Institutions: l’UDI pose ses conditions pour voter la réforme
Le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, a indiqué jeudi qu'il ne voterait pas la réforme institutionnelle si elle n...

Institutions: l’UDI pose ses conditions pour voter la réforme

Le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, a indiqué jeudi qu'il ne voterait pas la réforme institutionnelle si elle n...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le président de l'UDI, Jean-Christophe Lagarde, a indiqué jeudi qu'il ne voterait pas la réforme institutionnelle si elle n'évoluait pas, notamment sur la réduction du nombre de parlementaires et la dose de proportionnelle aux législatives.

"La réduction de 30% du nombre de parlementaires nous paraît excessive: ça signifie que dix-huit départements n'auraient qu'un seul député, et trente départements qu'un seul sénateur", a fait valoir le leader centriste, qui prône une réduction d'un quart seulement.

"C'est pour nous central pour savoir si on votera ou non cette réforme", a-t-il précisé jeudi, à l'issue d'un séminaire avec les parlementaires UDI à l'Assemblée nationale.

A propos de l'introduction de la proportionnelle aux législatives, pour l'instant arrêtée à 15%, Jean-Christophe Lagarde a dit en souhaiter 20%, "sinon quoi le jeu n'en vaut pas la chandelle". "A 25%, il y a un risque de ne pas trouver une majorité, mais à 20%, ça n'est pas le cas", a-t-il encore estimé.

"Nous avons encore la volonté de faire que cette réforme puisse aboutir", a-t-il toutefois assuré, en approuvant par ailleurs la suppression de la Cour de justice de la République, la nomination des procureurs sur avis conforme du Conseil supérieur de la magistrature ou la fin de la présence de droit des anciens présidents de la République au Conseil constitutionnel.

Le président du groupe centriste au Sénat, Hervé Marseille, a par ailleurs fustigé le projet de renouvellement intégral de la Chambre haute en 2021, jusqu'alors renouvelée partiellement, qui s'apparente selon lui "à une dissolution", "ni possible, ni souhaitable".

"S'ils maintiennent cette idée de renouvellement unique, à ce moment-là, il n'y aura pas de discussion", a prévenu Jean-Christophe Lagarde, "on votera contre les trois textes, parce qu'il faut que ce soit traité globalement et non par séquence".

Le projet de loi constitutionnelle sera débattu à l'Assemblée nationale les deuxième et troisième semaines de juillet, puis au Sénat à la rentrée. Les autres volets (traités par une loi organique et une loi ordinaire), contenant proportionnelle, non-cumul et réduction des parlementaires, arriveront à la rentrée à l'Assemblée.

Partager cet article

Dans la même thématique

Institutions: l’UDI pose ses conditions pour voter la réforme
4min

Politique

Présidentielle 2027 : « Je pense que François Hollande ne sera pas candidat », prédit Pierre Jouvet

Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », le secrétaire général du Parti socialiste Pierre Jouvet s'est montré confiant sur le bon déroulement de la primaire organisée entre le Parti socialiste et Place publique, qui désignera un candidat de son camp dans un mois. Une primaire à laquelle ne participera pas l'ancien chef de l'État, François Hollande, qui « n'a pas d'espace politique », selon lui.

Le

Aspartame demande d interdiction par la Ligue contre le cancer Foodwatch et Yuka
5min

Politique

Consigne pour recyclage des bouteilles plastiques : le Sénat se félicite de l'abandon du projet par le gouvernement

Vendredi, le gouvernement a, finalement, décidé de ne pas imposer la consigne pour le recyclage des bouteilles en plastique. Une décision qui « répond aux inquiétudes légitimes exprimées de manière constante par le Sénat et les collectivités territoriales », a réagi, dans un communiqué, la commission de l'aménagement du territoire de la chambre haute.

Le

Stephanie RIST, premier vaccination grippe
6min

Politique

Santé : un rapport de la Cour des comptes pointe un manque de connaissance de la situation vaccinale des Français

Lors d'une conférence de presse organisée à l'hôpital Necker à Paris, la première présidente de la Cour des comptes, Amélie de Montchalin, a présenté un rapport sur la politique de vaccination en France depuis 2018. Elle recommande une plus grande mobilisation de l'ensemble des professionnels de santé et le déploiement d'un carnet numérique vaccinal complet.

Le