L’Assemblée nationale veut « en finir avec des dépenses injustifiables »
Florian Bachelier, premier questeur (LREM) de l'Assemblée nationale, déclare qu'il veut "en finir avec des dépenses...

L’Assemblée nationale veut « en finir avec des dépenses injustifiables »

Florian Bachelier, premier questeur (LREM) de l'Assemblée nationale, déclare qu'il veut "en finir avec des dépenses...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Florian Bachelier, premier questeur (LREM) de l'Assemblée nationale, déclare qu'il veut "en finir avec des dépenses injustifiables aux yeux des Français" au sein du Palais-Bourbon, qu'il faut "réorganiser", dans un entretien au Journal du dimanche.

"Dépenser moins pour dépenser mieux, au-delà d’une philosophie, c’est notre méthode. Dépenser moins, car l’argent public est précieux. Dépenser mieux, parce que les députés doivent vivre avec leur temps (...) Nous devons, d’abord, en finir avec des dépenses injustifiables aux yeux des Français, comme la gratuité de transport à vie dont bénéficiaient les anciens députés, la majoration des retraites des parlementaires ou les avantages des anciens présidents", précise le député macroniste d'Ille-et-Vilaine.

Le détail de ce premier volet d'économies sera présenté mercredi devant le bureau de l'Assemblée nationale, a confirmé au JDD M. Bachelier, qui mise sur 1 million d'économies cette année, 10 millions en 2018 et 15 millions par an ensuite, jusqu'à la fin de la législature. Le budget annuel du Palais Bourbon est actuellement de 550 millions.

Outre la fin de la gratuité du train pour les anciens députés, déjà mise en oeuvre, le collège des questeurs veut supprimer, à compter du 1er janvier 2018, les privilèges dont jouissent actuellement pendant dix ans les anciens présidents de la chambre basse (voiture avec chauffeur, collaborateur, bureau à l'Assemblée nationale), ce qui représente une économie de "330.000 euros par an".

Selon Florian Bachelier, "pour redevenir audible, l’Assemblée nationale doit commencer par devenir exemplaire, au plan individuel et collectif", avant, dans un second temps, de "rattraper le retard dans les crédits pour les collaborateurs, les espaces de travail ou les moyens informatiques".

"Nous souhaitons, avec le collège des questeurs, réorganiser la maison" et donner aux députés une "souplesse de fonctionnement", ce qui "permet en outre d’économiser de l'argent public", dans la perspective de "la réduction d’un tiers du nombre de parlementaires" voulue par le président de la République, ajoute M. Bachelier.

Concrètement, il va ainsi proposer "l’interruption de l’opération d’extension de l'Assemblée à l’hôtel de Broglie, qui coûterait 100  millions d’euros" -mais cette mesure ne fait pas l'unanimité au sein des questeurs-, "la diminution de notre budget et la restitution d’une partie des économies".

Les économies à l'Assemblée nationale ont été engagées dès la présidence de Jean-Louis Debré et poursuivies depuis, rappelle toutefois l'ancien député PS René Dosière, qui s'était spécialisé dans les finances publiques et le budget de l'Elysée notamment. "Aujourd'hui, il n'y a plus de privilèges pour les députés. Certaines propositions des questeurs sont populistes", affirme-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS, Conseil constitutionnel, Constitutional Council, Palais Royal
7min

Politique

Le Conseil constitutionnel est-il devenu un arbitre sursollicité ?

Longtemps perçu comme le gardien discret de la Constitution, le Conseil constitutionnel s’impose aujourd’hui comme l’un des acteurs incontournables de la vie politique. Jamais autant saisi sur les lois votées par le Parlement depuis une quinzaine d’années, il est devenu le passage obligé des textes les plus sensibles. Loin d'un dysfonctionnement, cette hyper-activité traduit les nouvelles dynamiques du pouvoir sous l'ère de la « majorité relative ».

Le

France Wildfires
2min

Politique

La France a demandé l’activation du mécanisme de protection civile de l’UE : en quoi consiste ce dispositif ?

Face à la multiplication des feux en France, en particulier en Gironde et dans les Landes, le président de la République Emmanuel Macron a demandé l’activation du mécanisme de protection civile européen hier soir. Déjà utilisé par le passé à Mayotte ou en Ukraine, ce dispositif permet « de proposer une réponse d’urgence » face aux incendies sur le sol européen.

Le

France Extreme Weather Heat
3min

Politique

Incendie au Cap-Ferret : 10 000 hectares parcourus, 80 maisons brûlées et 40 000 personnes évacuées, « le feu continue de progresser », annonce Laurent Nuñez

Le ministre de l’Intérieur a fait un point de situation, ce vendredi matin, sur « le plus feu gros de la saison » qui menace dangereusement le Cap-Ferret, en Gironde. « Le feu n’est pas maitrisé et continue de progresser », alerte Laurent Nuñez. Au total, 50 000 hectares ont brûlé depuis le début de l’année, « quasiment trois fois » plus que l’an dernier.

Le