Jean-René Lecerf : « Les départements, c’est l’assurance-vie de la République »
Le président du département du Nord, Jean-René Lecerf, était l’invité de Politique 360, sur Public Sénat. Il espère que son cri d’alarme sur la situation financière désastreuse de certains départements sera entendu par l’État.

Jean-René Lecerf : « Les départements, c’est l’assurance-vie de la République »

Le président du département du Nord, Jean-René Lecerf, était l’invité de Politique 360, sur Public Sénat. Il espère que son cri d’alarme sur la situation financière désastreuse de certains départements sera entendu par l’État.
Public Sénat

Par Alice Bardo

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Bien que la situation financière de son département soit en voie de s’améliorer, Jean-René Lecerf se refuse à crier victoire : « Il faut être très prudent lorsqu’on dit que ça va mieux. On a à peine effectué des efforts considérables de politique volontaire pour le retour à l’emploi des allocataires du RSA qui, c’est vrai, produisent des résultats positifs. »

Mais il n’y a pas que le financement du Revenu de solidarité active (RSA), de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), ou encore de la prestation de compensation du handicap (PCH) qui plombe le budget des départements. L’accueil des mineurs étrangers isolés, également à leur charge, coûte cher. Et d’autant plus face à l’afflux croissant de personnes migrantes. Le président du Conseil départemental du Nord estime « une facture qui pourrait passer en une année de 30 à 60 millions d’euros ». Et d’ajouter : « Il y a un vrai problème! »

Pour autant, Jean-René Lecerf ne compte pas s’apitoyer sur le sort des départements : « On n’est pas le chœur des pleureuses, mais il ne faut pas que l’État oublie que les départements c’est l’assurance-vie de la République. » « Les seules qui remettent à l’emploi des personnes éloignées de l’emploi ce sont les entreprises, avec l’appui des départements », renchérit-il.

« Si les départements n’arrivent pas à équilibrer leurs comptes, c’est une explosion qui se fera au niveau du pays, et ça il faut aussi que l’État l’entende. »

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