Politique
Devant la commission d’enquête du Sénat sur les marges de la grande distribution et de ses fournisseurs, Grand Frais a présenté la singularité de son modèle. L'enseigne a aussi dû se défendre sur plusieurs fronts sensibles.
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Par Public Sénat
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Dans les coulisses du débat de la primaire de la gauche, Manuel Valls évoque « un plaisir » et un « privilège » de pouvoir débattre face à ses six concurrents, au micro de Public Sénat.
« Il faut prendre ce moment comme un moment de plaisir » explique l’ancien premier ministre, dont la campagne semble avoir du mal à décoller.
« Un moment durant lequel il faut être sérieux, mais c’est aussi un moment de privilège, car c’est rare de pouvoir parler à autant de nos compatriotes, et de les convaincre que je représente l’avenir et que je représente plus que jamais la possibilité de gagner. »
Malgré une campagne courte durant laquelle le premier débat peut être décisif, Manuel Valls pense toutefois qu’il n’y a pas de raison de « se mettre la pression ». « Il faut toujours être concentré, mais j’y viens avec du plaisir et de la volonté de convaincre. »
Une heures avant le premier débat de la primaire de la Belle alliance populaire, Arnaud Montebourg a livré à Public Sénat son sentiment. « C’est le moment de présenter des projets pour l’avenir du pays et avec des solutions » a affirmé le candidat depuis les coulisses.
« Nous avons des solutions à proposer au pays, qui sont restructurantes, qui transforment la société. C’est ça la gauche. C’est la tradition de la gauche. Elle n’aime pas l’état du monde, elle se coltine à cette réalité ». Pour Arnaud Montebourg, « on peut, à partir de ses déceptions, de ses colères, même de ses rebellions, transformer tout ça en projet et perspectives ».
À son arrivée, Benoît Hamon a relativisé l’importance du débat : « Tout est important dans une campagne électorale, non ? Et le moment où on peut expliquer ses idées est forcément important. Pas plus qu’un autre. »
L'ancien ministre de l'Éducation nationale a eu des mots très brefs pour les journalistes, à son arrivée. Le sénateur PS David Assouline, responsable de sa communication, a été plus prolixe, affirmant que son candidat était « complètement prêt ».
« Il a un projet, un discours très cohérent. On sent une nouveauté » affirme le sénateur de Paris.
« Beaucoup (de Français) n’étaient pas satisfaits sur le fait de devoir choisir entre les frondeurs (…) et de l’autre ce qui a provoqué des fractures à gauche sur les questions de valeur : la déchéance, (…) la loi travail » affirme David Assouline, tout en soulignant que « Vincent Peillon veut défendre l’essentiel de ce qui a été fait » par François Hollande. « Pour ma famille, l’enjeux est énorme » ajoute le socialiste.
« Je suis sereine et déterminée » a déclaré la présidente du Parti radical de gauche au micro de Public Sénat. « J’ai la volonté de présenter mon projet, mes idées et mes convictions » ajoute-t-elle. La seule femme candidate à cette primaire de la gauche est créditée d’environ 2% d’intention de vote selon les sondages.
Quelques minutes avant le début du débat de la primaire de la gauche, le candidat écologiste François de Rugy se dit « concentré » et « déterminé » à présenter son projet pendant deux heures. « J’espère convaincre des millions de Français à aller voter à la primaire » explique-t-il au micro de Public Sénat.
« Je pense que c’est un projet attractif avec des propositions nouvelles qui sont de nature à motiver les Français ».
Le candidat écologiste croit à la bonne tenue des débats. « Nous ne sommes pas des boxeurs qui allons monter sur le ring » plaisante-t-il, tout en précisant qu’il n’hésitera pas à interpeller ses six autres concurrents, comme cela lui est permis.
Malgré son expérience des émissions politiques, le co-président de l'Union démocrate et des écologistes (UDE) ne cache pas la présence d’un peu de stress, devant l’enjeu et l’audience potentille du rendez-vous. Critiquant son manque de visibilité, il assure néanmoins être prêt : « Ça fait six mois que je suis candidat dans ces primaires, ça fait à peu près un mois et demi que les médias honorablement m’ont évité à pas mal d’émissions. Évidemment chacun sait que celle-là est un peu particulière donc on essaye de sortir son programme en phrases courtes. J’essaye même de parler lentement, ce qui est très nouveau pour moi. »
Prêt dans son programme, et prêt sur la forme et la contrainte de l’exercice : « Combien de messages passent dans une émission comme celle-là ? Trois-quatre. »
Et d’ajouter : J’ai répété la première minute et la dernière minute avec un metteur en scène, j’espère qu’il sera content de moi ».