La classe politique exprime sa solidarité après «l’horreur» à Manchester
De l'Élysée aux sénateurs, en passant par les anciens candidats à la présidentielle, les messages de soutien se succèdent sur Twitter au lendemain de l'attentat de Manchester au Royaume-Uni, qui a fait 22 victimes.

La classe politique exprime sa solidarité après «l’horreur» à Manchester

De l'Élysée aux sénateurs, en passant par les anciens candidats à la présidentielle, les messages de soutien se succèdent sur Twitter au lendemain de l'attentat de Manchester au Royaume-Uni, qui a fait 22 victimes.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les réactions politiques françaises affluent sur Twitter après l'attentat-suicide lundi soir à la sortie du concert d'Ariana Grande à Manchester. 22 personnes ont péri et plus de 60 personnes ont été blessées.

Le président de la République Emmanuel Macron, qui a appris la nouvelle avec « effroi et consternation », a adressé ses « pensées au peuple britannique » et a replacé la lutte antiterroriste à l'échelle européenne :

L'eurodéputée Nadine Morano (Les Républicains) avait pointé plus tôt dans la matinée l'absence de réaction du président de la République. Son message a soulevé une vague d'indignation sur le réseau social, de nombreux internautes repprochant une « récupération politique » ou encore l'« indécence » de cette réaction.

Le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères a condamné lui « un acte odieux avec la plus grande fermeté » et a ajouté comme le chef de l'État que les deux pays étaient « unis » face au terrorisme.

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a réagi au milieu de la nuit : 

L'ancien président de la République François Hollande a dénoncé un « effroyable attentat » et des « lâches » qui « ont visé la jeunesse ».

Des messages de solidarité ont également été adressés par les anciens candidats aux primaires ou à la présidentielle, comme François Fillon, qui a repris les mots en anglais de l'ancien chef du gouvernement britannique Winston Churchill en 1940 : « nous ne nous rendrons jamais ».

Les dirigeants des partis politiques se sont livrés à l'exercice, Bernard Accoyer (Les Républicains) réagissant à une « attaque ignoble » et Jean-Christophe Cambadélis (Parti socialiste) exprimant sa « solidarité et compassion » après « l'horreur terroriste ».

La maire de Paris Anne Hidalgo, dont la ville a été endeuillée par le terrorisme, a exprimé en anglais la solidarité de la capitale française : « Cette nuit, Paris est aux côtés de Manchester. Mes pensées vont aux victimes et à leurs familles. »

Au Sénat, les messages de solidarité sont également nombreux. Le président de la Haute assemblée Gérard Larcher adresse sa « solidarité » à l'égard des Britanniques et déclare que « la lutte contre le terroriste reste notre priorité ».

Les présidents de groupe adressent leurs pensées, des Républicains aux communistes :

Investie dans les dossiers internationaux et anglophone, la sénatrice des Français établis hors de France Hélène Conway-Mouret fait aussi partie des personnalités à avoir tweeté en anglais : « Je suis avec vous de tout cœur. Triste matinée. Qui a commencé avec des larmes et de la colère et l'assassinat d'innocents. »

Au groupe Les Républicains, plusieurs sénateurs font part de leur « détermination » dans la lutte à mener contre le terrorisme. 

Partager cet article

Dans la même thématique

Meeting de Gregory Doucet pour les municipales a Lyon
6min

Politique

Lyon : derrière le duel Aulas - Doucet, vers une métropole sans majorité ?

La bataille pour la Métropole de Lyon attire moins les projecteurs que le duel entre Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas, pourtant les enjeux peuvent être plus importants encore, et le scrutin plus serré. À cause d’un mode de scrutin opaque, les résultats sont plus difficiles à déchiffrer, mais une issue sans majorité stable au conseil métropolitain est tout à fait envisageable.

Le

CORRECTION France Municipal Elections
7min

Politique

Réforme du scrutin Paris-Lyon-Marseille : Rachida Dati battue à son propre jeu ?

La réforme du mode de scrutin instaurée par la loi Paris Lyon Marseille (PLM), longtemps défendue par Rachida Dati, devait rebattre les cartes des élections municipales dans la capitale. Pourtant, les premiers résultats du scrutin de 2026 indiquent que cette évolution institutionnelle ne modifie pas, dans l’immédiat, les équilibres politiques parisiens, même si des écarts peuvent apparaître entre les votes dans les arrondissements et celui pour la mairie centrale. Si la maire du 7ᵉ arrondissement remporte aisément son fief, les rapports de force à l’échelle de l’Hôtel de Ville demeurent, pour l’heure, défavorables à la droite.

Le

Saint-Denis : Meeting LFI-PCF avec Bally Bagayoko et Jean-Luc Melenchon
5min

Politique

Municipales 2026 : derrière les succès de LFI à Roubaix et Saint-Denis, les sortants PS et PCF font la course en tête dans les banlieues populaires

La France insoumise a réussi à convertir ses résultats nationaux en ancrage local dans des proportions inattendues au premier tour, sécurisant déjà la victoire à Saint-Denis et Roubaix. Deux prises spectaculaires qui consacrent sa stratégie de conquête des quartiers populaires. Mais qui masquent des résultats plus contrastés par ailleurs en banlieue face aux sortants PS et PCF, souvent installés confortablement en tête avant le second tour.

Le