Le Média, créé par des membres de La France insoumise et se revendiquant de gauche, a lancé lundi son premier journal de télévisé 20H00 avec au menu les inégalités salariales, l'Iran ou encore les difficultés des migrants et pour invité Bruno Gaccio (ex-Guignols de l'info).
Dans un décor aux tons bleus, la présentatrice de la webTV Aude Rossigneux était notamment entourée pendant une trentaine de minutes de deux chroniqueuses pour ce journal télévisé gratuit sur internet, victime au démarrage de quelques difficultés d'accès en ligne.
Une première partie a été consacrée aux "news" avec une série de brèves sur les "frondeurs sociaux-démocrates en Allemagne", la candidature de Delphine Batho à la tête du PS, ou encore la mort du philosophe Jean Salem.
S'en est suivie une seconde partie magazine avec un premier sujet présenté par une chroniqueuse consacré aux inégalités salariales et titré "un train de retard pour la France", entrecoupé notamment d'une interview de Sophie Binet, secrétaire générale adjointe de la CGT .
Un second sujet baptisé "Iran: le printemps éphémère", présenté par le correspondant de la webTV à Beyrouth, a abordé les récentes mobilisations dans le pays, et le thème des "fake news".
Enfin, un troisième sujet consacré aux migrants et illustré notamment par des infographies animées a évoqué "l'errance des exilés", alors que la réforme à venir du droit d'asile fait débat.
La plupart des sujets étaient illustrés d'images d'agence.
La présentatrice a ensuite accueilli l'invité du JT, Bruno Gaccio, qui a été l'un des auteurs des Guignols et a dit attendre de ce média "nouveau, alternatif" d'être "en éveil et en explication du monde".
Le Média, dont l'équipe rédactionnelle est composée d'une douzaine de journalistes et de chroniqueurs, se veut un média "citoyen" et "engagé" en faveur de causes progressistes, tout en se défendant d'être une "télé-Mélenchon".
Le psychanalyste Gérard Miller, l'un des co-fondateurs de la chaîne Le Média, à Marseille, le 3 juin 2017
AFP/Archives
Si plusieurs députés LFI ont assuré à l'instar d'Alexis Corbière que ce "n'est pas le média des Insoumis" et que "des personnes n'ayant pas voté Jean-Luc Mélenchon soutiennent ce projet", la webTV a néanmoins le soutien du leader de La France Insoumise.
La webTV a été financée par les abonnements de ses membres, les "socios", qui peuvent participer à l'élaboration des contenus selon un modèle collaboratif.
Elle "envisage" d'insérer de la publicité dans ses programmes mais en contournant "l'argent des grandes puissances industrielles", a annoncé sa fondatrice Sophia Chikirou, l'ancienne directrice de communication de Jean-Luc Mélenchon.
Après le jingle de fin du JT, un petit message s'est affiché: "Vous avez aimé, devenez socio".
Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications
La création d’un droit à l’aide à mourir a été définitivement adoptée par les députés ce mercredi. Un dénouement législatif qui ne signifie pas une entrée en application immédiate. Le texte doit encore passer l’obstacle du Conseil constitutionnel et faire l’objet de décrets d’application qui mettront plusieurs mois à être publiés.
Avec le renouvellement sénatorial de septembre, les présidences des groupes politiques sont remises en jeu. Pour les écologistes, c’est la sénatrice des Français établis hors de France Mélanie Vogel qui est candidate, sans adversaire.
Dans un rapport présenté le 9 juillet, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu chiffre à près de 2 milliards le coût annuel de la politique française de droit d’asile. Dénonçant un dispositif « dévoyé », détourné pour s’installer durablement sur le territoire, elle appelle à mieux suivre les déboutés de l’asile et à réduire de plus de moitié la durée de validité des titres des réfugiés.