L’Assemblée vote les crédits pour la charge de la dette, poste majeur de dépense de l’État
L'Assemblée nationale a voté dans la nuit de mercredi à jeudi le budget destiné principalement à la charge de la dette, le...

L’Assemblée vote les crédits pour la charge de la dette, poste majeur de dépense de l’État

L'Assemblée nationale a voté dans la nuit de mercredi à jeudi le budget destiné principalement à la charge de la dette, le...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

L'Assemblée nationale a voté dans la nuit de mercredi à jeudi le budget destiné principalement à la charge de la dette, le gouvernement mettant en avant l'objectif "essentiel" d'une réduction de la dette publique sur le quinquennat.

Les députés ont validé à main levée, dans le cadre de l'examen en première lecture du projet de budget 2018, les crédits de la mission "Engagements financiers de l’État", qui s’élèvent à 41,8 milliards d’euros. Ces crédits relèvent à 98,6% du programme relatif à la charge de la dette et à la trésorerie de l’État.

Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a jugé "essentielle" la réduction de la dette. Évoquant la "trajectoire de rétablissement durable des finances publiques, dont le projet de loi de finances 2018 est la traduction concrète", il a mis en avant un cap qui "tient en trois chiffres: 5 points de réduction de la dette publique pour le quinquennat, 3 points de réduction de la dépense publique et 1 point de baisse des prélèvements obligatoires".

Pour la dette, "2018 marquera un coup d'arrêt à sa progression ininterrompue depuis la crise de 2008, avant une inversion de tendance prévue sur l'ensemble du quinquennat", a-t-il affirmé. "Sur 5 ans, la dette publique serait donc ramenée à 91,4% du PIB en 2022 contre 96,8% prévu pour la fin de l'exercice 2017."

Le député Laurent Saint-Martin (LREM) a ensuite souligné que "le paiement des intérêts de la dette représente aujourd'hui le quatrième poste de dépense de l’État", estimant que ne pas réduire la dette serait "irresponsable". Son collègue du MoDem, Jean-Noël Barrot, a invoqué aussi "la solidarité avec les générations futures".

Face à ce "puits sans fonds depuis 30 ans", "la précédente majorité n'a pas profité de la situation favorable qu'elle a connue", a déploré de son côté Lise Magnier (Constructifs), appelant le gouvernement à ne pas faire "les mêmes erreurs", alors que la France est "à la traîne" par rapport à ses voisins européens.

Jugeant le budget "peu ambitieux en matière de réduction des dépenses publiques", Véronique Louwagie (LR) a dénoncé pour sa part le fait que la dette atteindra en 2019 le "point culminant de 97,1% du PIB", se demandant s'il faut "envisager l'avenir au travers de l'endettement".

Quant à l'Insoumis Eric Coquerel, il a vu dans la dette le "nouveau veau d'or devant lequel nous devrions abdiquer toute critique", dénonçant une "vraie camisole" des peuples en Europe et jugeant "stupide" de baisser en son nom les dépenses publiques.

Les députés ont aussi voté notamment les crédits liés aux participations financières de l’État et ceux du compte spécial concernant la participation de la France au désendettement de la Grèce.

Les Insoumis ont par ailleurs multiplié les demandes de rapport suscitant quelques remarques au sein des autres groupes. Une de leurs demandes sur la privatisation des autoroutes a été approuvée.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRANCE – PRIME MINISTER MEETS BAKERS AND FLORISTS FOR MAY DAY OPENING
4min

Politique

1er mai : qui a le droit de travailler ?

Le 1er mai a été au cœur de l’actualité bien avant la journée des travailleurs, avec des débats et des polémiques sur la possibilité de faire travailler des salariés ce jour-là. Rappel des règles existantes et ce qui va changer.

Le

FRA: Paris : Rencontre du President Francais et du Premier Ministre Israelien
10min

Politique

Présidentielle : y aura-t-il un candidat qui rassemble « la droite modérée » et « la social-démocratie » ?

A un an de la présidentielle, l’idée d’un rapprochement entre droite et gauche reprend du galon chez certains stratèges. « Il faudra que les sociaux-démocrates et les modérés de la droite républicaine se retrouvent » pour « s’opposer aux extrêmes », avance le centriste Hervé Marseille, quand François Patriat imagine un rassemblement avant le premier tour. A Horizons, Edouard Philippe veut élargir. A gauche, on pense à Bernard Cazeneuve ou François Hollande, qui rêvent chacun d’incarner cette social-démocratie, dont les seules voies ne seront pas suffisantes pour gagner…

Le

L’Assemblée vote les crédits pour la charge de la dette, poste majeur de dépense de l’État
6min

Politique

« Un front commun de la simplification » : sénateurs et gouvernement veulent poursuivre le combat contre le trop-plein de normes qui « entrave » les élus locaux

Lors d’un colloque sur la simplification ce jeudi, sénateurs et ministres ont dressé le bilan des récentes « avancées » en matière d’assouplissement des normes auxquelles sont tenus les élus locaux et ont évoqué les pistes pour aller plus loin. Parmi elles, une proposition de loi sur les règles locales d’urbanisme « déposée dans les prochains jours », en parallèle du plan logement annoncé la semaine dernière par Sébastien Lecornu.

Le