Islamisme et « société de vigilance »: les maires répondent « présents » (Baroin)
"Les maires répondront présents" à l'appel d'Emmanuel Macron à bâtir "une société de vigilance" contre la radicalisation...

Islamisme et « société de vigilance »: les maires répondent « présents » (Baroin)

"Les maires répondront présents" à l'appel d'Emmanuel Macron à bâtir "une société de vigilance" contre la radicalisation...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"Les maires répondront présents" à l'appel d'Emmanuel Macron à bâtir "une société de vigilance" contre la radicalisation islamiste, a assuré mercredi François Baroin, président de l'AMF, tout en soulignant la nécessité d'être "méthodiques" pour éviter "tout amalgame".

"Le président de la République, s'il appelle à une société de vigilance, doit mettre tous les acteurs autour de la table", a aussi souhaité sur franceinfo le président (LR) de l'Association des maires de France, réclamant "beaucoup plus de coordination, de transmission des informations" des services de renseignement aux élus locaux.

Le chef de l'Etat "a naturellement raison d'appeler à la solidarité nationale" et "évidemment les maires répondront présents comme ils l'ont toujours fait lorsqu'il s'agit d'ordre public et de préservation de nos fondamentaux républicains", a-t-il ajouté.

"Maintenant, il faut le décliner, il faut certainement des critères très objectifs sur ce qu'est un phénomène de radicalisation" et y "réfléchir de manière presque scientifique, (...) être très très précis, très pointu et très méthodique", a-t-il souligné.

Il faut "un process qui nous protège juridiquement dans l'accès à des données personnelles", a relevé M. Baroin, par ailleurs maire de Troyes, notant qu'"on est dans des zones grises sur des sujets de cette nature" car "le maire est responsable de la tranquillité du voisinage", "pas de l'ordre public".

Il a souligné la nécessité "fondamentale" de "rester dans un Etat de droit" et mis en garde contre "l'amalgame, le pire des dangers", et le "risque de cristalliser une partie de la communauté musulmane autour d'un sentiment de rejet".

"Est-ce que les gens qui sont des lanceurs d'alerte en la matière sont assez protégés, on a un travail immense à faire là-dessus", a-t-il aussi noté.

Revenant sur le fait que les maires n'ont "pas toujours" connaissance de la présence de fichés S sur leur territoire, il a évoqué le cas d'un imam proche d'un tueur du Bataclan qui était installé sur sa commune, "signalé, fiché S, suivi, condamné, et qui continuait de faire des prêches alors qu'il était en surveillance judiciaire", une situation dont selon lui ni le maire ni le préfet n'avaient été mis au courant.

Partager cet article

Dans la même thématique

France Le Pen
8min

Politique

Marine Le Pen / Jordan Bardella : « L’idée d’un ticket a convaincu tout le monde, chacun pallie les éventuels défauts de l’autre dans la perception des Français », selon le sénateur RN Christopher Szczurek

Désormais candidate pour la présidentielle, Marine Le Pen entend mener campagne aux côtés de Jordan Bardella, « plan B » du RN qui sera son premier ministre, en cas d’élection. Mais seront-ils réellement complémentaires ? Ou entre les différences de fonds et l’ambition, une rivalité peut-elle naître ? Au RN, on assure qu’« ils forment un très bon duo ».

Le

Islamisme et « société de vigilance »: les maires répondent « présents » (Baroin)
3min

Politique

Sébastien Lecornu annonce un projet de loi fin juillet pour tripler les peines encourues pour diffusion de faux contenus en période électorale

Interrogé par Claude Malhuret (Horizons) sur le risque de prolifération de contenus politiques créés ou modifiés par l’intelligence artificielle durant la campagne présidentielle, le Premier ministre a annoncé une réponse législative. Selon lui, les « peines aujourd'hui ne sont pas suffisamment dissuasives ».

Le

Islamisme et « société de vigilance »: les maires répondent « présents » (Baroin)
3min

Politique

Narcotrafic : Sébastien Lecornu annonce un projet de loi pour durcir les sanctions du délit de corruption passive

Lors des questions d’actualité au gouvernement au Sénat, le Premier ministre est revenu sur l’action du gouvernement en matière de lutte contre le narcotrafic, en rappelant les tests de dépistage de drogues désormais imposés dans les ministères. Il a annoncé, également, un texte de loi visant à durcir les sanctions des agents de l’Etat qui se rendraient coupables de corruption passive.

Le