L’établissement public chargé de reconstruire Notre-Dame est opérationnel
L'établissement public "chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame" est entré en fonction le 1er...

L’établissement public chargé de reconstruire Notre-Dame est opérationnel

L'établissement public "chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame" est entré en fonction le 1er...
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

L'établissement public "chargé de la conservation et de la restauration de la cathédrale Notre-Dame" est entré en fonction le 1er décembre et réunira mardi son premier conseil d'administration sous la présidence du général Jean-Louis Georgelin, a indiqué à l'AFP son responsable de la communication.

En nommant l'ancien chef d’état-major des armées pour piloter la reconstruction en 5 ans de la cathédrale détruite en avril, le président Emmanuel Macron a misé sur un homme qui ferait avancer avec la détermination d'un chef de guerre ce chantier d'une extrême complexité, notamment en raison de sa brièveté.

"Les 5 ans, on les obtiendra par la rigueur du chantier, le choix des bonnes expertises", a récemment assuré Jean-Louis Georgelin lors d'une audition à l'Assemblée nationale durant laquelle il avait aussi vertement tancé l'architecte en chef de la cathédrale en lui demandant de ne plus s'exprimer sur la question d'une reconstruction à l'identique ou non de la flèche.

Deux décrets complémentaires, attendus mardi matin au Journal officiel, confirmeront les nominations du général Georgelin comme président-directeur général et de Philippe Jost comme directeur-général adjoint. L'ex-chef d'Etat-major, jusqu'ici "préfigurateur" de l'établissement, a pu procéder au choix de l'équipe d'une quarantaine de personnes qu'il dirigera.

Selon Jérémie Patrier-Leitus, en charge de la communication, la médiation culturelle et la gestion du mécénat, le général va présenter mardi "sa méthode et ses priorités immédiates dans la conduite du chantier". "Le conseil d'administration étudiera ensuite les délibérations d'usage d'un établissement public qui fonctionnera selon les mêmes règles que tous les autres", a-t-il précisé.

- Code du patrimoine -

Cette première réunion se tiendra à la base-vie près de la cathédrale.

Le décret d'installation, signé par le Premier ministre Edouard Philippe, définit les conditions de nomination de ses dirigeants, leurs attributions ainsi que les compétences de son conseil d'administration.

Celui-ci comprend, outre le général Georgelin, douze membres : six représentant l'Etat dont le préfet d'Ile-de-France, la maire de Paris (ou son représentant), l'archevêque de Paris (ou son représentant) et trois "personnalités qualifiées, françaises ou étrangères" dont les nominations seront annoncées mardi, et enfin un représentant des personnels.

Parmi ses tâches, la définition d'"un projet scientifique et culturel assurant la mise en valeur du chantier, y compris dans sa dimension internationale, et des savoir-faire nécessaires pour la conduite des opérations".

L'établissement public pourra "se voir confier l'aménagement de l'environnement immédiat de la cathédrale, dans le cadre d'une convention conclue avec la Ville de Paris".

Il devra aussi s'assurer de la "traçabilité du montant des fonds recueillis, de leur provenance, de leur affectation et de leur consommation".

Il est par ailleurs "soumis au contrôle scientifique et technique de l'Etat prévu par le code du patrimoine", souligne le décret, alors que beaucoup se sont inquiétés des dérogations prévues par la loi Notre-Dame.

Cette loi, approuvée fin juillet, avait pour but d'accélérer les procédures administratives grâce à des dérogations, afin de mener la restauration en l'espace de cinq ans. Mais les députés et les sénateurs avaient encadré strictement ces dérogations.

Pour la diffusion des connaissances relatives à ce joyau de l'art gothique, l'établissement devra "nouer les contacts utiles avec les milieux scientifiques, artistiques, du patrimoine et de l'architecture en France et à l'étranger".

Un conseil scientifique, un comité d'établissement, un comité des donateurs seront institués.

Le général Georgelin dispose de larges pouvoirs: préparer le budget, coordonner recettes et dépenses, conclure contrats et marchés publics, diriger le personnel, organiser des réunions d'information avec les commerçants et les riverains. Il devra établir le rapport annuel d'activité et le soumettre pour approbation au conseil d'administration puis le communiquer au ministre de la Culture. Ce rapport sera rendu public.

Partager cet article

Dans la même thématique

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Municipales : les points chauds à suivre dimanche pour le premier tour

De Paris, que la gauche tente de conserver face à la droite de Rachida Dati, à Lyon, où les écologistes sont menacés par Jean-Michel Aulas, en passant par Le Havre, où Edouard Philippe joue son avenir, ou encore Nice, où Eric Ciotti et Christian Estrosi se mènent une guerre fratricide, tour d’horizons des principales villes à suivre pour le premier tour des municipales.

Le

Élections municipales 2026 : l’incertitude de l’ampleur du rebond de la participation
5min

Politique

Élections municipales 2026 : l’incertitude sur l’ampleur de la participation

Après une forte abstention lors des dernières élections municipales de 2020, le scrutin de dimanche devrait être marqué par un rebond logique de la participation. L’ampleur du retour des électeurs dans les urnes fait partie des grandes inconnues. Certains instituts rappellent que le déclin de la mobilisation est devenu structurel depuis les années 90.

Le

Iraq France
5min

Politique

Mort d’un soldat français en Irak : le « pouvoir terroriste d’Iran » fait payer à la France son implication militaire dans la région

Une attaque de drones a ciblé une base militaire dans le nord de l’Irak, faisant un mort et six blessés parmi les forces françaises engagées en soutien des Kurdes. Derrière cette frappe menée vraisemblablement par un groupe pro-iranien, les exhortations du régime islamique à faire payer à la France le prix de son soutien militaire dans la région sont en cause. Une énième illustration de la stratégie iranienne de réplique tous azimuts.

Le