Jérusalem : « la réaction du président Macron est la bonne », selon Dallier
Le sénateur  (LR) Philippe Dallier et la sénatrice (EELV) Esther Benbassa ont dénoncé la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël.

Jérusalem : « la réaction du président Macron est la bonne », selon Dallier

Le sénateur  (LR) Philippe Dallier et la sénatrice (EELV) Esther Benbassa ont dénoncé la décision de Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Mercredi 6 décembre, Donald Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël. Depuis, les réactions hostiles à cette décision fusent et le Hamas a appelé à une nouvelle Intifada.

Le sénateur (LR) Philippe Dallier, président du groupe d’amitié France-Israël, déplore le choix américain : « Ce qu’on attend des États-Unis, c’est de faire avancer le processus de paix (…) La décision de Donald Trump va exactement dans le sens opposé et elle est tout à fait regrettable. Ce qu’il y a à craindre maintenant ce sont des affrontements qui sont en train de se produire. J’espère qu’on saura arrêter tout ça. »

Interrogé sur l’intervention d’Emmanuel Macron désapprouvant la décision américaine et soulignant l’importance de la solution de deux États (Israël et la Palestine), Philippe Dallier a répondu clairement : « La réaction du président Macron est la bonne. Il a rappelé ce qui a toujours été la position de la France. » 

« Une diplomatie à la légère »

La sénatrice (EELV) Esther Benbassa, membre du groupe d’amitié France-Palestine, est, elle aussi, en désaccord total avec le choix du président américain concernant Jérusalem : « Cette décision fait partie d’une diplomatie à la légère, vu l’ampleur de la question (…) C’est une décision lourde de conséquence. »

La sénatrice y voit des visées électoralistes pour Donald Trump : « Son électorat est évangéliste, c’est un électorat très important. A cela doit s’ajouter aussi le lobby pro-israélien ».

Et de conclure : « Aujourd’hui, dire que Jérusalem va devenir la capitale de l’État d’Israël signifie qu’il n’y aura pas de paix. »

Esther Benbassa : « Aujourd’hui, dire que Jérusalem va devenir la capital de l’Etat d’Israël signifie qu’il n’y aura pas de paix. »
03:20

Partager cet article

Dans la même thématique

Hungary US Vance
7min

Politique

Elections en Hongrie : « Orban est comblement bousculé dans cette campagne »

Dimanche, les élections législatives en Hongrie s’annoncent à haut risque pour Viktor Orban. Le Premier ministre nationaliste, proche du Kremlin, est distancé dans les sondages par son principal opposant, Péter Magyar. L’eurodéputé a choisi de mener une campagne de terrain sur des thèmes de politique intérieure, en mettant en exergue les dérives du régime en place depuis 16 ans.

Le

illustration: petite Mairie et son drapeau francais.
3min

Politique

Une tribune signée Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christine Taubira appelle les femmes à « prendre le pouvoir » dans les intercommunalités

Avec seulement 12 % de femmes à la tête d’une intercommunalité, ces dernières restent exclues de ces postes clefs, en dépit de la parité. Une tribune, signée par Cécile Duflot, Laurence Rossignol, Sandrine Rousseau et Christiane Taubira, dénonce la situation et appelle à changer la donne.

Le

L’Assemblée nationale valide la suspension de la réforme des retraites
4min

Politique

Travail le 1er mai : après son rejet à l’Assemblée, le texte file en commission mixte paritaire où députés et sénateurs devront s’accorder

Les députes macronistes ont fait rejeter vendredi à l’Assemblée une proposition de loi sénatoriale qu’ils soutenaient visant à autoriser les salariés des boulangeries et fleuristes à travailler le 1er mai. Une manière de s’éviter des débats tendus face à une gauche vent debout contre la mesure. Les députés de la majorité espèrent s’accorder avec les sénateurs en commission mixte paritaire dans les prochains jours.

Le

Jérusalem : « la réaction du président Macron est la bonne », selon Dallier
4min

Politique

Jeux vidéo : chez Ubisoft, les dirigeants prônent désormais la « tolérance zéro » vis-à-vis des comportements toxiques

Dans la poursuite de leurs travaux sur les jeux vidéo, la délégation aux droits des femmes du Sénat auditionnait, ce jeudi, les représentants du géant Français, Ubisoft. Une entreprise marquée par la vague Metoo en 2020 avec des révélations sur des comportements toxiques au plus haut niveau. Depuis, de nombreuses mesures ont été prises pour faire de la lutte contre le harcèlement « une priorité fondamentale » de l’entreprise, assure Cécile Russeil, vice-présidente exécutive.

Le