Jean-Baptiste Gastinne (LR) a été élu samedi matin, lors d'un conseil municipal extraordinaire, maire du Havre en remplacement de Luc Lemonnier, contraint à la démission après la diffusion de photos de lui nu par une femme qui se dit victime de ses avances.
Premier adjoint dans l'équipe de M. Lemonnier, successeur à la tête de la ville portuaire du Premier ministre Edouard Philippe, M. Gastinne a obtenu, sur un total de 59 inscrits, 44 suffrages sur 49 exprimés, cinq votes étant nuls ou blancs.
Âgé de 51 ans, Jean-Baptiste Gastinne, historien de formation, assurait les fonctions de maire par intérim depuis la démission de Luc Lemonnier le 21 mars.
Outre de son mandat de maire, M. Lemonnier a également démissionné de ses fonctions de vice-président et de conseiller du Conseil départemental de Seine-Maritime.
Le parquet du Havre a classé sans suite une plainte que M. Lemonnier avait déposée le 31 mai 2018 pour diffamation et diffusion de photos intimes de sa personne sans son accord. La femme visée par la plainte et son mari ont eux fait l'objet d'un rappel à la loi.
Le maire du Havre Luc Lemonnier (d) et le Premier ministre Edouard Philippe, le 20 mai 2017
AFP/Archives
France Bleu Seine-maritime a diffusé le témoignage anonyme de trois femmes, dont celle visée par la plainte classée, qui disent avoir reçu des photos similaires et accusent M. Lemonnier de messages déplacés.
Âgé 50 ans et père de quatre enfants, Luc Lemonnier avait remplacé en mai 2017 l'actuel Premier ministre Edouard Philippe, dont il est proche, à la tête de la ville portuaire de plus de 170.000 habitants
Dans une lettre au ton ferme envoyée la semaine dernière à ses ministres, le chef du gouvernement leur demande de corriger leur copie pour le budget 2027. Un message transmis avant un débat budgétaire tendu par la situation des finances publiques et la campagne présidentielle.
Après les violences et dégradations commises en marge de la victoire du PSG en Ligue des champions, le gouvernement va présenter un projet de loi « visant à faire assumer directement aux auteurs, le coût des déclarations commises dans l’espace public ». Un principe du « casseur-payeur » déjà inscrit dans le texte « anti casseurs » de Bruno Retailleau avant d’être modifié avant son adoption finale en raison d’un risque d’inconstitutionnalité.
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