Jean-Baptiste Lemoyne « veut être utile autant que besoin » aux côtés de Le Drian
Le sénateur Jean-Baptiste Lemoyne, premier LR à avoir rallié Macron, a été nommé secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian. Une récompense pour ce fidèle du Président.

Jean-Baptiste Lemoyne « veut être utile autant que besoin » aux côtés de Le Drian

Le sénateur Jean-Baptiste Lemoyne, premier LR à avoir rallié Macron, a été nommé secrétaire d’État auprès du ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Yves le Drian. Une récompense pour ce fidèle du Président.
Public Sénat

Par Alice Bardo (images : Quentin Calmet et Mounir Soussi)

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C’est « avec un peu d’émotion et une grande fierté » que Jean-Baptiste Lemoyne a appris qu’il entrait au gouvernement Philippe II. « Quelques heures » avant l’annonce de sa composition par le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler, il a reçu un appel du Premier ministre Édouard Philippe. Avec Emmanuel Macron, « ils ont pensé à (lui) pour seconder » Jean-Yves Le Drian, relate le sénateur au micro de Public Sénat.

C’est « avec un peu d’émotion et une grande fierté » que Jean-Baptiste Lemoyne a appris qu’il entrait au gouvernement Philippe II
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« Seconder pour être utile autant que besoin à ses côtés », précise-t-il. Et ses attributions se limiteront au périmètre des Affaires étrangères, puisque c’est Nathalie Loiseau qui sera en charge des Affaires européennes auprès du ministre.  De quoi satisfaire le secrétaire d’État qui se dit « passionné » par les relations internationales et diplomatiques « depuis toujours ».

Ce fidèle d’Emmanuel Macron, « En Marche » depuis la première heure, assure qu’il ne s’agit nullement d’une récompense pour sa loyauté. Il a été nommé pour « apporter sa pierre à l’édifice pour assurer une mission très vaste, celle de redonner la confiance aux Français ». Il salue au passage les choix de l’exécutif pour les autres membres du gouvernement : « Des profils très différents, un gouvernement paritaire, des personnalités issues de la société civile, de la droite, de la gauche, du centre. » « Ce qui compte ce n’est pas d’où l’on vient mais le fait qu’on veuille regarder dans la même direction et qu’on veuille agir ensemble dans ce collectif. » Jean-Baptiste Lemoyne a beau être novice au gouvernement, il parle déjà comme un ministre.

Lemoyne : « Ce qui compte ce n’est pas d’où l’on vient mais le fait qu’on veuille regarder dans même direction et qu’on veuille agir ensemble dans ce collectif. »
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