« L’indemnisation des démissionnaires va créer des effets d’aubaine » selon François Hommeril
Le président de la CFE-CGC, François Hommeril, a rencontré le chef de l’État, ce jeudi, pour entamer les concertations sur les prochains chantiers du gouvernement. La réforme de la formation professionnelle, de l’apprentissage et l’épineuse question de l’assurance maladie seront discutées. 

« L’indemnisation des démissionnaires va créer des effets d’aubaine » selon François Hommeril

Le président de la CFE-CGC, François Hommeril, a rencontré le chef de l’État, ce jeudi, pour entamer les concertations sur les prochains chantiers du gouvernement. La réforme de la formation professionnelle, de l’apprentissage et l’épineuse question de l’assurance maladie seront discutées. 
Public Sénat

Par Helena Berkaoui

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

François Hommeril était reçu par le chef de l’État, ce matin à l’Élysée. Six autres représentants des partenaires sociaux sont attendus à l’Élysée aujourd’hui et Laurent Berger (CFDT) demain. La formation professionnelle, l’apprentissage et l’assurance maladie sont au cœur des discussions avec le chef de l’État. En préalable, François Hommeril a rappelé que « la CFE-CGC est particulièrement défavorable aux ordonnances, » précisant que cette « méthode de concertation (…) ne produit pas de résultats partagés et il y a lieu de changer de méthode. » Le président de la CFE-CGC a formulé ses craintes de voir l’assurance chômage élargie aux démissionnaires, il évoque le risque d’un « effet d’aubaine » et redoute le coût de cette mesure. Concernant la formation professionnelle, François Hommeril a fait part des « grands doutes que nous avons sur l’individualisation des droits » au président de la République. Pour ce qui est de l’apprentissage, il relève le fait que « les entreprises aujourd’hui ont plus de coût à accueillir des apprentis qu’à en avoir du bénéfice. »    

Sur l’assurance chômage, le président de la CFE-CGC fixe « une ligne rouge, » « une étatisation du système » qui remettrait en question le « caractère contributif », « assurantiel » et « solidaire » du régime. Le financement et la gouvernance du régime devraient être réformés. Le gouvernement souhaite que l’assurance chômage ne soit plus seulement financée par les cotisations mais aussi par la CSG. La gouvernance du régime de l’assurance chômage devrait passer d’une gestion paritaire entre les partenaires sociaux à une gestion tripartite avec un pilotage de l’État. Pour François Hommeril, « l'indemnisation des démissionnaires va créer des effets d'aubaine » il redoute aussi que cette mesure ait une incidence sur les indemnisations elle-même. Le président de la CFE-CGC s’inquiète du coût de cette réforme « l'indemnisation des démissionnaires, sur les chiffres actuels de démission, qui sont supérieurs à un million, va générer un surcoût assurantiel estimé au minimum à 8 milliards d'euros, certains disent jusqu'à 14 milliards. »

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Présidentielle 2027 : François Baroin assure que Bruno Retailleau a « toutes les qualités pour créer les conditions de la surprise du premier tour »
3min

Politique

Présidentielle 2027 : François Baroin assure que Bruno Retailleau a « toutes les qualités pour créer les conditions de la surprise du premier tour »

Aux côtés de Gérard Larcher et du patron de la droite sénatoriale Mathieu Darnaud, le maire LR de Troyes a assuré Bruno Retailleau de son soutien, et de la nécessité d’assurer la présence de la « famille gaulliste » à la présidentielle. Il a accueilli dans sa ville le séminaire de rentrée du groupe LR du Sénat.

Le

Sébastien Lecornu Addresses High School Protests, Energy and Budget Issues
6min

Politique

Crise lycéenne : par une allocution sans annonces, Sébastien Lecornu cherche à « anesthésier » le mouvement, analyse Benjamin Morel

La crise lycéenne ne faiblit pas et a conduit le Premier ministre, Sébastien Lecornu à prendre la parole, lors d’une allocution de 15 minutes mercredi soir. Depuis sa prise de fonction à Matignon, il a fait le choix de raréfier sa parole. Une façon de se démarquer et de renforcer le caractère solennel de la fonction, mais qui a ses limites, d’après plusieurs experts.

Le