Industrie : « Il faut une loi immédiate pour stopper les délocalisations », réclame Fabien Roussel
Le secrétaire national du parti communiste, invité de la matinale de Public Sénat, est revenu sur les conditions d’attribution des aides aux entreprises et a défendu l’idée d’une candidature communiste au détriment d’une candidature d’union à la présidentielle, alors que sa candidature à l’élection présidentielle doit être validée, ce week-end par les militants.

Industrie : « Il faut une loi immédiate pour stopper les délocalisations », réclame Fabien Roussel

Le secrétaire national du parti communiste, invité de la matinale de Public Sénat, est revenu sur les conditions d’attribution des aides aux entreprises et a défendu l’idée d’une candidature communiste au détriment d’une candidature d’union à la présidentielle, alors que sa candidature à l’élection présidentielle doit être validée, ce week-end par les militants.
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Maintenir les aides aux entreprises, oui, mais pas sans conditions. Telle est la position du secrétaire national du Parti communiste Fabien Roussel, invité, ce mardi de Bonjour chez vous. Interrogé sur le bien-fondé du maintien des aides aux entreprises pour la période de déconfinement progressif à venir, Fabien Roussel soutient la nécessité de mobiliser de l’argent public pour la sortie de crise, mais pose la question de « l’utilisation de cet argent ». « Une grande partie de ces aides sont captées par les grosses entreprises, les PME n’en ont qu’une infime partie alors qu’une entreprise comme Renault qui capte la plupart des aides d’un côté délocalise la production de sa Dacia Spring en Chine, ce n’est pas acceptable. Il faut conditionner ces aides pour que cela bouleverse nos modes de production, et associer les salariés à ces choix. » Revenant également sur la fermeture de l’usine Bridgestone, Fabien Roussel pointe du doigt la responsabilité de l’union européenne, qui « avec la complicité de la France a accepté de financer Bridgestone pour élargir ses compétences en Hongrie », mettant ainsi « en concurrence les ouvriers entre eux ». « Il faut une loi immédiate pour stopper les délocalisations dans notre pays », conclut le secrétaire national du PCF.

« Nous faisons le choix de défendre l’idée d’un candidat communiste à la présidentielle plutôt qu’un candidat unique »

Fabien Roussel : "Pour parler aux Français chacun doit pouvoir mettre en avant ses priorités"
01:30

 

« Il faut conserver l’espoir », rebondit Fabien Roussel sur les élections régionales dans les Hauts-de-France, alors qu’un sondage RTL donne vainqueur Xavier Bertrand, pour les élections régionales en Hauts-de-France, devant le candidat du Rassemblement national, Sébastien Chenu, et la candidate issue du rassemblement de la gauche, Karima Delli. Xavier Bertrand est crédité de 33 % des intentions de vote, contre 31 % pour Sébastien Chenu et 17 % pour Karima Delli. « Ce n’est qu’un sondage, les listes n’ont même pas encore été déposées, et on commence tout juste la campagne, laissons-la se lancer véritablement », tempère Fabien Roussel. Pour autant, le chef de file du parti communiste reconnaît que le sondage l’interroge sur la pertinence d’une union de la gauche pour ces élections, et défend, par la même occasion, une candidature communiste plutôt qu’une candidature de rassemblement à l’élection présidentielle.

« Si nous faisons le choix de défendre l’idée d’un candidat communiste à la présidentielle plutôt qu’un candidat unique, c’est parce que nous pensons qu’il y a besoin que chaque idée puisse être développée et que chacun mette en avant sa particularité, au PCF, par exemple, les questions d’emploi et d’industrie », soutient Fabien Roussel, alors que les adhérents du parti doivent voter, ce week-end, pour valider sa candidature à l’élection présidentielle. Pour le député du Nord, ces questions liées à l’emploi et à l’industrie n’ont pas été suffisamment abordées au cours de la campagne des régionales. « C’est un combat qui nous paraît prioritaire pour faire en sorte que chacun puisse vivre dignement avec un travail et un salaire », détaille-t-il. « On veut porter ce combat et quand on fait une liste avec d’autres unions politiques c‘est vrai que ces idées se voient un peu moins », reconnaît le leader du PCF.

 

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