La commission de la culture du Sénat critique le budget de la jeunesse et de la vie associative
« La jeunesse et la vie associative doivent redevenir une priorité du gouvernement ! » C’est en ces termes que la commission de la culture, de l’éducation et de la communication a émis un avis défavorable à l’adoption du budget pour la jeunesse et la vie associative. Le projet de loi finance doit être examiné cet après-midi au Sénat.

La commission de la culture du Sénat critique le budget de la jeunesse et de la vie associative

« La jeunesse et la vie associative doivent redevenir une priorité du gouvernement ! » C’est en ces termes que la commission de la culture, de l’éducation et de la communication a émis un avis défavorable à l’adoption du budget pour la jeunesse et la vie associative. Le projet de loi finance doit être examiné cet après-midi au Sénat.
Public Sénat

Par Rafael Benabdelmoumene

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Malgré une augmentation de près de 40 millions d’euros du budget cette année, la commission rend un avis sévère sur la répartition des moyens alloués à la jeunesse et à la vie associative. Au cœur des critiques, une augmentation des budgets en trompe-l’œil, gonflée par le doublement des moyens alloués au Service National Universel (SNU) et par des mesures ponctuelles liées au plan de relance.

 

Un SNU qui interroge

Le Service National Universel cher à Emmanuel Macron ne représente pas moins de 10 % du budget du programme 163 « jeunesse et vie associative ». A lui seuil, le SNU concentre ainsi 82 % des sommes supplémentaires affectées au budget de cette année. Une somme inappropriée compte tenu des incertitudes d’un « dispositif expérimental susceptible de ne pas pouvoir être déployé en 2021 », pointe du doigt Jacques-Bernard Magner, rapporteur de cet avis.

Mais la commission n’est pas la seule à voir d’un mauvais œil le doublement des crédits alloués au SNU. De nombreux groupes d’opposition mettent au vote des amendements visant à ponctionner des crédits du SNU pour les redistribuer vers des secteurs clés de la jeunesse, des sports et de la vie associative. C’est le cas des sénateurs du groupe écologiste – solidarité et territoire qui proposent carrément de retirer l’ensemble des crédits alloués au Service National Universel pour les rediriger… vers l’apprentissage de la mobilité à vélo.

 

Des moyens insuffisants

 

Deuxième critique, l’insuffisance des moyens alloués aux associations. Dans un secteur durement frappé par la crise, elles ne demeurent pas moins des « acteurs essentiels de la solidarité et du vivre-ensemble et contribuent fortement à la résilience des territoires » pour Laurent Lafon, président de la commission. Les sénateurs de la commission et l’opposition critiquent donc la faiblesse des moyens alloués et leur caractère d’exception. En effet, l’augmentation des crédits est prévue au titre du plan de relance, or la commission rappelle dans son communiqué que la vie associative « nécessite non pas des mesures conjoncturelles mais bien un investissement continu ».

Une critique relevée par beaucoup d’amendements qui sont discutés cet après-midi en séance. Les sénateurs communistes et socialistes comptent notamment renforcer le FDVA, le fonds pour le développement de la vie associative, en augmentant les crédits à hauteur de plusieurs dizaines de millions d’euros. Des amendements qui ont tous reçu un avis défavorable du gouvernement.

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Pas d’union à gauche Lors du débat organisé Public Sénat, France Télévisions ICI Occitanie et la radio ICI Hérault organisaient, les protagonistes ont rappelé leur position. « Je constate que depuis que j’ai l’honneur d’être maire de Montpellier, LFI pilonne l’ensemble des mesures que nous portons et met plus d’énergie dans la critique de l’action d’un maire de gauche que contre l’extrême droite », a justifié Michaël Delafosse qui précise, néanmoins, n’avoir eu qu’un adversaire lors de cette campagne : c’est l’extrême droite. Nathalie Oziol a estimé que l’absence de l’extrême droite au second tour à Montpellier, c’était grâce à la France Insoumise. Dans cette configuration, l’union de la gauche n’était pas nécessaire car le choix des électeurs, selon elle, résidait entre le « système socialiste en place » et les Insoumis. L’homme d’affaires, milliardaire, propriétaire du club de rugby local, Mohed Altrad qui, contrairement à 2020, n’a pas fait d’alliance pour le second tour avec l’humoriste Rémi Gaillard et une autre candidate de gauche Alenka Doulain, s’est présenté comme un homme qui n’était pas politique mais qu’il s’éloignerait « le plus possible » de son entreprise s’il était élu. Transports Michael Delafausse a défendu la mesure phare de son mandat, la gratuité des transports, financée par le versement mobilité, même si un rapport de la Cour des comptes a jugé la mesure coûteuse et peu efficace pour inciter les Montpelliérains à ne pas prendre leur voiture. Nathalie Oziol soutient la mesure mais la considère mal appliquée. « Des trams et des bus ont diminué en fréquence. Nous n’avons pas vérifié si le maillage territorial était suffisant », a-t-elle reproché. Autre dossier, le COM (le Contournement Ouest de Montpellier), une voie qui doit relier deux autoroutes pour désengorger la circulation en centre-ville, dont les travaux doivent démarrer cette année, est contesté par les adversaires du maire sortant. « Le COM permettra de contourner Montpellier plutôt que d’envoyer tout le trafic vers l’avenue de la Liberté. C’est financé par les péages », a défendu Michaël Delafosse. « Hors de question. C’est notre A69 à nous. C’est une aberration environnementale, les arbres coupés… C’est une 10 voix qui va passer sous les fenêtres des Montpelliérains », a dénoncé la candidate LFI. Mohed Altrad s’y est montré lui favorable mais à condition que le COM ne soit pas payant pour les Montpelliérains. Sécurité En ce qui concerne la police municipale, Nathalie Oziol, a défendu son désarmement. « Il faut que la police municipale devienne une police de proximité qui fasse le lien avec les habitants ». 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