L’affaire Benalla va finir par faire « pschitt » selon Robert Badinter
Invité de l’émission « On va plus loin », Robert Badinter, ancien président du Conseil constitutionnel et ancien garde des Sceaux, estime que l’affaire Benalla va finir par faire « pschitt ». Il critique également vertement la commission d’enquête du Sénat sur cette affaire.

L’affaire Benalla va finir par faire « pschitt » selon Robert Badinter

Invité de l’émission « On va plus loin », Robert Badinter, ancien président du Conseil constitutionnel et ancien garde des Sceaux, estime que l’affaire Benalla va finir par faire « pschitt ». Il critique également vertement la commission d’enquête du Sénat sur cette affaire.
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Interrogé sur l’affaire Benalla et si celle-ci, constitue une affaire d’État, Robert Badinter,  ancien président du Conseil constitutionnel et ancien garde des Sceaux, est catégorique : « Ne confondons pas (…) les niveaux. Moi quand j’entends parler d’une affaire à propos de Monsieur Benalla, je souris. Quelle affaire ? La justice est là. Elle examine, elle enquête (…) Les affaires d’État, je les ai connues, je les ai vues. Quand le leader de l’opposition marocaine est attiré dans un piège entre services secrets, assassiné en France et que son corps est expédié en avion au Maroc, là, c’est une affaire d’État [affaire Ben Barka - NDLR] (…) Greenpeace, rappelez-vous (…) Là, vous êtes dans une affaire d’État. Parce que les pouvoirs de l’État sont détournés. Mais l’affaire Benalla (…) ce n’est pas une affaire d’État, dans la mesure où les pouvoirs de l’État n’ont pas agi à l’encontre de leurs devoirs, de leurs limites, de leurs fonctions (…) C’est un incident admirablement mis en scène mais ce n’est que ça. »

Robert Badinter, n’est pas tendre avec ses anciens collègues du Sénat, lorsque l’on évoque le travail de la commission d’enquête sur l’affaire Benalla : « Vous illustrez-là ce que j’appelle précisément le prurit ou la volonté d’exister, de paraître. Et puis, pour de vrais professionnels, c’est une bonne occasion de mettre en cause le président de la République (…) Les partis d’opposition sont assez enclin naturellement, à mettre en cause le président de la République qui (…) ne sort pas de leur rang. » 

D’ailleurs, pour l’ancien sénateur, l’affaire Benalla finira par faire « pschitt ».

 

Retrouvez l’intégralité de l’interview de Robert Badinter, dans OVPL, ce jeudi à 22h.

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