Irma: la polémique monte, le gouvernement affirme avoir été « à la hauteur »
Les critiques de l'opposition sur la gestion en amont du passage d'Irma se sont amplifiées dimanche, plusieurs voix réclamant une...

Irma: la polémique monte, le gouvernement affirme avoir été « à la hauteur »

Les critiques de l'opposition sur la gestion en amont du passage d'Irma se sont amplifiées dimanche, plusieurs voix réclamant une...
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Les critiques de l'opposition sur la gestion en amont du passage d'Irma se sont amplifiées dimanche, plusieurs voix réclamant une commission d'enquête parlementaire, alors que le gouvernement, qui multiplie les réunions de crise, affirme que l'Etat a été "à la hauteur".

Chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon a proposé "une commission d'enquête parlementaire pour savoir si l'on a prépositionné des forces militaires et civiles en nombre suffisant", et "plus de solidarité" internationale dans les zones confrontées aux ouragans, lors de l'émission Dimanche en politique sur France 3.

Une proposition similaire a été formulée au même moment au Grand Jury LCI/RTL/Le Figaro par le député LR Éric Ciotti. Il a aussi reproché "un défaut d'anticipation" et "une défaillance de l’État à Saint-Martin et Saint-Barthélemy", se disant "extrêmement choqué par les images de pillage".

Membre du même parti, Valérie Pécresse qui lançait dimanche son mouvement Libres! a appelé de son côté à une minute de silence pour les victimes, mais a expliqué sur BFMTV qu'elle se refusait à "polémiquer".

Le Parti socialiste a, lui, plaidé pour une "autorité en charge de la reconstruction" qui serait aussi chargée de "l'installation de dispositifs de prévention mieux adaptés, car il faudra tirer toutes les leçons de cette catastrophe".

L'ouragan Irma, qui s'est abattu mardi sur les Antilles, a fait au moins dix morts et sept disparus dans les îles françaises de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, selon un dernier bilan provisoire.

Un début de polémique politique est né après que la présidente du FN, Marine Le Pen, a dénoncé samedi un gouvernement n'ayant "rien anticipé", des moyens "tout à fait insuffisants", et des insulaires "obligés d'organiser leur propre défense".

- L'Etat "à la hauteur" -

Après une réunion de crise samedi soir, à l'issue de laquelle le Premier ministre Edouard Philippe a garanti "la mobilisation totale" de l'Etat et annoncé des renforts supplémentaires, l'Elysée a annoncé une nouvelle réunion dimanche entre le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb et Emmanuel Macron pour faire le point sur la situation.

Depuis Saint-Martin, la ministre des Outre-mer a martelé que l'Etat "a été à la hauteur". "Jamais je ne laisserai dire que les services de l'Etat, que les services de la collectivité territoriale n'auraient pas été à la hauteur. (...) Chacun ici a fait tout ce qu'il avait à faire", a martelé Annick Girardin.

Le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, avait auparavant soutenu lors du Grand Rendez-vous Europe1/Les Echos/CNews qu'"évidemment nous savions depuis quelques jours que le risque était extrêmement élevé".

"Evidemment nous avions mis des militaires, des services de soins, de santé en mobilisation en Guadeloupe, parce qu'il aurait été inopportun de les localiser sur le site à risque", a-t-il ajouté.

"Plus de 1.000 personnes sont immédiatement intervenues sur site", a encore souligné le porte-parole, vantant "un service de sécurité civile en France d'un niveau exceptionnel".

Samedi soir, Emmanuel Macron avait mis en avant sur Twitter le "doublement" des effectifs militaires et de police pour "renforcer rapidement la sécurité des sinistrés".

"Pourquoi toutes ces mesures n'ont-elles pas été prises avant?", a demandé dimanche le député FN Gilbert Collard, considérant que "le gouvernement avait à peu près cinq jours pour se préparer" avant l'arrivée d'Irma.

Les secours, militaires et forces de l'ordre dépêchés sur l'île atteindront le nombre de 2.000 effectifs d'ici dimanche soir, a annoncé Mme Girardin.

L'ex-Premier ministre de Jacques Chirac, Dominique de Villepin, soutien d'Emmanuel Macron, a jugé sur BFMTV que l'heure n'était pas à la polémique car "nous sommes dans l'urgence absolue". Au-delà, il faudra "réfléchir à des solutions nouvelles" prenant en compte "ces nouvelles menaces", a-t-il dit, évoquant "le pré-positionnement de forces avant la période cyclonique dans ces régions" ou "la mutualisation des forces avec les pays voisins".

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