Interdiction du voile : Bruno Retailleau fustige « le double langage » du gouvernement
Lors des questions d’actualité du gouvernement, Édouard Philippe a clairement indiqué son opposition à une loi interdisant le port du voile pour les accompagnatrices scolaires. Dans le même temps, Jean-Michel Blanquer réaffirme que le port du voile « n’est pas souhaitable ». « On n’y comprend plus rien du tout » déclare Bruno Retailleau.

Interdiction du voile : Bruno Retailleau fustige « le double langage » du gouvernement

Lors des questions d’actualité du gouvernement, Édouard Philippe a clairement indiqué son opposition à une loi interdisant le port du voile pour les accompagnatrices scolaires. Dans le même temps, Jean-Michel Blanquer réaffirme que le port du voile « n’est pas souhaitable ». « On n’y comprend plus rien du tout » déclare Bruno Retailleau.
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Pour le président du groupe LR du Sénat, Bruno Retailleau, difficile d’y voir clair dans la position du gouvernement sur le débat qui fait rage ces derniers jours : le port du voile chez certaines accompagnatrices scolaires. « Le double langage. On n’y comprend plus rien du tout. D’un côté M. Blanquer dit que le voile n’est pas souhaitable, pas seulement dans les sorties scolaires, mais dans toute la société. Mais en même temps, il ne veut pas légiférer » a-t-il déploré à la sortie des questions d’actualité au Sénat.

En effet, quelques minutes plus tôt le Premier ministre a expliqué qu’il y avait « des choses incroyablement plus efficaces à faire que de légiférer sur les sorties scolaires », balayant ainsi la proposition de loi de la sénatrice LR, Jacqueline Eustache-Brinio, sur « la neutralité religieuse des personnes concourant au service public de l’éducation », examinée à la fin du mois par la Haute assemblée.

« Avec M. Blanquer ou le Premier ministre actuel, jamais la loi de 2004 qui interdit le voile à l’école, n’aurait pu être votée. Ils se seraient défaussés sur les enseignants » veut croire Bruno Retailleau avant d’ajouter : « Et bien nous, nous voulons prendre nos responsabilités ».

« Ce que nous voulons faire, c’est de faire en sorte que l’école soit un sanctuaire. Nous considérons que les sorties scolaires sont la prolongation de l’école. Il y a une exigence de laïcité renforcée à l’école par ce qu’on a affaire à des jeunes, à des consciences en formation. La querelle des hommes doit rester à la porte » a-t-il détaillé.

 

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