L’état d’esprit des candidats, quelques minutes avant le débat
Public Sénat vous emmène dans les coulisses du débat de la primaire de la gauche, avec les premiers mots des candidats à leur arrivée.

L’état d’esprit des candidats, quelques minutes avant le débat

Public Sénat vous emmène dans les coulisses du débat de la primaire de la gauche, avec les premiers mots des candidats à leur arrivée.
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Un « un plaisir » et un « privilège » pour Manuel Valls

Dans les coulisses du débat de la primaire de la gauche, Manuel Valls évoque « un plaisir » et un « privilège » de pouvoir débattre face à ses six concurrents, au micro de Public Sénat.

« Il faut prendre ce moment comme un moment de plaisir » explique l’ancien premier ministre, dont la campagne semble avoir du mal à décoller.

« Un moment durant lequel il faut être sérieux, mais c’est aussi un moment de privilège, car c’est rare de pouvoir parler à autant de nos compatriotes, et de les convaincre que je représente l’avenir et que je représente plus que jamais la possibilité de gagner. »

Malgré une campagne courte durant laquelle le premier débat peut être décisif, Manuel Valls pense toutefois qu’il n’y a pas de raison de « se mettre la pression ». « Il faut toujours être concentré, mais j’y viens avec du plaisir et de la volonté de convaincre. »

Montebourg met en avant ses « solutions qui transforment la société »

Une heures avant le premier débat de la primaire de la Belle alliance populaire, Arnaud Montebourg a livré à Public Sénat son sentiment. « C’est le moment de présenter des projets pour l’avenir du pays et avec des solutions » a affirmé le candidat depuis les coulisses.

Montebourg : « Nous avons des solutions qui transforment la société, c’est ça la gauche »
00:50

« Nous avons des solutions à proposer au pays, qui sont restructurantes, qui transforment la société. C’est ça la gauche. C’est la tradition de la gauche. Elle n’aime pas l’état du monde, elle se coltine à cette réalité ». Pour Arnaud Montebourg, « on peut, à partir de ses déceptions, de ses colères, même de ses rebellions, transformer tout ça en projet et perspectives ».

« Tout est important dans une campagne électorale » pour Benoît Hamon

À son arrivée, Benoît Hamon a relativisé l’importance du débat : « Tout est important dans une campagne électorale, non ? Et le moment où on peut expliquer ses idées est forcément important. Pas plus qu’un autre. »

Benoît Hamon, avant le débat : « Tout est important dans une campagne électorale »
00:09

Vincent Peillon se sent « très bien »

L'ancien ministre de l'Éducation nationale a eu des mots très brefs pour les journalistes, à son arrivée. Le sénateur PS David Assouline, responsable de sa communication, a été plus prolixe, affirmant que son candidat était « complètement prêt ».

« Il a un projet, un discours très cohérent. On sent une nouveauté » affirme le sénateur de Paris.

Assouline : « Peillon a un projet, un discours très cohérent, on sent une nouveauté »
02:16

« Beaucoup (de Français) n’étaient pas satisfaits sur le fait de devoir choisir entre les frondeurs (…) et de l’autre ce qui a provoqué des fractures à gauche sur les questions de valeur : la déchéance, (…) la loi travail » affirme David Assouline, tout en soulignant que « Vincent Peillon veut défendre l’essentiel de ce qui a été fait » par François Hollande. « Pour ma famille, l’enjeux est énorme » ajoute le socialiste.

Sylvia Pinel « sereine » et « déterminée »

« Je suis sereine et déterminée » a déclaré la présidente du Parti radical de gauche au micro de Public Sénat. « J’ai la volonté de présenter mon projet, mes idées et mes convictions » ajoute-t-elle. La seule femme candidate à cette primaire de la gauche est créditée d’environ 2% d’intention de vote selon les sondages.

Sylvia Pinel "sereine" et "déterminée"
00:07

« Nous ne sommes pas des boxeurs », prévient François de Rugy

Quelques minutes avant le début du débat de la primaire de la gauche, le candidat écologiste François de Rugy se dit « concentré » et « déterminé » à présenter son projet pendant deux heures. « J’espère convaincre des millions de Français à aller voter à la primaire » explique-t-il au micro de Public Sénat.

François de Rugy : « Nous ne sommes pas des boxeurs qui allons monter sur le ring »
01:35

« Je pense que c’est un projet attractif avec des propositions nouvelles qui sont de nature à motiver les Français ».

Le candidat écologiste croit à la bonne tenue des débats. « Nous ne sommes pas des boxeurs qui allons monter sur le ring » plaisante-t-il, tout en précisant qu’il n’hésitera pas à interpeller ses six autres concurrents, comme cela lui est permis.

Jean-Luc Bennahmias « a répété la première minute avec un metteur en scène »

Malgré son expérience des émissions politiques, le co-président de l'Union démocrate et des écologistes (UDE) ne cache pas la présence d’un peu de stress, devant l’enjeu et l’audience potentille du rendez-vous. Critiquant son manque de visibilité, il assure néanmoins être prêt : « Ça fait six mois que je suis candidat dans ces primaires, ça fait à peu près un mois et demi que les médias honorablement m’ont évité à pas mal d’émissions. Évidemment chacun sait que celle-là est un peu particulière donc on essaye de sortir son programme en phrases courtes. J’essaye même de parler lentement, ce qui est très nouveau pour moi. »

Jean-Luc Bennahmias se dit prêt avant le débat : "Ça fait six mois que je suis candidat"
01:29

Prêt dans son programme, et prêt sur la forme et la contrainte de l’exercice : « Combien de messages passent dans une émission comme celle-là ? Trois-quatre. »

Et d’ajouter : J’ai répété la première minute et la dernière minute avec un metteur en scène, j’espère qu’il sera content de moi ».

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». Prenant l’exemple de la ville de Béziers, la mesure phare de Mohed Altrad est celle d’un couvre-feu au moins de 16 ans à partir de 22h, mais aussi doubler les effectifs de la police municipale et renforcer la vidéoprotection. Le maire sortant a défendu l’armement de la police municipale, la création d’une police des transports, le recrutement de 100 agents supplémentaires et le doublement des caméras de surveillance. Traitement des déchets La validation par le conseil de la Métropole de Montpellier d’une unité de valorisation énergétique par combustibles solides de récupération (CSR) est l’autre dossier chaud de l’élection. « C’est de la folie, c’est la pollution, c’est le cancer […] C’est une technologie expérimentale. Comme toute technologie récente, on a besoin de temps pour l’expérimenter », a dénoncé Mohed Altrad. Nathalie Oziol regrette qu’il n’y ait pas d’autres solutions envisagées. « Ce que nous proposons, c’est une convention populaire sur toute la gestion des déchets. 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