JO/Paris-2024: les dossiers des sept années à venir
D'ici au 2 août 2024, date de la cérémonie d'ouverture des JO parisiens au Stade de France, de nombreux dossiers et quelques pièges attendent le...

JO/Paris-2024: les dossiers des sept années à venir

D'ici au 2 août 2024, date de la cérémonie d'ouverture des JO parisiens au Stade de France, de nombreux dossiers et quelques pièges attendent le...
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

D'ici au 2 août 2024, date de la cérémonie d'ouverture des JO parisiens au Stade de France, de nombreux dossiers et quelques pièges attendent le comité d'organisation qui sera constitué début 2018 et présidé par Tony Estanguet.

- La gouvernance

L'unanimité qui a présidé à la nomination du triple champion olympique de canoë ne doit pas masquer les manœuvres en coulisses. Associés dans la candidature, le mouvement sportif représenté par le Comité national olympique (CNOSF), l'État et ses ministres, la Ville de Paris et sa maire, la Région et ses présidents successifs, ont toujours affiché une belle unité.

Mais la donne pourrait changer. "On sent déjà la volonté des politiques de reprendre la main sur le dossier en profitant des quelques mois" durant lesquels le comité de candidature va se muer en comité d'organisation (Cojo), confie ainsi un proche du dossier. "Le mouvement sportif va devoir lutter pour conserver le leadership."

Le Cojo, en ordre de marche en février 2018, restera pendant plusieurs mois composé d'une poignée de cadres dirigés par Estanguet et le directeur général, Etienne Thobois, et fonctionnera grâce aux premiers subsides du CIO.

L'équipe des jeux Olympiques de Paris-2024
L'équipe des jeux Olympiques de Paris-2024
AFP

Parallèlement se mettra en place le Solideo, chargé de superviser la livraison des équipements (villages et centre nautique). Présidé par Anne Hidalgo, la maire de Paris, la Solideo sera dotée de 60 millions d'euros et associera la présidente de la Région, Valérie Pécresse, responsable elle de la bonne livraison des transports dont l'extension est programmée par ailleurs dans le cadre du projet du Grand Paris.

- Les travaux et leurs factures

Ils sont, et ce fut l'un des arguments majeurs du dossier, relativement limités. Le Village des athlètes et le centre aquatique sont les deux plus grosses pièces à construire et leurs travaux sont prévus pour débuter en 2019 pour livraison respectivement en 2024 et 2023.

Une seconde Arena, plus petite que l'historique, sera également construite à Bercy. Enfin, nombre d'installations existantes seront rénovées dans l'optique des Jeux comme le stade de France ou la nef du Grand Palais. Soucieux du détail, le CIO a même inclus, lors de son audit du dossier, les travaux de rénovation de Roland-Garros, pourtant financés indépendamment des Jeux par la Fédération française de tennis, dans le budget JO.

Principaux sites prévus pour les jeux Olympiques à Paris
Principaux sites prévus pour les jeux Olympiques à Paris
AFP

Imposé par le CIO, l'aménagement des transports pour les personnes à mobilité réduite sera également réalisé sur ce budget des travaux pérennes estimé à 3,3 milliards d'euros, soit autant que celui du Cojo dédié à l'organisation et aux installations temporaires.

Alors que le Cojo est abondé par des fonds privés (1,45 milliard du CIO) et les recettes issues de la billetterie et du sponsoring, le budget dévolu aux infrastructures est financé par de l'argent public, notamment 1 milliard de l'État et 500 millions d'euros des collectivités territoriales.

Une enveloppe qu'il s'agira de ne pas faire déraper au risque de provoquer le mécontentement d'une population qui veut bien des Jeux, à condition de ne pas les financer.

- Les sponsors et les billets

Le Cojo a déjà le droit de chasser ses futurs partenaires mais il ne pourra les afficher et en toucher les dividendes qu'au 1er janvier 2019.

D'ici là, et jusqu'à la veille des Jeux, Paris-2024 devra avoir séduit une trentaine de sponsors - le nombre habituel pour les dernières éditions - qui viendront abonder le budget du Cojo pour un montant espéré d'un milliard d'euros.

Un autre milliard est attendu des ventes de billets qui commenceront dès 2022 avec des prix plancher de 15 euros.

Partager cet article

Dans la même thématique

4min

Politique

Esclavage : « L’identité française est faite de grands récits et de grands crimes », reconnaît Emmanuel Macron

A l’occasion des 25 ans de la loi Taubira, reconnaissant la traite et l’esclavage comme crime contre l’humanité, l’Elysée organisait une cérémonie de commémoration ce jeudi 21 mai. Le Président de la République est revenu sur le devoir de reconnaissance de ces crimes. Il a, pour la première fois, abordé le sujet de la réparation, quelques mois après l’abstention de la France sur le vote de la reconnaissance de l’esclavage et de la traite comme « pire crime contre l’humanité » à l’ONU.

Le

Gabriel Attal walks in Bordeaux
4min

Politique

Présidentielle 2027 : en Aveyron, Gabriel Attal officialise sa candidature

C’est fait, Gabriel Attal a mis fin au faux suspense sur sa candidature à la présidentielle. Le patron de Renaissance a officialisé sa candidature, ce vendredi et devrait être sur la ligne de départ en 2027. Dans l’Aveyron, l’ancien Premier ministre a fait part de son ambition de succéder à Emmanuel Macron. Il faudra d’abord tuer le match avec Edouard Philippe pour être le candidat légitime du bloc central.

Le

French ruling Renaissance party holds political meeting in Arras
6min

Politique

Gabriel Attal, à l’heure du grand saut présidentiel ?

Dans l’Aveyron, loin des ors parisiens, l’ancien premier ministre doit officialiser vendredi sa candidature à l’Élysée. Une entrée en campagne pensée comme un antidote au procès en déconnexion qui colle au macronisme et comme un adversaire à Édouard Philippe pour le leadership du bloc central.

Le

ZFE la fin des Zones a Faibles Emissions votee par l Assemblee Nationale
3min

Politique

Loi de « simplification » : le Conseil constitutionnel censure la suppression des ZFE et l’assouplissement du ZAN

Le Conseil constitutionnel a censuré ce jeudi 21 mai plusieurs articles emblématiques de la loi de « simplification économique », parmi lesquels la suppression des zones à faibles émissions (ZFE) et un assouplissement des règles du « zéro artificialisation nette » (ZAN). Jugées sans rapport direct avec le projet de loi initial, ces dispositions ont été qualifiées de « cavaliers législatifs ». Au total, 25 articles sur 84 ont été censurés totalement ou partiellement, au terme d’un feuilleton parlementaire de deux ans.

Le