Jean-Pierre Raffarin : « C’est le bon âge pour tenter d’autres aventures »
Jean-Pierre Raffarin a annoncé ce matin, dans une tribune publiée par La Nouvelle République, qu’il se retirait de la « vie politique élective ». Le sénateur de la Vienne s’est exprimé en exclusivité au micro Public Sénat pour expliquer son choix et évoquer ses projets.

Jean-Pierre Raffarin : « C’est le bon âge pour tenter d’autres aventures »

Jean-Pierre Raffarin a annoncé ce matin, dans une tribune publiée par La Nouvelle République, qu’il se retirait de la « vie politique élective ». Le sénateur de la Vienne s’est exprimé en exclusivité au micro Public Sénat pour expliquer son choix et évoquer ses projets.
Public Sénat

Par Alice Bardo

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Je quitte la vie politique élective, mais je reste un homme politique », tient à préciser Jean-Pierre Raffarin. Âgé de 69 ans,  le sénateur de la Vienne estime que « c’est le bon âge pour tenter d’autres aventures ». Il va notamment créer Leaders for Peace, une ONG « qui va mobiliser des leaders, qui vont expliquer les situations de crise qui peuvent devenir des situations de guerres mondiales ».

« Les grandes puissances sont de plus en plus égoïstes (…) Je voudrais amener de la solidarité pour protéger ce qu’il y a de plus cher, c’est-à-dire les progrès de l’humanité », explique celui qui était à la tête de la commission des Affaires étrangères depuis 2014.

L’ancien Premier ministre n’est pas près d’oublier sa carrière au Sénat, cette « formidable maison de liberté » : « On peut y faire entendre sa voix et assumer les responsabilités de la République.» Il y appréciait particulièrement qu’il n’y ait « pas de clivages qui sont dévorants », ni « de pression de l’actualité ». Finalement, « le Sénat, c’est un peu une chambre de l’essentiel », conclut-il.

Jean-Pierre Raffarin laisse place à la nouvelle génération, à qui il « doit faire confiance ». 

Partager cet article

Dans la même thématique

Sammy Baloji, Clémentine Samba Mushidi, Kasaji, province du Lualaba, 2018 – Avec l’aimable autorisation de l’artiste et de la galerie Imane Farès, Paris
4min

Politique

« Les festivals de l’été » : Aux rencontres photographiques d’Arles « Nous apportons le doute sur ce qu’on voit » revendique son directeur 

C’est le rendez-vous estival des amateurs de photographie. Pour leur 57ème édition, les Rencontres de la photographie d'Arles mettent à l’honneur le travail de photographes africains. Des nouveaux regards sur un continent central et une invitation renouvelée à une compréhension complexe de la réalité du monde, loin des images et des vérités assénées par les médias sociaux, comme le revendique son directeur Christoph Wiesner.

Le

Jean-Pierre Raffarin : « C’est le bon âge pour tenter d’autres aventures »
4min

Politique

« Dans le monde politique et de l’entreprise, le pouvoir dénature les gens », observe Elisabeth Moreno

Si devenir ministre lui a permis de faire avancer la cause des femmes, elle a aussi, pendant deux ans, découvert l’envers du monde politique. Entre « carriérisme », environnement masculin et manque de soutien pour faire avancer le féminisme, Elisabeth Moreno revient sur ses combats, son expérience gouvernementale et les travers du pouvoir au micro de Rebecca Fitoussi, dans l’émission Un monde, un regard.

Le

Heat Wave in the North
5min

Politique

La justice ordonne le démantèlement de « mégabassines » en Charente-Maritime : les agriculteurs condamnés invoquent la loi d’urgence agricole et font appel

Neuf agriculteurs ont été condamnés par la justice, jeudi 23 juillet, à démanteler quatre retenues d’eau qu’ils utilisent illégalement depuis dix-sept ans. Ils ont annoncé faire appel et se fondent sur le prétendu « décalage » entre cette décision et la loi d’urgence agricole tout juste adoptée, très favorable au développement de ces « bassines ».

Le

PARIS, Conseil constitutionnel, Constitutional Council, Palais Royal
7min

Politique

Le Conseil constitutionnel est-il devenu un arbitre sursollicité ?

Longtemps perçu comme le gardien discret de la Constitution, le Conseil constitutionnel s’impose aujourd’hui comme l’un des acteurs incontournables de la vie politique. Jamais autant saisi sur les lois votées par le Parlement depuis une quinzaine d’années, il est devenu le passage obligé des textes les plus sensibles. Loin d'un dysfonctionnement, cette hyper-activité traduit les nouvelles dynamiques du pouvoir sous l'ère de la « majorité relative ».

Le