stopper les délocalisations », réclame Fabien Roussel

Le secrétaire national du parti communiste, invité de la matinale de Public Sénat, est revenu sur les conditions d’attribution des aides aux entreprises et a défendu l’idée d’une candidature communiste au détriment d’une candidature d’union à la présidentielle, alors que sa candidature à l’élection présidentielle doit être validée, ce week-end par les militants.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Maintenir les aides aux entreprises, oui, mais pas sans conditions. Telle est la position du secrétaire national du Parti communiste Fabien Roussel, invité, ce mardi de Bonjour chez vous. Interrogé sur le bien-fondé du maintien des aides aux entreprises pour la période de déconfinement progressif à venir, Fabien Roussel soutient la nécessité de mobiliser de l’argent public pour la sortie de crise, mais pose la question de « l’utilisation de cet argent ». « Une grande partie de ces aides sont captées par les grosses entreprises, les PME n’en ont qu’une infime partie alors qu’une entreprise comme Renault qui capte la plupart des aides d’un côté délocalise la production de sa Dacia Spring en Chine, ce n’est pas acceptable. Il faut conditionner ces aides pour que cela bouleverse nos modes de production, et associer les salariés à ces choix. » Revenant également sur la fermeture de l’usine Bridgestone, Fabien Roussel pointe du doigt la responsabilité de l’union européenne, qui « avec la complicité de la France a accepté de financer Bridgestone pour élargir ses compétences en Hongrie », mettant ainsi « en concurrence les ouvriers entre eux ». « Il faut une loi immédiate pour stopper les délocalisations dans notre pays », conclut le secrétaire national du PCF.

« Nous faisons le choix de défendre l’idée d’un candidat communiste à la présidentielle plutôt qu’un candidat unique »

Fabien Roussel : "Pour parler aux Français chacun doit pouvoir mettre en avant ses priorités"
01:30

 

« Il faut conserver l’espoir », rebondit Fabien Roussel sur les élections régionales dans les Hauts-de-France, alors qu’un sondage RTL donne vainqueur Xavier Bertrand, pour les élections régionales en Hauts-de-France, devant le candidat du Rassemblement national, Sébastien Chenu, et la candidate issue du rassemblement de la gauche, Karima Delli. Xavier Bertrand est crédité de 33 % des intentions de vote, contre 31 % pour Sébastien Chenu et 17 % pour Karima Delli. « Ce n’est qu’un sondage, les listes n’ont même pas encore été déposées, et on commence tout juste la campagne, laissons-la se lancer véritablement », tempère Fabien Roussel. Pour autant, le chef de file du parti communiste reconnaît que le sondage l’interroge sur la pertinence d’une union de la gauche pour ces élections, et défend, par la même occasion, une candidature communiste plutôt qu’une candidature de rassemblement à l’élection présidentielle.

« Si nous faisons le choix de défendre l’idée d’un candidat communiste à la présidentielle plutôt qu’un candidat unique, c’est parce que nous pensons qu’il y a besoin que chaque idée puisse être développée et que chacun mette en avant sa particularité, au PCF, par exemple, les questions d’emploi et d’industrie », soutient Fabien Roussel, alors que les adhérents du parti doivent voter, ce week-end, pour valider sa candidature à l’élection présidentielle. Pour le député du Nord, ces questions liées à l’emploi et à l’industrie n’ont pas été suffisamment abordées au cours de la campagne des régionales. « C’est un combat qui nous paraît prioritaire pour faire en sorte que chacun puisse vivre dignement avec un travail et un salaire », détaille-t-il. « On veut porter ce combat et quand on fait une liste avec d’autres unions politiques c‘est vrai que ces idées se voient un peu moins », reconnaît le leader du PCF.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Bruno Retailleau Presents AI Proposal for Presidential Campaign
9min

Politique

Présidentielle 2027 : « Bruno Retailleau propose une révolution copernicienne » dans laquelle « la Constitution ne serait plus le bouclier » qui protège les institutions, relèvent les juristes

Dans les colonnes du Figaro, le candidat LR à la présidentielle Bruno Retailleau fait de la révision de la Constitution une condition sine qua non pour « rendre la parole » au peuple français, en élargissant le champ du référendum « à toute question législative ». des juristes relèvent une volonté de la part du candidat d’encadrer les thèmes des référendums qu’il compte développer, mais également « un projet qui vise à dégrader l’impératif de protection des droits fondamentaux et des principes républicains ».

Le

Attal porte parole
9min

Politique

« Ce n’est pas la saison 3 du macronisme, ni un retour à l’UMP » : Gabriel Attal joue la carte des « nouveaux visages » pour marquer sa différence avec Edouard Philippe

Avec un mélange de « nouveaux visages » et de fidèles pour former son équipe, Gabriel Attal entend enclencher une « nouvelle phase » de sa campagne présidentielle. Il continue de marquer sa différence avec Edouard Philippe et compte créer la dynamique cet automne. « Les Français ne supporteraient pas d’élire un Président par défaut », soutient le candidat Renaissance.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut « renverser la table » avec une profonde réforme constitutionnelle

S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
10min

Politique

« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…

Le