Justice sociale et environnementale: premier déplacement Hamon-Jadot
Le candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon, et son nouveau soutien, Yannick Jadot, ont effectué lundi leur premier...

Justice sociale et environnementale: premier déplacement Hamon-Jadot

Le candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon, et son nouveau soutien, Yannick Jadot, ont effectué lundi leur premier...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon, et son nouveau soutien, Yannick Jadot, ont effectué lundi leur premier déplacement commun dans un restaurant McDonald's, un lieu "symbolique" de la lutte sociale, pour l'environnement et contre l'évasion fiscale.

Soutenus par la CGT, les salariés de ce restaurant franchisé - et de plusieurs autres du nord parisien - qui assurent pour la plupart gagner 13 euros de l'heure, sans majoration les soirs et les dimanches - ont déposé plainte pour évasion fiscale et sont défendus par l'ancienne candidate écologiste à la présidentielle, Eva Joly.

"Les choses sont organisées pour que les salariés aient peu de pouvoir" dans ce type d'enseigne franchisée où chaque restaurant ne dépasse le seuil autorisé pour créer un comité d'entreprise, a expliqué M. Hamon qui s'est entretenu une demi-heure avec plusieurs salariés et avec le manager, solidaire de ses employés.

Il s'est dit d'autant plus sensible à la situation de ce restaurant proche de la Gare de l'Est que plusieurs machines y ont été déployées pour prendre les commandes. Défenseur d'une taxation des robots qui remplacent un emploi humain, il a répété que le fondateur de Microsoft, "Bill Gates, valide cette proposition que j'ai faite".

Il a rappelé également son intention d'abroger la loi Travail, au profit d'une nouvelle règle privilégiant la co-gestion comme en Allemagne.

Au delà, M. Hamon a défendu la remise en cause du "verrou de Bercy", qui veut que l'administration fiscale décide seule de saisir ou non le parquet sur une affaire de fraude. Regrettant que ça permette "parfois une appréciation un peu politique des dossiers sur lesquels Bercy s'implique ou pas", il a souhaité que des poursuites judiciaires puissent être déclenchées contre "ceux qui organisent l'évasion fiscale, le fait d'échapper à l'impôt".

Domicilié au Luxembourg, McDonald's échappe à la plupart de ses obligations fiscales en France. Sur ce point, le candidat a prôné le principe du "reporting" - via lequel les multinationales sont obligées de publier leurs données financières -, promettant sur ce sujet de ne "pas avoir la main qui tremble".

"On a des dossiers qui tombent tous les jours d'entreprises ou de particuliers qui grâce à des avocats d'affaire, à des sociétés spécialisées, échappent à l'impôt, font de l'optimisation fiscale mais surtout font de la fraude fiscale", a-t-il argumenté, en référence à l'ouverture lundi à Paris du procès "France Offshore", sur un vaste système de fraude et de blanchiment.

Partager cet article

Dans la même thématique

Denmark Election
4min

Politique

Sondage présidentielle 2027 : Marine Le Pen largement en tête, suivi de Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe à égalité

Politico publie ce jeudi 24 septembre un sondage de Cluster 17 sur les intentions de vote du premier tour de l’élection présidentielle. Marine Le Pen reste largement en tête du premier tour avec 30% des voix. Jean-Luc Mélenchon se situe désormais à 19%, tout comme Édouard Philippe, loin devant Gabriel Attal et Raphaël Glucksmann.

Le

Annecy Journees parlementaires du parti de droite Les Republicains
7min

Politique

Sénatoriales : Gérard Larcher annule sa venue dans les Bouches-du-Rhône, mais rappelle dans un courrier que la liste Devésa/Muselier a été « investie » par LR

Alors qu’il devait se rendre à Aix-en-Provence pour soutenir la liste de la centriste Brigitte Devésa et de l’ex-LR, devenu Renaissance, Renaud Muselier, pour les sénatoriales, Gérard Larcher a annulé sa visite. Mais dans un courrier, il rappelle que c’est bien cette liste qui a été « investie » par « la commission nationale d’investiture » des LR, « avec le soutien de la majorité sénatoriale ». Bruno Retailleau, patron des LR, avait lui apporté son soutien à la liste concurrente de Valérie Boyer.

Le