« Je vous ai compris »: Macron paraphrase de Gaulle
"Je vous ai compris": Emmanuel Macron a paraphrasé samedi la célèbre phrase du général de Gaulle pendant la guerre d'Algérie pour...

« Je vous ai compris »: Macron paraphrase de Gaulle

"Je vous ai compris": Emmanuel Macron a paraphrasé samedi la célèbre phrase du général de Gaulle pendant la guerre d'Algérie pour...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

"Je vous ai compris": Emmanuel Macron a paraphrasé samedi la célèbre phrase du général de Gaulle pendant la guerre d'Algérie pour répondre à la polémique sur ses propos sur la colonisation "crime contre l'humanité", reconnaissant "avoir blessé" de nombreux pieds-noirs.

"Donc je le dis aujourd'hui, à chacun et chacune dans vos conditions, dans vos histoires, dans vos traumatismes, parce que je veux être président, je vous ai compris et je vous aime. Parce que la République, elle doit aimer chacun!", a lancé le candidat d'En marche! à la fin de son meeting à Toulon, où il a tenté de clore la polémique.

S'adressant aux rapatriés d'Algérie et aux anciens combattant et victimes de la guerre (1954-1962), M. Macron les a appelés "à ne pas céder à la haine".

"Cette haine, ce ressentiment que vous pouviez avoir, cette peur et cette frustration, elle a été récupérée, ici dans ces terres, on l'a vu dehors, par des marchands de la haine", a lancé M. Macron, dont le meeting a été perturbé par une manifestation de pieds-noirs, organisée à l'appel du Front national.

Début juin 1958, le général de Gaulle, tout juste revenu au pouvoir, avait lancé un retentissant "je vous ai compris" à Alger, dans un discours où il tentait à la fois de s'adresser aux indépendantistes algériens du FLN, aux militaires français et aux civils pieds-noirs en pleine guerre d'Algérie.

Dans une longue tirade de plusieurs minutes, chargée d'émotion mais parfois confuse, M. Macron a de nouveau refusé de "revenir" sur ses propos ou de s'"excuser". Mais au lieu de "crimes contre l'humanité", il a cette fois parlé de "crimes contre l'humain".

"Je ne veux pas revenir sur les haines recuites, mais j'ai en même temps nommé les choses. On ne vous a dit, ou vous n'avez voulu entendre, qu'une partie de la chose".

"J'ai dit en effet les responsabilités de la France quant à son passé, pas simplement en Algérie, quant à notre passé colonial". "Et on doit le regarder en face ce passé colonial, et oui, c'est un passé dans lequel il y a des crimes contre l'humain", a-t-il dit.

Emmanuel Macron s'est encore dit "désolé" d'avoir "blessé" et "offensé", "parce que je ne voulais pas vous blesser, relisez ce que j'ai dit".

A l'appel notamment du Front national, quelque 150 personnes se sont rassemblées devant le principal accès du meeting organisé au Zénith de Toulon, aux cris de : "Macron trahison".

Partager cet article

Dans la même thématique

« Je vous ai compris »: Macron paraphrase de Gaulle
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Paris : Vote on the 2026 budget bill at the Senate
8min

Politique

[Série 4/4] Macron et le Sénat, 10 ans de relations : du « Sénat bashing » à « une forme d’aura » retrouvée

Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Dix ans de macronisme auront finalement permis au Sénat, souvent critiqué, de redorer son blason. Rôle de contre-pouvoir renforcé avec les commissions d’enquête, travail législatif mis en lumière, hémicycle apaisé et constructif par rapport à l’Assemblée : c’est la recette qui a permis à la Haute assemblée de réaffirmer son rôle institutionnel.

Le

« Je vous ai compris »: Macron paraphrase de Gaulle
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

francois-patriat-en-septembre-dernier-photo-sipa-jeanne-accorsini-1680805422
6min

Politique

« Adieu Fanfan » : le sénateur François Patriat, ancien socialiste, fidèle d'Emmanuel Macron est mort à l'âge de 83 ans 

Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.

Le