L’ex-député Thierry Robert entendu pour « incitation à la haine raciale »
Thierry Robert, ex-député MoDem de la Saint-Leu (ouest de La Réunion) a été entendu par les gendarmes lundi matin dans le cadre d...

L’ex-député Thierry Robert entendu pour « incitation à la haine raciale »

Thierry Robert, ex-député MoDem de la Saint-Leu (ouest de La Réunion) a été entendu par les gendarmes lundi matin dans le cadre d...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Thierry Robert, ex-député MoDem de la Saint-Leu (ouest de La Réunion) a été entendu par les gendarmes lundi matin dans le cadre d'une procédure pour incitation à la haine raciale.

Il n'a pas été placé en garde à vue et est ressorti libre de son audition.

Les faits reprochés remontent à septembre 2017. Dans une interview radiodifusée Thierry Robert avait condamné le versement par le conseil régional d'une subvention de deux millions d'euros au Journal de l'Île de La Réunion.

Il avait alors dénoncé notamment "une politique de copains coquins" et "une politique de gros blancs".

Abdul Cadjee, président du groupe éponyme et propriétaire du Journal de l'Ile de La Réunion ainsi que Jacques Tillier, directeur général de ce quotidien, ont porté plainte pour incitation à la haine raciale. C'est sur réquisition du parquet que les gendarmes ont entendu l'ex-député lundi.

"Je réitère ce que j'ai dit : l'attribution de deux millions d'euros au Journal de l'Ile par la Région c'est une politique de gros blancs", a lancé Thierry Robert à l'issue de son audition.

S'exprimant en créole, il a précisé : "Il n'est pas question de couleur de peau, en créole le gros blanc c'est celui qui a le pouvoir, je n'ai pas à avoir honte de le dénoncer".

L'élection de Thierry Robert en tant que député de la 7e circonscription de La Réunion a été invalidée par le conseil d'Etat le 6 juillet pour manquement à ses obligations fiscales. Il a été déclaré inéligible pour trois ans.

Thierry Robert fait par ailleurs l'objet de condamnations notamment dans une affaire de harcèlement sexuel et moral et de rupture abusive de contrat à l'encontre de son ex assistante parlementaire.

Partager cet article

Dans la même thématique

Nationwide protests over cost of living – Dijon
6min

Politique

Mouvement lycéen : Un « semi mea culpa » du gouvernement sur la gestion de la crise

Interviewé ce mercredi sur la chaîne YouTube Hugo Décrypte, Emmanuel Macron s’est dit « dans le soutien et la compassion » des élèves blessés lors des manifestations et blocus. De son côté, ce jeudi, Edouard Geffray, ministre de l’Education, reconnaît que le gouvernement aurait « dû être plus rapide » dans sa gestion de la crise. A l’approche de la rentrée scolaire, la communication du gouvernement semble vouloir donner des signes d’apaisement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – 4 COLONNES
8min

Politique

Après la proposition de primaire de Gabriel Attal, rejetée par le camp Philippe et Retailleau, le blocage perdure

En proposant une « grande primaire des démocrates », Gabriel Attal ne fait qu’un « exercice de communication » pour avoir un « prétexte » pour se maintenir, dénonce-t-on dans l’équipe de campagne d’Edouard Philippe. « Ce ne sont pas les ego qui doivent parler mais bien le sens de la responsabilité », soutient la députée Prisca Thévenot, proche du candidat Renaissance.

Le

L’ex-député Thierry Robert entendu pour « incitation à la haine raciale »
4min

Politique

Ultra droite dans les rues le 24 octobre : « Il n'y a eu aucune complaisance des forces de l'ordre », selon Laurent Nuñez

Interpellé par le sénateur PS Hussein Bourgi durant les questions au gouvernement sur les violences des groupuscules d’extrême droite lors de la manifestation du 24 octobre, le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez affirme qu’il n’y a eu « aucune complaisance » des forces de l’ordre et qu’il y aura bien « des actions judiciaires ».

Le