Jean Castex : « La politique d’exportation d’armes est un pilier de notre diplomatie et de notre politique de défense »
À l’occasion des questions au gouvernement au Sénat, mercredi 8 décembre, le Premier ministre Jean Castex a été vivement interpellé par le sénateur Guillaume Gontard (Gest) sur la vente de 80 Rafale et d’hélicoptères aux Emirats arabes unis. Il déplore « une realpolitik cynique ».

Jean Castex : « La politique d’exportation d’armes est un pilier de notre diplomatie et de notre politique de défense »

À l’occasion des questions au gouvernement au Sénat, mercredi 8 décembre, le Premier ministre Jean Castex a été vivement interpellé par le sénateur Guillaume Gontard (Gest) sur la vente de 80 Rafale et d’hélicoptères aux Emirats arabes unis. Il déplore « une realpolitik cynique ».
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« La France erre aujourd’hui dans une realpolitik cynique, en particulier sur les ventes d’armes. Notre diplomatie, longtemps fer de lance d’une politique qui se voulait humaniste, a-t-elle une autre fonction que de réhabiliter la balance commerciale quoiqu’il en coûte ? » Telle est l’interrogation du sénateur Guillaume Gontard (Groupe Ecologique – Solidarité et Territoires) à Jean Castex lors des questions au gouvernement au Sénat, mercredi 8 décembre, après une intervention musclée et une énumération de ce qui représente, pour lui, les errements de la politique étrangère française.

« La diplomatie française est active ces derniers temps. Hélas pas pour négocier un accord ambitieux pour le climat, pas pour lever les brevets des vaccins afin d’en finir avec la pandémie, pas non plus pour la promotion des droits humains et la libération des prisonniers politiques ou pour s’opposer à la nomination d’un tortionnaire à la tête d’Interpol », regrette-t-il, avant d’attaquer sur la vente de « Rafale à l’Egypte et aux Emirats arabes unis qui viendront notamment moderniser les bombardements de civils au Yémen ».

La vente fait « partie intégrante de la réponse globale de la France aux enjeux sécuritaires »

Jean Castex assure prestement ne pas partager « la présentation faite de la situation et l’appréciation portée sur le récent contrat signé par Dassault ». Celui-ci a été conclu le 3 décembre alors d’une visite d’Emmanuel Macron à Dubaï. Il concerne l’acquisition de 80 avions Rafale, 12 hélicoptères Caracal et d’éléments associés par les Emirats arabes unis. La commande s’élève à 196 milliards d’euros. Le Premier ministre rappelle que « la politique d’exportation d’armes est un pilier de notre diplomatie et de notre politique de défense. Elle fait partie intégrante de la réponse globale de la France aux enjeux sécuritaires ». Cette politique est conforme aux engagements internationaux en « matière de maîtrise des armements, de désarmement, de non-prolifération, de régulation du commerce des armes ».

Jean Castex défend la signature de ce contrat, « le résultat d’un partenariat ancien et matérialisé par des accords de défense et la présence de bases françaises aux Emirats arabes unis ». Sur le plan économique, ce contrat « va soutenir plusieurs milliers d’emplois dans les 400 entreprises françaises qui travaillent pour le programme Rafale ». Ces ventes, conclut-il, confirment « l’excellence de la technologie française ».

» Lire aussi : Exportation d’armes, quel contrôle ?

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