Le premier ministre a assuré, lors du congrès des Régions de France, que l’Etat était aux côtés des collectivités, même s’il a reconnu qu’elles devaient porter une part des conséquences de la crise. Il « s’engage » à « associer » les régions au plan de relance. Jean Castex assume « d’ouvrir le robinet » sur le plan financier. « C’est nécessaire et surtout ça marche », soutient le premier ministre.
Jean Castex aux régions : « L’Etat ne laisse pas tomber les collectivités territoriales »
Le premier ministre a assuré, lors du congrès des Régions de France, que l’Etat était aux côtés des collectivités, même s’il a reconnu qu’elles devaient porter une part des conséquences de la crise. Il « s’engage » à « associer » les régions au plan de relance. Jean Castex assume « d’ouvrir le robinet » sur le plan financier. « C’est nécessaire et surtout ça marche », soutient le premier ministre.
Par Public Sénat
Temps de lecture :
4 min
Publié le
Mis à jour le
L’Etat est aux côtés des collectivités, jusqu’à un certain point. C’est le message qu’est venu apporter le premier ministre Jean Castex, en clôture du congrès de Régions de France. Il a défendu le projet de loi « 3DS » sur la décentralisation, la différenciation, la déconcentration et la simplification. Déjà adopté par le Sénat, il sera examiné par les députés le 6 décembre. Le texte 3DS, « c’est un texte sans doute pas porteur du grand soir que vous attendez, mais qui contient beaucoup d’avancées pour la France des territoires ».
Sur les finances locales, il assure que l’Etat a été présent auprès des collectivités, depuis la crise du covid-19. « L’impact de la crise sur vos finances a été lourd. 4 milliards d’euros », soit « 1,7 % de vos budgets de fonctionnement » mais « si on n’était pas intervenu, c’était 2,1 % ». Le premier ministre ajoute : « L’Etat n’a pas laissé tomber complètement les collectivités territoriales dans cette crise au plan financier. Elles ont effectivement partagé une petite part du fardeau de la crise, aux côtés de l’Etat. C’est aussi une façon d’exprimer la solidarité nationale. […] Mais nous ne vous laissons pas tomber ».
« En cohérence », « le gouvernement tiendra son engagement de neutraliser toutes les conséquences des impôts de production, en compensant l’an prochain la baisse des frais de gestion perçus au titre du financement de la formation professionnelle. C’est un engagement fort à hauteur de 107 millions d’euros, qui portera la compensation totale à 127 millions d’euros. Et nous n’en resterons pas là », prévient Jean Castex. Sur les pertes tarifaires liées aux transports, grosse demande de certaines régions comme l’Ile-de-France, le gouvernement « travaille » sur le sujet. « Je me suis engagé à régler la situation », assure le premier ministre.
« Nous avons besoin de travailler ensemble »
« L’Etat ne laisse pas tomber les collectivités territoriales, car l’urgence pour le pays c’est l’investissement », insiste Jean Castex. Il « s’engage » à « associer » les régions au plan de relance « France 2030 », notamment « dans certains secteurs ». La présidente de Régions de France, la socialiste Carole Delga, vise notamment les secteurs de l’automobile et de l’aéronautique. Elle sera reçue la semaine prochaine par le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, à ce sujet. « Nous avons besoin de travailler ensemble, l’Etat et les collectivités territoriales, main dans la main. Et vous pouvez vous-même investir », insiste le locataire de Matignon.
Il s’étonne au passage des critiques sur les dépenses de l’exécutif depuis la crise. « J’entends certains qui me disent « le robinet est ouvert ». Ce sont les mêmes qui viennent me demander, « j’en veux un peu plus… » C’est indispensable. Même le FMI nous a dit « surtout pas d’austérité, continuez à relancer le pays ». C’est ce qu’on va faire parce que c’est nécessaire et surtout parce que ça marche », lance le premier ministre. Regardez :
Si les régions veulent par ailleurs voir leur rôle renforcé en termes de formation ou de politique de l’emploi, Jean Castex souligne que 3DS prévoit « une meilleure coordination entre pôle emploi et les régions, notamment pour la formation des chômeurs. Et nous allons continuer à en discuter ». C’est la question derrière des 300.000 emplois non pourvus. Le gouvernement entend en faire un sujet prioritaire ces prochains mois.
Grandir dans l’ombre du pouvoir oblige à se construire autrement, a fortiori lorsque votre existence relève du secret d’Etat. Mazarine Pingeot, « fille cachée » de François Mitterrand y est parvenue. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages, la philosophe publie ces jours-ci Inappropriable (ed. Climats Flammarion), un essai ambitieux sur la relation entre l’homme et l'intelligence artificielle. Invitée de Rebecca Fitoussi dans l’émission Un monde, un regard, elle revient sur une enfance hors du commun.
La tension est redescendue après l'inquiétante escalade de Donald Trump sur le Groenland. Mais l’épisode n’est peut-être pas clos, tant le contenu du fameux accord conclu à Davos reste opaque. Il a laissé des traces et beaucoup de questions. Emmanuel Macron parle d'un appel à un réveil stratégique pour les 27. À l'inverse, le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a mis en garde les Européens contre toute tentation de divorce. Alors jusqu’où devons-nous et pouvons-nous nous émanciper des États-Unis ? Faut-il en particulier s’empresser de ratifier l'accord commercial conclu au mois de juillet ? Ici l'Europe ouvre le débat avec les eurodéputés Bernard Guetta (France, Renew), Zeljana Zovko (Croatie, PPE) et Rasmus Nordqvist (Danemark, Verts/ALE).
A Paris, Montpellier ou Avignon, quelques élus des Ecologistes prennent leur distance avec le parti pour rejoindre LFI. Ils dénoncent la stratégie d’alliance locale avec le PS. « C’est marginal », minimise le sénateur Thomas Dossus, qui y voit un mouvement d’humeur « opportuniste » de certains. Malgré les tensions, il espère encore des rapprochements avec les Insoumis au second tour.
Depuis plusieurs mois, les signalements d’agressions sexuelles et de comportements suspects se multiplient dans le périscolaire. L’enquête de Cash Investigation en a révélé les failles, derrière ce service public du quotidien, fréquenté chaque jour par des millions d’enfants, se dessine un système fragilisé, miné par la précarité des personnels, des contrôles défaillants et une responsabilité politique désormais au cœur de la bataille municipale parisienne.