Insecticides « tueurs d’abeilles »: pour Ségolène Royal « il ne faut pas lâcher »
Il ne faut permettre aucune régression sur les questions environnementales, a estimé lundi l'ancienne ministre de l’Écologie,...

Insecticides « tueurs d’abeilles »: pour Ségolène Royal « il ne faut pas lâcher »

Il ne faut permettre aucune régression sur les questions environnementales, a estimé lundi l'ancienne ministre de l’Écologie,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Il ne faut permettre aucune régression sur les questions environnementales, a estimé lundi l'ancienne ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, qui avait présenté en 2016 la loi interdisant les pesticides néonicotinoïdes.

"C'est logique: les lobbies cherchent à remonter au créneau", a-t-elle dit à l'AFP, interrogée sur la passe d'armes lundi, entre les ministres de l'Agriculture et de la Transition écologique, autour du sort de cette interdiction.

"Il ne faut pas lâcher ! Il faut donner le signal qu'aucune régression n'est possible sur quoi que ce soit. Sinon c'est une brèche ouverte" sur d'autres reculs, a-t-elle ajouté. "Cela montre que les combats environnementaux sont difficiles".

Les détracteurs de l'environnement avancent en général deux arguments, souligne-t-elle: le besoin de simplification et l'Europe.

"Mais sous couvert de simplifications, on pourrait aussi supprimer le code de l'environnement ! Il y a un vrai risque de rabaissement des normes", ajoute-t-elle.

Quant à l'idée qu'il faudrait attendre les règlements communautaires pour se mettre au diapason - argument des contestataires des mesures anti-néonicotinoïdes - "il faut bien des pays à l'offensive, les plus courageux et les plus consciencieux !"

"La France avance, face à l'inertie européenne. Si tout le monde s'attend, on a des catastrophes", ajoute Mme Royal.

Quant à l'idée de protéger les industries en levant le pied sur les questions environnementales, "c'est faux", dit-elle encore.

Renoncer à interdire les néonicotinoïdes serait "non seulement scandaleux pour la santé publique mais casserait aussi les industries qui veulent aller de l'avant" en investissant dans des alternatives à ces pesticides.

Partager cet article

Dans la même thématique

Insecticides « tueurs d’abeilles »: pour Ségolène Royal « il ne faut pas lâcher »
6min

Politique

Justice criminelle : le Sénat adopte le texte qui instaure une nouvelle procédure de plaider-coupable 

Mardi soir, le Sénat a adopté le projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes. Le texte est l’objet depuis plusieurs jours de l’opposition des avocats contre l’instauration de l’extension de la reconnaissance préalable de culpabilité à certains crimes. Sorte de plaider-coupable à la française qui, selon le garde des Sceaux, permettrait de désengorger en partie les juridictions. Les arguments n’ont pas convaincu les groupes de gauche qui ont voté massivement contre.

Le

Paris: Seance questions au gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Travail le 1er mai : une réforme quasi enterrée, que ses défenseurs cherchent à réanimer

Face au risque de censure et sous la pression des syndicats, le gouvernement a repoussé sine die la proposition de loi sénatoriale sur le travail le 1er mai, tout en ouvrant des discussions. Une décision dénoncée par Gabriel Attal chez Renaissance. Côté LR, Bruno Retailleau propose aux présidents de l’Assemblée et du Sénat de convoquer eux-mêmes la commission mixte paritaire, pour relancer le processus parlementaire. Si Gérard Larcher « était prêt à étudier » la question, l’idée serait en « stand by » face aux hésitations de Yaël Braun-Pivet.

Le

Insecticides « tueurs d’abeilles »: pour Ségolène Royal « il ne faut pas lâcher »
3min

Politique

Au nom du « soutien au peuple Vénézuélien », Gérard Larcher reçoit au Sénat la Prix Nobel de la paix et opposante María Corina Machado

Au lendemain de sa rencontre avec Emmanuel Macron, la lauréate du Prix Nobel de la paix María Corina Machado, figure de l’opposition vénézuélienne, est reçue mardi 14 avril par le président du Sénat Gérard Larcher. L’occasion d’échanger sur « les perspectives d’une transition pacifique et démocratique » au Venezuela plus de trois mois après la capture du président Maduro par les États-Unis.

Le