L’Assemblée vote des mesures pour « lever les freins » entre la recherche et le privé
L'Assemblée nationale a voté jeudi soir des mesures destinées à "lever les freins" entre la recherche et le secteur privé et...

L’Assemblée vote des mesures pour « lever les freins » entre la recherche et le privé

L'Assemblée nationale a voté jeudi soir des mesures destinées à "lever les freins" entre la recherche et le secteur privé et...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

L'Assemblée nationale a voté jeudi soir des mesures destinées à "lever les freins" entre la recherche et le secteur privé et ainsi multiplier le nombre de chercheurs entrepreneurs, dans le cadre de l'examen du projet de loi Pacte.

L'article adopté par les députés assouplit le droit actuel, issu de la loi Allègre de 1999, qui encadre la participation des chercheurs notament à la création d'entreprise. La commission de déontologie de la fonction publique, en charge des autorisations, n'a enregistré depuis 2000 que 231 demandes de création d'entreprises.

Le texte prévoit notamment de confier ces autorisations à l'établissement employeur du chercheur et la possibilité de cumuler l'activité de recherche publique et l'activité privée.

La rapporteure thématique Marie Lebec (LREM) a mis en avant le fait que les meilleurs centres de recherche tels la Silicon Valley ou Boston avec le MIT, sont "les lieux où il y a une bonne circulation entre la recherche et le secteur privé", expliquant que le texte vise à "lever les freins" enre les deux secteurs.

"L'objectif de créer de la connaissance qui est l'objectif de la recherche ne peut pas se limiter à créer de la connaissance dont on ne fait rien", a plaidé la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation Frédérique Vidal, venue défendre ce volet du projet de loi, porté par le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Evoquant "l'envie d'entreprenariat chez les jeunes", elle a jugé "très important de rappeler toujours que l'innovation naît de la recherche fondamentale" et donc "que nous puissions, à la demande des acteurs eux mêmes, permettre d'aller plus loin vers ce lien entre la recherche fondamentale et le bien de la société".

Les Insoumis et communistes ont cherché en vain à supprimer cet article, qui restreint selon eux les "garde fous" de la loi Allègre, une mesure jugée peut être "un peu drastique" par George Pau-Langevin (PS) qui a tout de même mis en garde contre les risques de conflits d'intérêt.

Pour les Etablissements publics à caractère industriel et commercial (Epic) et certaines fondations ayant pour activité principale la recherche publique, un amendement LREM a aussi été adopté, avec l'aval du gouvernement, afin de permettre de recourir au "CDI de chantier", alors que jusque là seuls des CDD de 18 mois étaient possibles.

Partager cet article

Dans la même thématique

Lecornu marché ok
11min

Politique

« Il veut être le dauphin d’Emmanuel Macron » : la stratégie de Sébastien Lecornu interroge de plus en plus dans le camp présidentiel, en vue de 2027

Entre le projet de loi agricole ou la fin de vie, les sujets de tensions entre le premier ministre et les députés Renaissance s’accumulent, avec le sentiment qu’il cherche plus à parler aux LR. Certains y voient une volonté de jouer sa carte et de préparer le terrain à une éventuelle candidature à la présidentielle, si personne « ne plie le match » dans le bloc central. « Tout peut se passer », selon le député proche du chef de l’Etat, Marc Ferracci, qui n’exclut pas que l’hypothèse Lecornu puisse prendre forme.

Le

ill_institution_assemblee_nationale_15
10min

Politique

Les pétitions, un nouvel outil de pression citoyenne sur le débat public ?

Du succès de la mobilisation contre la loi Duplomb au classement sans suite de la pétition sur la présomption de légitime défense des forces de l’ordre, les pétitions en ligne s’imposent comme un nouveau mode d’interpellation des élus. Sans portée juridique contraignante, elles peinent toutefois à infléchir le travail parlementaire. Leur succès révèle surtout l’aspiration croissante des citoyens à peser sur les décisions publiques entre deux élections, alors que les institutions peinent encore à leur ouvrir une véritable place.

Le

Recolte betterave 2020
7min

Politique

Projet de loi d'urgence agricole : une censure du Conseil constitutionnel est-elle envisageable ?

Mercredi, le Parlement a définitivement adopté le projet de loi d'urgence agricole qui prévoit l'utilisation à titre dérogatoire, pour certaines cultures, de deux néonicotinoïdes interdits en France. Un texte qui va faire l'objet d'une saisine du Conseil constitutionnel par différents groupes politiques. L'année dernière, les Sages avaient censuré une disposition similaire issue d'un texte d'origine sénatoriale, mais les parlementaires ont, depuis, revu leur copie.

Le