Julien Bargeton favorable à une « réintégration des signes extérieurs de richesse » dans l’assiette de l’ISF
Le sénateur LREM de Paris s’est dit « favorable » à ce que le Parlement planche sur une éventuelle réintégration des yachts, jets privés et autres lingots d’or dans le calcul de l’ISF.

Julien Bargeton favorable à une « réintégration des signes extérieurs de richesse » dans l’assiette de l’ISF

Le sénateur LREM de Paris s’est dit « favorable » à ce que le Parlement planche sur une éventuelle réintégration des yachts, jets privés et autres lingots d’or dans le calcul de l’ISF.
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La transformation de l’impôt sur la fortune (ISF) en un impôt sur la fortune immobilière (IFI)  est-elle en train de devenir une épine dans le pied de la majorité ? Très décriée par la gauche, l’assiette du nouvel impôt est censée favoriser l’investissement dans l’économie productive.

Mais en se concentrant uniquement sur la pierre, elle exclurait certains actifs mobiliers. Comme les yachts ou encore les lingots d’or.

« J’entends cette remarque sur les signes extérieurs de richesses », a déclaré sur les chaînes parlementaires le nouveau sénateur de Paris, Julien Bargeton (LREM), qui se verrait bien dans la commission des Finances. Invité de Parlement Hebdo, le futur ex-adjoint aux Finances à la mairie de Paris, a esquissé un début de rétropédalage.

« Le Parlement va travailler »

« Le Parlement va travailler, il faut réfléchir à la réintégration des signes extérieurs de richesse dans l’assiette de l’ISF », a plaidé Julien Bargeton, alors que le Parlement a auditionné cette semaine les ministres de Bercy sur le projet de loi de finances 2018. « À titre personnel, je pense que le signal de la réintégration irait dans le bon sens. »

D’autres avant lui ont eu l’occasion d’exprimer ce malaise sur l’IFI, à l’instar du rapporteur général du Budget à la Commission des finances de l'Assemblée nationale, Joël Giraud (LREM).

Mais le sénateur Julien Bargeton, tout juste élu dimanche pour la première fois au Parlement, avance avec prudence et insiste sur une « co-élaboration » de la loi. « C’est d’abord le groupe qui doit en discuter », a-t-il rappelé, évoquant également un « travail avec le gouvernement ». « Ni godillot, ni frondeur ».

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