Intermittents : Laurent Berger accuse Muriel Pénicaud de mentir et pointe « l’absence de courage » du gouvernement
Invité de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, est revenu sur le régime des intermittents du spectacle, épargné lors de la réforme de l’assurance chômage. Il renvoie la balle au gouvernement, voyant dans les propos de Muriel Pénicaud une « déloyauté totale ».​

Intermittents : Laurent Berger accuse Muriel Pénicaud de mentir et pointe « l’absence de courage » du gouvernement

Invité de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP, Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, est revenu sur le régime des intermittents du spectacle, épargné lors de la réforme de l’assurance chômage. Il renvoie la balle au gouvernement, voyant dans les propos de Muriel Pénicaud une « déloyauté totale ».​
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« Je crois que ça nous a tous fait hurler ». Invité à réagir aux propos de Muriel Pénicaud tenus dans le grand Jury sur le régime des intermittents, Laurent Berger s’est emporté contre la ministre du Travail, ce lundi sur le plateau de Public Sénat et LCP dans « Audition publique ». La ministre du Travail disait que sur le régime des intermittents, « c’est aux partenaires sociaux qu’il faut poser la question. C’est à eux de prendre la main, ils ont décidé de ne pas le faire ».

« L’affirmation de Muriel Pénicaud est fausse. Il n’y a jamais eu la question des intermittents sur la table parce qu’on nous a demandé de ne pas la traiter », affirme le secrétaire général de la CFDT. « Autant, on peut discuter pendant des heures sur le fait ou pas de toucher au régime des intermittents, autant le fait de nous mettre ça sur le dos, c’est totalement inacceptable. C’est totalement inacceptable et c’est cynique, renchérit-il, parce que c’est le gouvernement qui n’a pas voulu y toucher ».

Interrogé sur les raisons qui ont poussé le gouvernement à renoncer à modifier le régime des intermittents, Laurent Berger a expliqué qu’il « est très difficile aujourd’hui de toucher à un système qui est très coûteux pour l’assurance chômage et qui est utilisé notamment par l’audiovisuel public ».

« Ce n’est pas qu’une question de courage, mais il y a eu une absence de courage sans doute et les propos de Madame Pénicaud sont d’une déloyauté totale », a-t-il affirmé.

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