« L’extrême-droite est l’ennemi mortel de la démocratie » déclare Manon Aubry
Déception pour la France insoumise. La liste menée par Manon Aubry ne récolterait que 6,1% des suffrages selon une estimation de l’institut de sondage Ifop.

« L’extrême-droite est l’ennemi mortel de la démocratie » déclare Manon Aubry

Déception pour la France insoumise. La liste menée par Manon Aubry ne récolterait que 6,1% des suffrages selon une estimation de l’institut de sondage Ifop.
Public Sénat

Par Yann Quercia

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La gauche n’aura rarement jamais autant aussi divisée et affaiblie. Au coude à coude pendant la campagne avec les  Verts, la liste LFI conduite par Manon Aubry termine finalement 5 points derrière EELV avec 6,1%. « Les résultats marquent un pas de plus dans la crise politique que connaît notre pays » réagit ce soir Manon Aubry. Elle ajoute : « Elle se matérialise par une forte abstention, certes en recul, ce qui est positif. L'abstention conduit à ce que près d’une personne sur deux s'est à nouveau détourné des urnes, ce qui doit collectivement nous interpeller. »

La tête de liste LFI revient sur la victoire de la liste du Rassemblement national : « Comme en 2014, le Rassemblement National arrive de nouveau en tête des élections et c’est une mauvaise nouvelle. Alors que l’extrême-droite est l’ennemi mortel de la démocratie, la majorité présidentielle a sciemment choisi de lui donner un rôle central dans ces élections. Nous avons une preuve de plus ce soir que l’extrême marché nourrit l’extrême droite. Nous continuerons à combattre les idées anti-sociales et anti-écologiques du Rassemblement National. »

Manon Aubry reconnait que le score de LFI est en dessous des attentes : « Bien sûr, les résultats de la liste que j'ai l’honneur de mener sont décevants compte tenu de nos espérances et des efforts que nous avons déployés. Mais cette campagne porte des perspectives d'espoir. Cette élection confirme que la France insoumise, mouvement qui n'a pas 3 ans, s'est ancré dans le paysage politique. Après un groupe à l'assemblée nationale, nous aurons ce soir un groupe au Parlement européen. »

Elle conclut : « Notre groupe au Parlement européen sera composé de jeunes élus, engagés dans des combats dans la société, divers dans leurs profils sociaux, qui porteront notre voix au parlement européen. Aux côtés de nos partenaires européens, ces élus se mobiliseront pour remettre l’Europe au service des peuples. Ils seront autant de parlementaires de combat, de vigies et de lanceurs d’alerte dans une institution qui en a bien besoin. »

Partager cet article

Dans la même thématique

« L’extrême-droite est l’ennemi mortel de la démocratie » déclare Manon Aubry
2min

Politique

Violences urbaines : « La République n'est plus tenue, ni sur le plan social, ni sur le plan économique, budgétaire ou démocratique », tacle Patrick Kanner

Interrogé par Public Sénat sur les violences urbaines du 17 octobre, Patrick Kanner dresse un constat sévère du bilan du gouvernement, tout en ciblant les propos « outranciers » de La France insoumise. À la veille d'une réunion à Matignon avec le Premier ministre, le patron des sénateurs socialistes indique que les représentants du PS proposeront « un agenda pour sortir de la crise ».

Le

« L’extrême-droite est l’ennemi mortel de la démocratie » déclare Manon Aubry
2min

Politique

Maintien de l’ordre : Laurent Nuñez prêt à reprendre les propositions du Sénat 

Interrogé aux questions d’actualité au gouvernement du Sénat sur la stratégie de la France face aux velléités impérialistes des Etats-Unis au Vénézuéla et demain au Groenland, Sébastien Lecornu a rappelé que le prochain débat au Parlement sur le sujet permettra d’aborder la question de l’autonomie stratégique de la France et de l’Europe.

Le

« L’extrême-droite est l’ennemi mortel de la démocratie » déclare Manon Aubry
5min

Politique

Violences du 17 octobre : Sébastien Lecornu accuse LFI de porter « une atteinte très grave à l’État de droit »

Lors des questions au gouvernement, le sénateur Claude Malhuret a livré une charge virulente contre Jean-Luc Mélenchon et sa stratégie politique, qu’il accuse de « tout conflictualiser » pour favoriser une confrontation entre les deux extrêmes à la présidentielle. Le Premier ministre lui a répondu pour partager son constat sur la menace de l’ultragauche, qu’il accuse de porter atteinte à l’indépendance de la justice et aux institutions.

Le