Jérusalem: Pour Bayrou, Trump « verse de l’huile sur le feu »
"Pour moi, l'initiative de Trump, c'est verser de l'huile sur le feu", a dénoncé jeudi l'ex-garde des Sceaux François Bayrou au...

Jérusalem: Pour Bayrou, Trump « verse de l’huile sur le feu »

"Pour moi, l'initiative de Trump, c'est verser de l'huile sur le feu", a dénoncé jeudi l'ex-garde des Sceaux François Bayrou au...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"Pour moi, l'initiative de Trump, c'est verser de l'huile sur le feu", a dénoncé jeudi l'ex-garde des Sceaux François Bayrou au lendemain de la décision du président américain de reconnaître Jérusalem capitale de l'Etat d'Israël.

"Qu'est ce qui est frappant dans le moment que nous vivons? c'est qu'il y a des gens qui jouent avec des allumettes sur des barils de poudre. Si vous pensez à la Corée du Nord, si vous pensez à Trump, les deux ensemble, alors vous voyez qu'il y a d'immenses crises prêtes à exploser et qu'il y a des gens qui n'hésitent pas à allumer tous les détonateurs pour que l'explosion devienne de plus en plus critique", a asséné le président du MoDem lors de l'émission "Questions d'info" LCP-franceinfo-Le Monde-AFP.

"Pour moi, l'initiative de Trump, c'est verser de l'huile sur le feu (...) Ce n'est pas selon moi pour faire progresser une solution au Moyen Orient, c'est pour favoriser son propre statut dans la vie politique américaine et mobiliser des soutiens autour de lui", a-t-il renchéri.

"Si j'étais le président des Etats-Unis, ou si j'étais autour du président des Etats-Unis, je m’inquièterais pour l'image de l'Amérique dans cette région du monde et pour les Américains (...) Vous voyez bien les appels à l'intifada. Tout se met en branle. Je ne sais pas jusqu'où ira la réaction en chaîne (...)", a-t-il dit.

Alors que la communauté internationale craint l'embrasement dans cette partie du monde, le mouvement islamiste Hamas a appelé jeudi matin à un nouveau soulèvement populaire palestinien (intifada).

Interrogé sur sa vision du conflit, M. Bayrou plaide pour une solution à deux Etats: "il n y a d'avenir pour ce pays et cette région du monde (...) que dans la reconnaissance réciproque des deux entités qui sont dans cette tension extrême, il n y a d'avenir que comme ca. Cela se traduit dans la langue diplomatique française par la solution à deux États avec Jérusalem comme capitale unique".

A Alger, le président français Emmanuel Macron a qualifié la décision américaine de "regrettable" et appelé à "éviter à tout prix les violences".

Partager cet article

Dans la même thématique

Jérusalem: Pour Bayrou, Trump « verse de l’huile sur le feu »
4min

Politique

LFI : « Jean-Luc Mélenchon donne l’impression que la gauche est plus dangereuse que le RN », déplore Pierre Jouvet (PS)

Invité de notre matinale, Pierre Jouvet a critiqué les prises de position récentes de Jean-Luc Mélenchon et a appelé les militants et élus Insoumis à se désolidariser des propos de leur leader politique. A l’approche des municipales, le PS exclut des alliances avec des Insoumis « qui ne condamnent pas les propos de Jean-Luc Mélenchon. »

Le

Elections Legislatives bureau de vote a Nice
9min

Politique

68 % des communes n’ont qu’une liste pour les municipales : « Démocratie confisquée » ou « illusion d’optique » liée au nouveau mode de scrutin ?

Pour les élections municipales, les deux tiers des communes connaissent déjà le nom de leur maire, car une seule liste a été déposée en préfecture. « C’est à cause de la transformation du mode de scrutin », qui généralise les listes paritaires pour les communes de moins de 1000 habitants, explique le sénateur PS Eric Kerrouche. Ne pas avoir le choix « n’est pas bon pour la démocratie », pointe le sénateur Horizons Franck Dhersin. Mais pour le socialiste, « ça systématise quelque chose qui était là auparavant ».

Le

President Donald Trump Delivers Joint Address To Congress in Washington
6min

Politique

Guerre en Iran : Donald Trump peut-il se passer de l’accord du Congrès américain ?

Après un week-end de tâtonnements, l’administration américaine et Donald Trump a finalement employé le terme de « guerre » pour qualifier l’intervention américaine en Iran. Une loi de 1973, permet certes au Président américain de déclencher une intervention militaire limitée, mais selon la Constitution, seul le Congrès a le pouvoir de déclarer la guerre. Deux résolutions vont être examinées au Congrès cette semaine pour tenter de limiter les pouvoirs de l’exécutif. Sans chances de succès, pour le moment. Explications.

Le